Les agriculteurs recourent moins que prévu aux prêts relais

La rédaction avec AFP • 11 Janvier 2017 • 12:03

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a admis mardi 10 janvier que le recours par des agriculteurs en difficulté à des prêts relais garantis par l'Etat était moins important que prévu. Mais sans s'accorder avec le principal syndicat agricole sur les causes.

Les agriculteurs recourent moins que prévu aux prêts relaisLe prêt relais ne séduit pas les agriculteurs en difficulté financière.

"Le recours au prêt relais garanti n'est pas du tout à la hauteur de ce qu'on pouvait imaginer lorsqu'on a mis le plan en place", a consenti Stéphane Le Foll devant l'Assemblée, en réponse à une question du député UDI Frank Reynier.

Avec le plan de consolidation à l'agriculture présenté en octobre dernier par le Premier ministre de l'époque Manuel Valls et Stéphane Le Foll, l'Etat est censé, via la Banque publique d'investissement (BPI), se porter garant de la moitié des prêts aux agriculteurs en besoin de trésorerie. L'autre moitié devant être prise en charge par les banques.

Selon les professionnels, les agriculteurs n'effectuent pas pour l'instant de demandes de prêts relais, en raison des avances "avances de trésorerie qui ont été versées en octobre et novembre", a rapporté le ministre.

Mais, selon lui, "rien ne dit que dans les mois qui vont venir ces demandes de prêts ne seront pas faites, compte tenu du fait que les avances de trésorerie seront en partie consommées et que nous avons reporté les délais de demandes de prêt jusqu'au 31 mars".

"Très peu de dossiers font actuellement l'objet d'une garantie"

Le principal syndicat agricole français a lui exprimé un avis différent sur la question. Dans une lettre adressée cette semaine au Premier ministre Bernard Cazeneuve, le président de la FNSEA, Xavier Beulin avait souligné que "très peu de dossiers font actuellement l'objet d'une garantie et que la plupart des dossiers présentés à la BPI ne seraient pas éligibles en raison de l'application par celle-ci d'un ratio endettement/fonds propres apparu comme une exigence postérieure à l'arbitrage du 4 octobre".

En novembre, Xavier Beulin avait aussi accusé l'Etat de "torpiller" le plan d'aide, par le souci de maintenir un contrôle sur l'instruction des dossiers de demandes de prêts, qui rendait l'opération plus pesante en terme bureaucratique. Niant l'idée d'un ratio d'endettement appliqué par la BPI "qui freinerait les possibilités de garantie (...) pour les prêts aux agriculteurs", le ministre a répondu qu'il n'y avait "pas de nouveau ratio qui ait été inventé depuis l'accord que nous avons trouvé". L'Etat, par la garantie qu'il apporte à la BPI, lui permet "de garantir aux alentours de 1,5 milliard de prêts pour les agriculteurs", a assuré le ministre. 

>>Lire aussi : Surendettement : L'Etat veut développer l'éducation financière

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