HSBC : l'heure de la restructuration

Thomas Saint-Antonin • 05 Avril 2018 • 16:09

Après un premier grand ménage effectué par le précédent directeur général du groupe, Stuart Gulliver, son successeur John Flint compte bien remettre la banque britannique sur les bons rails. La ligne Asie-Amérique du Nord sera l'atout principal de cette nouvelle organisation.

HSBC : l'heure de la restructuration

En ce début d'année 2018, la banque britannique songerait à vendre ou tout simplement abandonner certaines activités du groupe. Après un état des lieux de ses activités dans un quart des 67 pays où elle est présente, il semblerait que ce soient les Bermudes, Malte ou encore l'Uruguay qui soient pointés du doigt par HSBC, en raison de leur faible envergure.

John Flint, directeur général d'HSBC, souhaiterait consacrer toute son énergie à sa ligne la plus stratégique, Asie-Amérique du Nord, en passant par le Moyen-Orient et l'Europe. Malgré le fait que certaines activités restent rentables, la spécialisation paraît être la solution la plus plausible.

Par ailleurs, l'établissement bancaire envisage de développer plus en profondeur son activité de gestion d'actifs indépendamment de son pôle de banque de détail. John Flint et Mark Tucker, président d'HSBC, pensent à une fusion avec un acteur concurrent afin de multiplier les forces. Toutefois, la totalité des options seront étudiées par la direction pour ce pôle du groupe bancaire.

Plus de 100 activités tombées aux oubliettes en 7 ans

Ces restructurations ne datent pas d'hier chez HSBC, sous la présidence de Stuart Gulliver, prédécesseur de John Flint, le groupe avait fermé plus de 100 activités en seulement 7 ans, et avait réduit le nombre de pays dans lesquels elle officie de 88 aux 67 actuels. A l'époque, c'est l'Amérique du Sud qui en avait majoritairement subi les conséquences.  

Aujourd'hui, HSBC est tout simplement la première banque européenne en termes d'actifs. Ce ne sont pas moins de 3.900 implantations et 229.000 salariés qui sont gérés par le groupe bancaire. Pour autant, après s'être fixé un objectif de rendement de fonds propre à 10%, les résultats sont en deçà des attentes, avec un résultat de 5,9%.

En ce qui concerne sa restructuration, une réunion stratégique est prévue en juin, avant la présentation de ses résultats semestriels.

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