BPCE plombé au 3T par Crédit Foncier, Natixis poursuit sa croissance

La rédaction avec AFP • 08 Novembre 2018 • 20:23

Le groupe bancaire mutualiste BPCE a annoncé jeudi un recul de son bénéfice net sur le troisième trimestre lié au coût de l'absorption du Crédit Foncier en son sein, tandis que sa filiale cotée Natixis affiche un bénéfice supérieur aux attentes.

BPCE plombé au 3T par Crédit Foncier, Natixis poursuit sa croissance. . .

Entre juillet et septembre, le groupe mutualiste a vu son bénéfice chuter de 14,6% à 796 millions d'euros en raison d'une provision d'un montant de 180 millions d'euros passée ce trimestre pour couvrir les coûts liés à l'intégration du Crédit Foncier en son sein.

Fin juin, la banque mutualiste avait annoncé l'absorption de cet acteur bancaire, spécialiste du crédit immobilier depuis 166 ans, faute d'une rentabilité suffisante.

Le produit net bancaire (PNB), l'équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur bancaire, ressort toutefois en progression de 3,8% à 5,9 milliards d'euros.

Le pôle "Banque de proximité et assurance", qui regroupe les réseaux de banque de détail et des services financiers, affiche des revenus en hausse de 1,7% à 4,1 milliards d'euros en données retraitées.

Au niveau des réseaux de détail, les revenus des Banques Populaires reculent à peine (-0,4% à 1,5 milliard) et ceux des Caisses d'Epargne augmentent (+1,6% à 1,7 milliard d'euros).

BPCE, en plein recentrage de ses activités en Europe, a indiqué être entré en négociations exclusives avec le groupe marocain BCP en vue de lui céder des participations bancaires en Afrique.

Laurent Mignon, président du directoire de BPCE, a par ailleurs confirmé l'abandon du projet de lancement en France de Fidor, la banque mobile communautaire allemande que BPCE avait acquis en 2016.

"Nous souhaitons dédier l'intégralité de nos investissements sur la (numérisation) de nos banques actuelles, c'est-à-dire les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne, et pas de créer une offre supplémentaire avec une nouvelle et énième banque en ligne", a expliqué le dirigeant lors d'une conférence téléphonique.

Par ailleurs, l'activité de Fidor auprès de la clientèle professionnelle "n'est pas une activité qui entre dans la stratégie du groupe", a-t-il développé, précisant qu'une réflexion, pouvant "aller jusqu'à la cession", était en cours.

- Pas d'OPA prévue sur Ingenico -

Natixis, qui avait dévoilé le 11 octobre dernier son intérêt pour un rapprochement de ses activités de paiement avec Ingenico, fabricant français de solutions de paiement, n'a pas "l'intention de lancer une OPA sur Ingenico", a affirmé pour sa part François Riahi, patron de la filiale cotée.

A la mi-octobre, la banque, qui dispose d'une enveloppe de 2,5 milliards d'euros pour des acquisitions stratégiques, avait révélé être en "discussions préliminaires" avec Ingenico à la suite d'informations de presse.

Pour l'heure, le groupe bancaire a annoncé jeudi l'acquisition de Massena Partners, société de gestion et de conseil en investissement, en ligne avec sa stratégie de renforcement sur le secteur de la gestion d'actifs.

En termes de résultats, la filiale d'investissement, de financement et d'assurances de BPCE, a publié un bénéfice net en progression de 10% à 422 millions d'euros, supérieur aux attentes des analystes qui prévoyaient en moyenne un bénéfice net de 384 millions d'euros, selon un consensus publié par le fournisseur de données Factset.

Le produit net bancaire a affiché également une hausse de 8% à 2,37 milliards d'euros, quasi conforme aux prévisions des analystes.

Dans le détail, seule la banque de grande clientèle pâtit d'une baisse de revenus (-3% à 753 millions d'eruos) largement compensée par le bond du chiffre d'affaires sur le reste des métiers du groupe soit la gestion d'actifs (+7% à 818 millions d'euros), les services financiers spécialisés (+7% à 366 millions d'euros) et l'assurance (+9% à 192 millions d'euros)

Comme sa maison-mère, Natixis fait état d'éléments exceptionnels - liés à des litiges - qui toutefois se compensent. L'un produit un impact positif au travers d'une reprise de provision de 68 millions d'euros, la justice ayant donné raison au groupe dans un contentieux l'opposant à la Société wallone de logement (SWL).

Le second, en revanche, lié à une couverture d'assurance sur le dossier Madoff, a conduit Natixis à passer une provision de 71 millions d'euros, la Cour de cassation ayant débouté le groupe mutualiste face à un assureur.

cgu/fka/az

 

 

 

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