Michel Sapin lance le comparateur de tarifs bancaires de l'Etat

Hugo Eugene avec AFP • 01 Février 2016 • 15:31

Ce lundi 01 février, Michel Sapin, le ministre des Finances, a lancé le comparateur de tarifs bancaires du gouvernement. Il s'agit du premier dispositif de ce type, qui soit public et gratuit, exclusivement en ligne.

Michel Sapin lance le comparateur de tarifs bancaires de l'EtatLe ministre des Finances et des Comptes publics a lancé le comparateur de tarifs bancaires en ligne de l'Etat

Le comparateur des tarifs bancaires du gouvernement est désormais en ligne. C'est Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics, qui l'a présenté lors d'une conférence à Bercy, ce lundi. Il s'agit du premier outil du genre en ligne, qui soit public et gratuit.

"Ce site permettra à tout le monde de comparer gratuitement les tarifs des services de base, comme les virements, les prélèvements ou les cartes bancaires afin de faire en sorte que la concurrence s'exerce dans de bonnes conditions", a expliqué le ministre.

Un répertoire de 150 établissements bancaires

Annoncé en mai dernier, ce comparateur disponible sur www.tarifs-bancaires.gouv.fr, répertorie les tarifs d'environ 150 établissements bancaires, soit plus de 98% du marché, précise le communiqué du ministère des Finances. En ce qui concerne les tarifs des DOM, Michel Sapin a ajouté qu'ils sont visibles sur le site. Ceux des TOM, accessibles via un lien direct sur la page de l'Observatoire des tarifs bancaires de l'Institut d'émission d'Outre-Mer (IEOM).

Impression écran du comparateur en ligne

Favoriser la mobilité bancaire

"C'est aussi mon rôle (de veiller) à ce que le consommateur soit bien informé sur les tarifs pratiqués en veillant à la bonne transparence et comparabilité des tarifs bancaires", afin qu'il "puisse facilement changer de banque si les prix ou les services ne lui conviennent pas", a-t-il expliqué.

Pour faciliter cette mobilité bancaire, une mesure de la loi Macron, adoptée en août 2015, "permettra au consommateur, dès le 7 février 2017, de changer d'établissement sans aucune démarche administrative en dehors d'un mandat qu'il devra donner à sa nouvelle banque", a ajouté M. Sapin. Il incombera alors au nouvel établissement bancaire de "simplifier les choses, de changer les adresses pour ce qui est des prélèvements et des versements automatiques", ce service devant être "amélioré" et rester "totalement gratuit", a garanti le ministre.

Quelles différences avec des comparateurs en ligne déjà existants ?

"Principalement, un accès non personnalisé et anonyme, un accès immédiat aux éléments de réponse, un nombre d'établissements très élevé, et en tout état de cause, la garantie d'une mise à jour quasiment en temps réel", détaille le communiqué.

Un comparateur mis à jour toutes les semaines, avec une consultation totalement anonyme et des données totalement homogènes, sans la volonté d'avantager qui que ce soit

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics

 

Le comparateur de l'Etat entend se différencier de ceux déjà existants en apportant "une impartialité, pour le service public". En complément, il propose également une "comparaison rapide et gratuite des principaux tarifs bancaires". Celle-ci étant circonscrite à quinze tarifs issus de l'extrait standard des tarifs bancaires, comme les frais de tenues de compte par exemple.

Clarifier les frais de tenues de compte et développer le paiement par carte

Une "clarification" sur la teneur de ces frais a été demandée au Comité consultatif du secteur financier (CCSF) qui a développé ce comparateur, a annoncé Michel Sapin. Et ce, afin de vérifier qu'ils ne correspondent pas "à une sorte de rémunération forfaitaire". En effet, selon les dernières données publiées par l'association de consommateurs CLCV, 117 banques sur 139 interrogées facturaient des frais de tenue de compte en 2015.

Autre priorité pour le ministère en cette année 2016 : le développement du paiement par carte, "en particulier pour les petits montants". Celui-ci doit se traduire par une baisse des frais facturés aux commerçants pour tout paiement par carte. Fin décembre, la commission interbancaire de paiement a été diminuée passant de 0,28% à 0,23% de la valeur de la transaction.

 

"Il va falloir aller plus loin", a exhorté M. Sapin, qui a annoncé avoir "demandé aux banques de faire un effort pour abaisser significativement les commissions facturées" aux commerçants pour qu'ils "aient encore moins de raisons de refuser le paiement par carte bancaire au premier euro". La renégociation des contrats entre banques et commerçants, doit se matérialiser d'ici à la fin du premier semestre 2016, a indiqué le ministre.

Nos autres actualités

Précédent Suivant
Comparer gratuitement les banques en ligne

Notre fil d'info