Venezuela : Credit Suisse ne veut plus faire affaire avec le gouvernement Maduro

La rédaction avec AFP • 10 Août 2017 • 22:43

La banque Credit Suisse a interdit à ses traders d'effectuer des transactions concernant la dette du Venezuela et sur des produits financiers émis par le gouvernement de Nicolas Maduro, a indiqué jeudi à l'AFP un porte-parole de la banque.

Venezuela : Credit Suisse ne veut plus faire affaire avec le gouvernement MaduroCredit Suisse interdit désormais à ses salariés de toucher aux produits financiers émis par le gouvernement de Nicolas Maduro.

Dans un mémo interne, la banque helvète demande à ses courtiers de ne pas toucher à deux obligations, dont une émise en 2014 par la société pétrolière publique PDVSA, et une autre provenant directement du gouvernement, a-t-on ajouté de même source.

Credit Suisse demande également à ses salariés de ne pas toucher à tous les produits financiers émis après le 1er juin 2017 par le gouvernement de Nicolas Maduro. L'établissement va également examiner de près toutes les relations avec le gouvernement vénézuélien et les entités qui lui sont rattachées pour s'assurer qu'il n'y a pas de risque pour sa réputation.

Idem pour les particuliers et entreprises privées, qui devront recevoir un feu vert préalable du département des risques de Credit Suisse avant toute opération avec la banque.

Eviter de se retrouver dans la même situation que Goldman Sachs

Ces décisions interviennent au lendemain de nouvelles sanctions financières infligées par les Etats-Unis contre le Venezuela, dont le président Maduro a été qualifié de "dictateur". Celles-ci visent des responsables, dont un frère du défunt Hugo Chavez (président de 1999 à 2013), impliqués dans la récente mise en place de l'Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

Credit Suisse veut éviter de se retrouver dans la même situation que Goldman Sachs, critiquée fin mai pour avoir acheté pour 2,8 milliards de dollars d'obligations émises par PDVSA.

La banque suisse a déjà été sanctionnée par le passé par les autorités américaines pour avoir fait affaire avec des dirigeants et régimes sur la liste noire des Etats-Unis.

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