Les bailleurs sociaux critiquent le projet de loi Egalité et citoyenneté

Johan Garcia avec AFP • 12 Avril 2016 • 10:54

Le Président de l'Union sociale de l'habitat (USH) a critiqué lundi le projet de loi Egalité et citoyenneté du gouvernement. Une politique qui ne serait "pas à la hauteur des enjeux" de cette ambition.

Les bailleurs sociaux critiquent le projet de loi Egalité et citoyennetéL'USH critique à son tour le projet de loi Egalité et citoyenneté

Les critiques continuent de fuser contre le projet de loi Egalité et citoyenneté. Dernières en dates, celles de l'Union sociale de l'habitat (USH) qui réunit quelque 750 bailleurs sociaux.

Son président, Jean-Louis Dumont, a jugé lundi 11 avril, que les mesures envisagées n'étaient "pas à la hauteur des enjeux" de cette ambition. "Une véritable politique de la ville serait celle qui donnerait de l'attractivité aux quartiers, l'envie de venir y habiter", a-t-il poursuivi.

Rendre la politique HLM plus équitable

Le gouvernement présentera mercredi ce texte, lancé dans le sillage des attentats de janvier 2015 et décrit par le Premier ministre Manuel Valls comme "la réponse législative du gouvernement" à ce qu'il avait appelé un "apartheid territorial, social et ethnique".

Pour le président de l'USH, sur le volet mixité sociale, le projet de loi veut rendre plus équitable entre les territoires la politique d'attribution des logements HLM, en confiant son pilotage aux intercommunalités et en fixant des critères nationaux de priorité, et créer une nouvelle offre de logements sociaux.

Il est prévu que les bailleurs sociaux puissent différencier les loyers des logements HLM qu'ils gèrent, selon les secteurs ou au sein des immeubles afin de faire primer les objectifs de mixité sociale.

Ces mesures "complexes, se révéleront inopérantes" selon l'USH

En outre "les dispositifs proposés en termes d'attributions ne tiennent compte que du seul flux des nouvelles attributions (et non de) la réalité de l'occupation sociale qui est très diverse dans le parc HLM hors des quartiers prioritaires de la politique de la ville".

L'USH souhaite en revanche que l'Etat, comme le prévoit le projet de loi, fasse respecter la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), qui oblige les communes de plus de 3500 habitants à en disposer d'au moins 25% de logements sociaux, en particulier celles qui ont été déclarées "carencées".

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