Électricité : vers un léger repli des tarifs réglementés au 1er février 2026

Après une décrue historique l'an dernier, le coût de l'énergie poursuit son ajustement en ce début d'année 2026. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) et le Gouvernement confirment un nouvel allègement des factures pour des millions de Français, s'inscrivant dans une volonté de stabilisation durable des prix.
Une tendance à la stabilisation confirmée par les autorités de régulation
Le soulagement se confirme pour les abonnés au Tarif Réglementé de Vente de l'Électricité (TRVE). Selon les projections récentes relayées par les médias économiques, notamment BFMTV, une baisse supplémentaire d'environ 0,8 % est attendue pour ce mois de février. Ce mouvement fait suite à l'importante réduction de 15 % enregistrée exactement un an auparavant, en 2025.
Interrogée sur Franceinfo, Emmanuelle Wargon, à la tête de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), a souligné que « les tarifs avaient baissé de 15 % en février dernier, ils n'avaient pas bougé depuis, et là on continue dans une stabilisation, et même une très légère baisse. » Cette évolution, bien que plus modeste que la précédente, témoigne d'une sortie progressive de la volatilité extrême qui avait marqué les années précédentes.
| Indicateur | Données 2026 |
|---|---|
| Nombre de foyers bénéficiaires | Près de 20 millions |
| Économie annuelle moyenne par foyer | Environ 9 euros TTC |
| Gain total de pouvoir d'achat national | 540 millions d'euros |
Réactions mitigées entre satisfaction politique et revendications sociales
Du côté du ministère de l'Économie, Roland Lescure a tenu à valoriser ce geste financier dans les colonnes du Parisien. Bien qu'il reconnaisse que « ce n'est pas une révolution de la tarification énergétique », il y voit un signal positif pour les portefeuilles des citoyens. Selon lui, cette baisse « efficace, immédiate et sensible » permet de réinjecter plus d'un demi-milliard d'euros dans l'économie des ménages.
Cependant, ce satisfecit gouvernemental ne fait pas l'unanimité auprès des représentants syndicaux. La FNME-CGT, par la voix de son secrétaire général Fabrice Coudour, pointe du doigt l'insuffisance de la mesure face à l'ampleur de la précarité énergétique qui touche encore 13 millions de personnes en France. Les syndicats plaident pour une réforme plus structurelle de la fiscalité sur l'énergie. « Il faut considérer l'énergie comme un produit de première nécessité et appliquer une TVA à 5,5 % et non à 20 % », martèle-t-il, rappelant que les foyers les plus modestes restent étranglés par des charges fixes pesantes malgré ces légers ajustements tarifaires.