Assurance vie: la "flat tax" ne change pas la donne

La rédaction avec AFP • 07 Décembre 2017 • 13:19

Critiqué par les assureurs pour ses conséquences sur l'assurance vie, le prélèvement unique sur les revenus du capital ("flat tax"), mesure phare du budget 2018, ne va pas bouleverser le marché, a relativisé jeudi le patron de l'assureur Maif.

Assurance vie: la "flat tax" ne change pas la donne. . .

"Les fondamentaux qui font que les gens investissent dans l'assurance vie n'ont pas évolué", a déclaré Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste, lors d'une conférence de presse.

Destiné par le gouvernement à encourager les investissements dans l'économie, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) prévoit un taux unique d'imposition de 30% sur les revenus issus du capital.

Cette catégorie comprend l'assurance vie, l'un des placements les plus populaires en France, pour laquelle les compagnies regrettent que la fiscalité en devienne moins avantageuse.

Pour autant, cette mesure, d'ores et déjà effective pour les assureurs, a été lissée lors de son adoption fin octobre à l'Assemblée nationale, de manière à éviter une taxation désavantageuse pour les encours moins élevés.

En fin de compte, "la grande majorité des épargnants n'est pas concernée", a déclaré M. Demurger, estimant qu'il était "trop tôt" pour tirer un bilan de la flat tax pour le secteur.

Il a néanmoins reconnu que son adoption était un échec pour la Fédération française de l'Assurance (FFA), principale organisation du secteur, dont il est le vice-président, jugeant que celle-ci n'avait pu faire le poids face à une mesure phare du programme présidentiel d'Emmanuel Macron.

M. Demurger a, par ailleurs, souligné que la FFA, qui réunit assureurs traditionnels comme banques actives dans le secteur, n'était pas en mesure de prendre une position unique sur l'assurance-emprunteur, objet d'une bataille feutrée entre ces deux catégories d'acteurs.

La possibilité pour les clients bancaires de renégocier chaque année cette assurance, notamment demandée dans le cadre de crédits immobiliers, entrera en vigueur début janvier, au grand dam des banques qui voient s'éloigner de juteuses recettes. Elles ont déposé un recours devant le Conseil constitutionnel, qui l'examinera lundi.

"Quant on a un taux de marge de 50% sur un produit, ce n'est pas tout à fait normal", a taclé M. Demurger, reprenant sa casquette de dirigeant de la Maif et soulignant que les mutualistes avaient "beaucoup bataillé" pour libéraliser ce secteur.

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