Définition - Bon de souscription d'obligation
Un bon de souscription d'obligation (BSO) est un titre financier qui confère à son détenteur le droit de souscrire ultérieurement à une ou plusieurs obligations émises par une société, à un prix et dans des conditions fixés à l'avance lors de l'émission du bon.
Le BSO fonctionne comme une option d'achat sur une obligation future. Son détenteur peut, pendant une période déterminée, exercer son droit et acquérir l'obligation sous-jacente au prix d'exercice convenu. Si les conditions de marché sont favorables (par exemple si les taux d'intérêt ont baissé, rendant l'obligation à taux fixe plus attractive), le porteur a intérêt à exercer son bon. Dans le cas contraire, il peut laisser le bon expirer sans l'utiliser, sa perte se limitant au prix d'acquisition du BSO.
Les BSO peuvent être émis de manière autonome ou attachés à une obligation classique, formant alors une obligation à bons de souscription d'obligations (OBSO). Dans ce second cas, le bon est détachable et peut être négocié séparément de l'obligation sur le marché secondaire, offrant une flexibilité supplémentaire aux investisseurs.
Pour l'entreprise émettrice, le BSO constitue un outil de financement permettant de proposer un rendement initial plus faible sur ses obligations, en échange du droit futur de souscription accordé aux investisseurs.
Exemple de bon de souscription d'obligation
Une entreprise émet des obligations à 4 % assorties de BSO permettant de souscrire dans deux ans à de nouvelles obligations au pair à un taux de 4,5 %. Si les taux du marché sont alors tombés à 3 %, le porteur du BSO exerce son droit et obtient une obligation offrant un rendement supérieur au marché. Si les taux sont montés à 5 %, il renonce à exercer son bon.
À retenir
- Le BSO donne le droit de souscrire à des obligations à un prix et des conditions prédéfinis.
- Il fonctionne comme une option d'achat sur une obligation future.
- Il peut être émis seul ou attaché à une obligation existante (OBSO) et négocié séparément.
- Il permet à l'émetteur de réduire le coût initial de son emprunt obligataire.