Le coefficient de fonds propres et de ressources permanentes était un ratio prudentiel bancaire qui imposait aux établissements de crédit de financer une partie de leurs emplois à long terme par des ressources stables.
Ce ratio visait à limiter le risque de transformation, c'est-à-dire le risque pour une banque de financer des emplois longs (crédits à long terme) avec des ressources courtes, susceptibles de créer des tensions de liquidité. Il exigeait que les ressources permanentes (fonds propres et ressources à plus de cinq ans) couvrent un pourcentage minimal des emplois à long terme. En imposant cet équilibre entre la durée des ressources et celle des emplois, le coefficient renforçait la stabilité financière des banques. Ce dispositif réglementaire français a depuis été remplacé par les ratios de liquidité issus des accords de Bâle III (notamment le ratio de liquidité à long terme, ou NSFR), qui poursuivent un objectif similaire de maîtrise du risque de transformation.
À retenir
- Le coefficient de fonds propres et de ressources permanentes imposait de financer les emplois longs par des ressources stables.
- Il visait à limiter le risque de transformation des banques.
- Les ressources permanentes devaient couvrir un minimum des emplois à long terme.
- Il a été remplacé par les ratios de liquidité de Bâle III (notamment le NSFR).