La Bourse de Paris poursuit son repli, sur fond de multiples inquiétudes (-1,63%)

La rédaction avec AFP • 11 Octobre 2018 • 13:52

La Bourse de Paris poursuivait son repli jeudi à la mi-journée (-1,63%), sur fond d'inquiétudes liées à l'économie et à la remontée des taux d'intérêt américains.

La Bourse de Paris poursuit son repli, sur fond de multiples inquiétudes (-1,63%). . .

À 13H36 (11H36 GMT), l'indice CAC 40 perdait 85,03 points à 5.121,19 points dans un volume d'échanges de 2,3 milliards d'euros. La veille, il avait déjà fini en fort recul de 2,11%.

Après avoir ouvert en net repli, la cote parisienne a évolué dans le rouge toute la matinée.

La Bourse de New York se préparait également à ouvrir en terrain négatif. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,80%. Celui de l'indice élargi S&P 500 baissait de 0,72% tandis que celui du Nasdaq, à dominante technologique, cédait 0,75%.

"Nous assistons à un mouvement baissier très important mais nous ne sommes pas encore dans le catastrophisme, les marchés ont déjà effectué ce genre de mouvement ces derniers mois et cela ne les a pas empêchés de revenir à leurs niveaux quelques jours ou semaines après", a commenté auprès de l'AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Une accumulation d'éléments négatifs pèse sur la tendance.

Les investisseurs s'inquiètent au sujet de la santé de l'économie mondiale et s'interrogent notamment "sur les conséquences sur les résultats d'entreprises et la croissance mondiale de la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine", a indiqué M. Tuéni.

"Les investisseurs préfèrent se montrer prudents avant la saison des résultats", a-t-il ajouté.

En début de semaine, le Fonds monétaire international a notamment abaissé les prévisions de croissance mondiale pour 2018 et 2019 en raison de la guerre commerciale.

Cette fuite des investisseurs s'inscrit également dans un contexte de fin de la politique très accommodante de la banque centrale américaine (Fed), engagée dans un processus de hausse des taux d'intérêt, critiqué par le président Donald Trump.

Les rendements obligataires américains sont soudainement remontés la semaine dernière, après des propos du président de la Fed Jerome Powell, qui a laissé entendre que l'institution pourrait encore durcir sa politique monétaire en raison de la conjoncture économique favorable.

Côté européen, ce sont les finances italiennes qui suscitaient des craintes chez les opérateurs.

Le gouvernement populiste italien a réaffirmé mercredi qu'il ne modifierait pas ses prévisions budgétaires, malgré les avertissements des marchés et des partenaires européens, désormais rejoints par plusieurs institutions italiennes.

"Les sujets qui pèsent sur le moral des investisseurs et justifient ce mouvement de baisse ne vont pas se régler rapidement", a par ailleurs averti M. Tuéni.

- Valeurs pétrolières dans le rouge -

Du côté des indicateurs, en France l'inflation a légèrement ralenti en septembre, à +2,2% sur un an contre +2,3% en août, selon les données définitives de l'Insee.

Le gouvernement allemand a nettement abaissé jeudi ses prévisions de croissance économique pour 2018 et 2019, principalement en raison de "l'environnement international".

Les opérateurs restaient dans l'attente de statistiques américaines, notamment les prix à la consommation pour septembre, les demandes hebdomadaires d'allocation chômage et le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole.

En matière de valeurs, le secteur du luxe restait mal orienté, au lendemain d'un plongeon sur fond de craintes d'un ralentissement des ventes en Chine. Kering perdait 2,94% à 370,10 euros, Hermès 2,43% à 493,10 euros et LVMH 1,70% à 260,80 euros.

Le secteur technologique évoluait en ordre dispersé, au lendemain d'une forte chute des valeurs technologiques à Wall Street. STMicroelectronics résistait (+0,60% à 14,22 euros) tandis que Soitec lâchait 1,25% à 55,15 euros.

Capgemini était pénalisé (-3,83% à 100,55 euros) par un abaissement de sa recommandation à "neutre" contre "acheter" précédemment par Oddo BHF.

Les valeurs pétrolières glissaient dans le sillage de la baisse des prix du baril, à l'instar de Total (-2,52% à 53,71 euors) et de TechnipFMC (-2,60% à 25,85 euros).

Le secteur bancaire évoluait dans le rouge, sur fond de craintes liées aux finances italiennes. Crédit Agricole cédait 1,25% à 12,35 euros, Société Générale 0,33% à 36,53 euros et BNP Paribas 0,93% à 51,00 euros.

Parmi les rares valeurs dans le vert, Ingenico montait de 4,23% à 65,56 euros, dynamisé par l'intérêt manifesté par Natixis, qui perdait 5,26% à 5,33 euros.

Engie reculait de 2,01% à 11,93 euros, après que les autorités thaïlandaises ont annoncé mettre leur veto à la cession par le groupe Engie de trois milliards de dollars d'actifs dans le royaume.

vac/tq/eb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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