Baromètre des crédits aux ménages : dynamique et conditions de financement à fin 2025

Le marché du financement des ménages affiche une résilience remarquable en cette fin d'année. Porté par des taux d'intérêt compétitifs et une demande immobilière qui se stabilise, l'encours global des crédits aux particuliers franchit des seuils records en France.
Le financement immobilier confirme sa trajectoire ascendante
Le secteur du crédit à l'habitat montre des signes de vigueur persistants en novembre 2025. Selon les relevés de la Banque de France, la production de nouveaux prêts (hors opérations de renégociation) s'est élevée à 12,3 milliards d'euros sur le mois. Si ce volume marque une légère décrue par rapport aux 13,2 milliards d'euros enregistrés en octobre, il confirme surtout la sortie de crise après le point bas historique de février 2024, où la production n'atteignait que 6,9 milliards d'euros.
Production mensuelle des nouveaux crédits à l'habitat aux particuliers en France (hors renégociations, en milliards d'euros)
Cette attractivité du marché national repose en grande partie sur un coût du crédit maîtrisé. Le taux d'intérêt moyen pour les nouvelles acquisitions se stabilise désormais à 3,00 %. Cette performance place l'Hexagone parmi les pays les plus avantageux de la zone euro, où la moyenne des taux se situe autour de 3,30 %. Pour rappel, les emprunteurs français avaient dû faire face à un sommet de 3,55 % au début de l'année 2024.
| Type de Crédit | Encours (Mds€) | Croissance Annuelle |
|---|---|---|
| Habitat | 1 283 | +0,1 % |
| Consommation | 219 | +4,0 % |
| Total Particuliers | 1 536 | +0,9 % |
Le crédit à la consommation gagne du terrain sur le territoire
Parallèlement à la pierre, le crédit à la consommation affiche une santé éclatante. Les encours pour ce type de financement ont progressé de 4,0 % sur un an, atteignant la somme globale de 219 milliards d'euros à la fin du mois de novembre. Ici encore, le système bancaire français se distingue par des conditions tarifaires nettement plus souples que celles de ses voisins européens.
En moyenne, les nouveaux contrats de crédit à la consommation en France sont conclus à un taux de 6,16 %, alors que la moyenne au sein de l'union monétaire grimpe à 7,33 %. Cet écart significatif soutient le pouvoir d'achat et la consommation des ménages, permettant une gestion plus fluide des budgets familiaux dans un contexte économique globalement stabilisé.
Taux d'intérêt moyen sur les nouveaux crédits à la consommation (en %)
Une structure de dette saine au sein des ménages français
Au total, l'ensemble des financements accordés aux particuliers s'établit à 1 536 milliards d'euros. L'encours immobilier, qui représente la majeure partie de cette dette avec 1 283 milliards d'euros, progresse légèrement (+0,1 %). Ce chiffre indique que les nouveaux emprunts compensent désormais totalement les remboursements de capital des prêts plus anciens, signifiant un renouvellement positif du stock de crédits.
Enfin, les catégories de crédits annexes enregistrent les croissances les plus fortes avec une hausse annuelle de 16,4 %, bien que leur volume reste plus marginal (34 milliards d'euros). Cette consolidation de la dette des particuliers témoigne de la confiance retrouvée des foyers dans leur capacité de remboursement et de la volonté des institutions financières de soutenir l'activité économique nationale par des conditions d'emprunt compétitives.