Définition - Coefficient de division des risques
Le coefficient de division des risques est un ratio prudentiel imposé aux établissements de crédit, limitant le montant des engagements qu'une banque peut détenir sur un même emprunteur ou un même groupe de clients liés, afin d'éviter une concentration excessive des risques.
Ce coefficient interdit à une banque d'exposer plus de 25 % de ses fonds propres sur une seule contrepartie ou un ensemble de contreparties liées entre elles. Cette règle, dite des grands risques, est issue des accords de Bâle et transposée en droit européen par le règlement CRR (Capital Requirements Regulation). Elle vise à protéger les banques contre le risque qu'un défaut unique d'un emprunteur majeur ne mette en péril leur solvabilité. Les établissements doivent déclarer régulièrement à leur autorité de supervision l'ensemble de leurs expositions dépassant 10 % de leurs fonds propres.
Exemple de coefficient de division des risques
Une banque disposant de 500 millions d'euros de fonds propres ne peut accorder plus de 125 millions d'euros de crédit à un même groupe industriel (25 % de 500 millions). Si ce groupe sollicite un prêt de 150 millions, la banque devra syndicaliser l'excédent auprès d'autres établissements.
À retenir
- Le coefficient de division des risques limite l'exposition d'une banque à 25 % de ses fonds propres par contrepartie.
- Il est issu des accords de Bâle et du règlement européen CRR.
- Il protège la solvabilité des banques contre le risque de concentration.