Définition - Défense anti-OPA
La défense anti-OPA désigne l'ensemble des stratégies et des dispositifs mis en place par une société cotée pour prévenir ou contrer une offre publique d'achat hostile, c'est-à-dire lancée sans l'accord du conseil d'administration de la cible.
Les défenses préventives sont instaurées en amont : droits de vote double pour les actionnaires fidèles, limitations statutaires des droits de vote, clauses d'agrément, pactes d'actionnaires, autorisations d'émission d'actions réservées ou pilules empoisonnées (poison pills) permettant de diluer massivement l'attaquant.
Les défenses réactives sont déployées après le lancement de l'offre hostile : recherche d'un chevalier blanc (acquéreur amical alternatif), contre-OPA sur l'attaquant (défense Pac-Man), cession d'actifs stratégiques convoités par l'attaquant (stratégie de la terre brûlée) ou communication active auprès des actionnaires pour démontrer que l'offre sous-évalue la société. En France, la loi encadre strictement ces dispositifs : le conseil d'administration doit obtenir l'autorisation de l'assemblée générale pour toute mesure susceptible de faire échouer l'offre, conformément à la directive européenne OPA et au règlement général de l'AMF.
À retenir
- La défense anti-OPA regroupe les dispositifs préventifs et réactifs contre une prise de contrôle hostile.
- Les principales stratégies incluent la pilule empoisonnée, le chevalier blanc et les droits de vote double.
- En France, toute mesure défensive en cours d'offre nécessite l'autorisation de l'assemblée générale.