Définition - Amortissement de l'écart d'acquisition
L'amortissement de l'écart d'acquisition est l'étalement comptable, sur plusieurs exercices, de la différence entre le prix payé pour acquérir une société et la valeur nette comptable de ses actifs identifiables, appelée goodwill ou survaleur.
Lorsqu'une entreprise en rachète une autre à un prix supérieur à sa valeur comptable, l'excédent payé est inscrit à l'actif du bilan consolidé sous le terme d'écart d'acquisition. En normes comptables françaises (PCG), cet écart est amorti de façon linéaire sur sa durée d'utilité estimée. En revanche, les normes IFRS ne prévoient plus d'amortissement systématique : l'écart d'acquisition y fait l'objet de tests de dépréciation annuels (impairment tests), et n'est déprécié que si sa valeur recouvrable devient inférieure à sa valeur comptable.
Exemple d'amortissement de l'écart d'acquisition
Un groupe rachète une filiale pour 10 millions d'euros, alors que sa valeur nette comptable est de 7 millions. L'écart d'acquisition de 3 millions est inscrit à l'actif. En normes françaises, il est amorti sur 10 ans, soit 300 000 € de charge annuelle, réduisant d'autant le résultat du groupe chaque exercice.
À retenir
- L'écart d'acquisition est la différence entre le prix d'acquisition d'une société et la valeur nette de ses actifs identifiables.
- En normes françaises, il est amorti linéairement sur sa durée d'utilité estimée.
- En normes IFRS, il n'est plus amorti mais soumis à des tests de dépréciation annuels.
- Son amortissement génère une charge comptable annuelle qui réduit le résultat net du groupe consolidé.