La Bourse de Paris campe sur ses positions (+0,03%) à la mi-journée

La rédaction avec AFP • 07 Décembre 2017 • 13:20

La Bourse de Paris s'affichait sans tendance (+0,03%) jeudi à la mi-journée, dans un marché restant prudent avant d'en savoir plus sur la réforme fiscale américaine et une potentielle fermeture des administrations américaines.

La Bourse de Paris campe sur ses positions (+0,03%) à la mi-journée. . .

A 12H42 (11H42 GMT), l'indice CAC 40 s'adjugeait 1,79 point à 5.376,14 points dans un volume d'échanges de 988 millions d'euros. La veille, il avait fini sur une note stable (-0,02%).

Après une ouverture stable et une légère accélération dans la matinée, l'indice parisien s'affichait de nouveau à l'équilibre.

"Les marchés actions en Europe" se sont montrés "prudemment optimistes ce matin, une clôture solide des marchés asiatiques ayant renforcé la confiance" des investisseurs, a observé David Madden, un analyste de CMC Markets, mais le léger regain d'enthousiasme a été de courte durée.

Les investisseurs restaient en effet très mesurés alors qu'"à l'attente de l'adoption finale de la réforme fiscale vient s'ajouter la décision politique de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël", ont relevé les experts de Barclays Bourse.

"A noter également qu'un accord sur le plafond de la dette américaine doit être trouvé d'ici demain soir au risque d'entrer dans une période de +shutdown+", une fermeture des administrations américaines, ont-ils complété.

Le Congrès des Etats-Unis a en effet jusqu'à vendredi soir pour voter des crédits fédéraux et éviter une fermeture des administrations, que la majorité républicaine exclut absolument.

Du côté des indicateurs, la production industrielle allemande a déçu les attentes en se repliant de nouveau en octobre, de 1,4%, par rapport au mois précédent.

Le déficit commercial de la France s'est pour sa part à nouveau creusé en octobre pour atteindre cinq milliards d'euros, contre 4,6 milliards le mois précédent, ont annoncé jeudi les Douanes, qui expliquent cette détérioration par une forte hausse des importations.

Les acteurs de marché prendront également connaissance de la troisième estimation du PIB du troisième trimestre en zone euro.

Outre-Atlantique sont aussi attendues les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ainsi que les encours de crédit à la consommation pour le mois d'octobre.

- Carrefour dans le rouge -

Du côté des valeurs, Safran prenait 0,51% à 89,25 euros après avoir déposé jeudi auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF) son projet d'offre publique d'achat de Zodiac Aerospace (+0,46% à 24,86 euros), à 25 euros par action.

Casino progressait de 0,53% à 50,88 euros alors que l'enseigne de distribution en centre-ville Monoprix, qui appartient au groupe, a annoncé jeudi être entrée au capital de l'application epicery, qui permet de commander en ligne chez les commerçants de son quartier et se faire livrer dans l'heure.

Carrefour pâtissait à l'inverse (-2,96% à 17,68 euros) d'un abaissement de recommandation sur le titre à "sousperformer" contre "performance conforme au secteur" auparavant par Bernstein.

Orange prenait 2,00% à 14,53 euros alors que le groupe de télécoms prévoit une croissance de son Ebitda (excédent brut d'exploitation) ajusté de 2% pour l'exercice en cours puis une accélération en 2018. Il s'est également engagé jeudi devant les investisseurs à accélérer le déploiement de la fibre en Europe tandis que son PDG, Stéphane Richard, a ouvert la porte à la possibilité d'un partenariat avec son concurrent Altice, maison-mère de l'opérateur SFR, en particulier dans les contenus.

Airbus reculait de 1,05% à 87,93 euros malgré l'annonce que le Qatar a signé jeudi des contrats de plusieurs milliards d'euros pour l'achat, notamment, d'au moins 50 Airbus A321 et 12 Rafale à l'occasion d'une visite du président Emmanuel Macron à Doha.

Dans le même temps, Dassault Aviation, qui commercialise le Rafale, prenait 0,78% à 1.333,0 euros.

OSE Immunotherapeutics bondissait de 13,41% à 4,06 euros, profitant de l'annonce jeudi de la reprise du recrutement de patients, avec des critères plus sélectifs qu'auparavant, pour son essai clinique de phase III suspendu depuis fin juin.

ArcelorMittal ne bénéficiait guère en revanche (-0,94% à 25,94 euros) du fait que l'agence de notation financière Moody's ait relevé jeudi la perspective de la note du groupe sidérurgique, de stable à positive, signifiant qu'elle pourrait rehausser sa note, actuellement Ba1.

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