La Bourse de Paris essuie les dégâts mais reste sur ses gardes

La rédaction avec AFP • 07 Décembre 2018 • 17:45

La Bourse de Paris s'est un peu redressée vendredi (+0,68%), s'appuyant sur l'espoir d'un ralentissement de la hausse des taux américains, dans un contexte encore fragile dominé par le conflit commercial sino-américain.

La Bourse de Paris essuie les dégâts mais reste sur ses gardesSalle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018. AFP/Archives. ERIC PIERMONT.

L'indice CAC 40 a gagné 32,67 points à 4.813,13 points. La veille, il avait fini en très forte baisse de 3,32%.

Au cours de la semaine écoulée, l'indice a perdu 3,81%. Depuis le premier janvier, ses pertes atteignent 9,40%.

Dès l'ouverture, la cote parisienne a commencé à remonter la pente, dépassant même brièvement la barre des 2% de hausse, mais elle a réduit son avance au cours de l'après-midi.

Le CAC 40 "a connu un rebond technique qui provient d'achats d'actions à bon compte, après la forte baisse de la veille", a commenté auprès de l'AFP Yann Azuelos, gestionnaire de portefeuilles chez Mirabaud France.

Les investisseurs ont notamment été rassérénés par un article du Wall Street Journal prédisant que la Réserve fédérale américaine (Fed) allait relever ses taux moins vite en 2019.

Cette hypothèse a également été confortée par le rapport sur l'emploi américain publié vendredi après-midi, qui a indiqué que le taux de chômage était resté stable en novembre, à 3,7%, mais les créations d'emplois ont été moins fortes que prévu.

"Les chiffres de l'emploi américain, qui ne suggèrent pas d'inflation, confortent la perspective d'une pause dans la remontée des taux de la Réserve fédérale américaine", a indiqué M. Azuelos.

Toutefois, le marché "se concentre sur la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, qui s'apparente à une guerre technologique camouflée visant à empêcher Pékin d'atteindre son objectif de devenir la première puissance technologique", a détaillé l'expert.

C'est en effet l'annonce de l'arrestation, à la demande de Washington, d'une responsable du géant chinois Huawei, qui a ravivé jeudi les craintes des investisseurs au sujet des relations sino-américaines, provoquant l'effondrement des Bourses mondiales.

Toutefois, le président américain Donald Trump a affirmé vendredi que les discussions avec la Chine "se passent très bien".

Le marché restait en outre prudent dans l'attente de plusieurs événements majeurs prévus la semaine prochaine, notamment un vote crucial sur le Brexit, le 11 décembre.

Sur le front des valeurs, la plupart des titres du secteur pétrolier ont terminé dans le vert, après un début de séance difficile, à l'instar de Total (+1,65% à 48,17 euros) et Vallourec (+1,77% à 1,95 euros).

Air France a baissé de 1,22% à 9,05 euros tandis qu'une nouvelle équipe a été élue à la tête du SNPL Air France, premier syndicat de pilotes au sein de la compagnie française, au moment où des négociations propres aux pilotes sont en cours.

Vinci a pris 2,40% à 72,68 euros. Eurovia, sa filiale de travaux routiers a remporté dans le cadre d'un groupement un contrat de 403 millions de dollars (354 M EUR) aux Etats-Unis.

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