La Bourse de Paris va chercher un moteur après une semaine morose (Bourse Hebdo)

La rédaction avec AFP • 10 Novembre 2017 • 18:10

Maussade et en panne de moteur: la Bourse de Paris va, comme ses voisines européennes, chercher du carburant dans les jours à venir, les investisseurs ayant choisi de prendre leurs profits durant la semaine écoulée.

La Bourse de Paris va chercher un moteur après une semaine morose (Bourse Hebdo)La Bourse de Paris va chercher un moteur après une semaine morose (Bourse Hebdo)

Alors que la saison des résultats s'achève en douceur et que les prochaines réunions des banques centrales n'auront pas lieu avant décembre, les investisseurs pourraient éprouver des difficultés à trouver des raisons de se repositionner.

Les prochains jours s'annoncent en effet dépourvus de grand rendez-vous, tandis que les publications de sociétés seront peu nombreuses, hormis le géant des télécoms Vodafone à Londres, RWE à Francfort ou Bouygues et Vivendi à Paris.

Le marché se penchera donc surtout sur l'analyse des statistiques qui seront dévoilées des deux côtés de l'Atlantique.

Les opérateurs de marché prêteront particulièrement attention aux chiffres de l'inflation, un indicateur que les banques centrales ont à coeur de surveiller lors de l'élaboration de leurs politiques monétaires, avec à la clef de potentielles hausses des taux d'intérêt directeurs.

"Aux Etats-Unis, le point central est le coût salarial. Si l'inflation est un peu plus forte, cela ne sera pas bon pour le marché actions dans un premier temps: car cela signifie une cadence plus forte des hausses des taux d'intérêts, entraînant dans un premier temps des coûts supplémentaires pour les entreprises", relève auprès de l'AFP Daniel Gerino, directeur de la gestion et président de Carlton Sélection.

Le Royaume-Uni dévoilera aussi l'inflation sur cette période, ainsi que des données sur le chômage et les salaires au troisième trimestre. Ces chiffres pourraient préciser l'état de l'activité dans le pays au moment où il négocie ses conditions de sortie de l'UE avec Bruxelles.

A l'agenda allemand, l'inflation s'ajoutera notamment au baromètre ZEW du moral des investisseurs.

- "Respiration" -

Est-ce que les investisseurs parviendront à reprendre goût pour les actifs risqués avec ces statistiques comme seule locomotive potentielle?

La semaine écoulée a en effet été décevante, marquant un ralentissement après le bond enregistré juste après la réunion jugée accommodante de la Banque centrale européenne, courant octobre.

La Bourse de Francfort a ainsi ralenti, subissant une vague de prises de bénéfices après s'être envolée la semaine précédente vers de nouveaux sommets.

Après un nouveau record absolu en début de semaine, la Bourse de Londres a elle aussi perdu un peu de terrain, affectée par la mauvaise tenue de plusieurs valeurs de la distribution et par la débandade du groupe de luxe Burberry.

Le CAC 40 n'a pas été épargné par la morosité ambiante, repassant sous le seuil des 5.400 points alors qu'il avait dépassé les 5.500 points quelques jours auparavant.

"Il s'agit d'une respiration à l'approche de la fin de l'année après un très bel exercice. Nous avions rarement vu une telle synchronisation entre la macroéconomie et la microéconomie", estime Daniel Gerino, de Carlton Sélection.

"La semaine a été marquée par une forme de consolidation", souligne également à l'AFP Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.

"Pourtant, en faisant le bilan des résultats des sociétés cette semaine, ils confirment que les entreprises ont tendance à dépasser les prévisions", poursuit le spécialiste.

Les aléas de la réforme de la fiscalité promise par le président américain Donald Trump n'ont pas aidé à soutenir le moral des investisseurs.

La Chambre des représentants des Etats-Unis votera la semaine prochaine sur la grande baisse d'impôts soutenue par Donald Trump, malgré des dissensions naissantes au sein de la majorité républicaine sur ce projet qui pourrait être reporté d'un an.

"Dans l'ensemble, cette réforme fiscale va être l'événement important à venir, mais cela risque d'être une histoire au long cours", prévient M. Rollin.

bur-lem/ef/nas

 

 

 

 

 

 

 

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