Définition - Dépréciation d'un actif
La dépréciation d'un actif est la constatation comptable d'une perte de valeur d'un élément du patrimoine de l'entreprise, lorsque sa valeur actuelle (valeur de marché ou valeur d'utilité) devient inférieure à sa valeur nette comptable inscrite au bilan.
La dépréciation peut concerner tous les types d'actifs : immobilisations corporelles (bâtiments, machines), immobilisations incorporelles (brevets, fonds de commerce, goodwill), titres de participation, stocks ou créances. Elle traduit un risque de perte qui n'est pas nécessairement définitif, ce qui la distingue de l'amortissement, qui constate une usure progressive et irréversible.
En comptabilité française et en normes IFRS (norme IAS 36), l'entreprise doit tester régulièrement la valeur de ses actifs. Lorsqu'un indice de perte de valeur est identifié (baisse du marché, obsolescence technologique, dégradation de la rentabilité), elle enregistre une dotation aux dépréciations, qui réduit le résultat. Si les conditions s'améliorent ultérieurement, la dépréciation peut être reprise, sauf pour le goodwill dont la dépréciation est irréversible en normes IFRS.
Exemple de dépréciation d'un actif
Une entreprise détient un brevet inscrit pour 100 000 euros. L'arrivée d'une technologie concurrente réduit sa valeur d'utilité à 60 000 euros. Elle enregistre une dépréciation de 40 000 euros.
À retenir
- La dépréciation constate une perte de valeur non définitive d'un actif, distincte de l'amortissement.
- Elle s'applique à tous les actifs et doit être testée régulièrement.
- Elle est réversible, sauf pour le goodwill en normes IFRS.