Le PDG de Lactalis justifie sa discrétion par une priorité à l'action

La rédaction avec AFP • 14 Janvier 2018 • 07:14

"Le travail d'abord, la parole après": le PDG de Lactalis a justifié sa discrétion depuis le début de la crise de la salmonelle qui ébranle son entreprise, assurant qu'il avait donné la priorité à l'action.

Le PDG de Lactalis justifie sa discrétion par une priorité à l'actionUne note d'information sur le retrait de produits du groupe Lactalis affichée dans une pharmacie d'Orléans, le 11 janvier 2018. AFP/Archives. GUILLAUME SOUVANT.

"Le groupe a communiqué sur de nombreux éléments, mais en réalité on me reproche de ne pas avoir pris la parole personnellement", a constaté Emmanuel Besnier, qui a justement rompu ce silence dans un long entretien publié par le Journal du Dimanche.

"Nous sommes une entreprise discrète. Ma famille a grandi dans une culture de la simplicité et de la discrétion, c'est aussi un peu la mentalité de notre région. Ici en Mayenne, c'est vrai, c'est le travail d'abord, la parole après", a encore dit M. Besnier, qui n'était pas venu s'exprimer face aux journalistes après sa visite à Bercy vendredi pour rencontrer le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"C'est vrai, je ne suis pas d'une nature expansive. Dans une crise comme celle-là, on cherche d'abord à agir, et peut-être n'ai-je pas pris le temps nécessaire pour expliquer les choses, ce que je fais aujourd'hui", a encore dit M. Besnier.

Interrogé par le journal sur une éventuelle rencontre avec des associations de consommateurs, le PDG a assuré y être disposé.

"Nous sommes discrets mais nous ne refusons jamais de discuter avec personne : clients, consommateurs, autorités. Nous ne le faisons pas dans la lumière, mais nous allons à la rencontre des gens. Pour travailler, pas pour être vus", a-t-il résumé.

Bien qu'il occupe depuis près de 18 ans la tête du groupe familial, transformé en numéro un mondial du lait, M. Besnier cultivait jusqu'ici la discrétion, au point que son ancien ministre de tutelle Stéphane Le Foll avait confié ne pas l'avoir vu en cinq ans de mandat.

Les dernières photos en date dans les médias d'Emmanuel Besnier dataient au moins d'il y a une dizaine d'années. Jusqu'à celle qu'il a consentie au JDD et qui occupe la moitié basse de la "Une".

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