Définition - Prime d'illiquidité
La prime d'illiquidité est le supplément de rendement exigé par un investisseur pour détenir un actif difficile à revendre rapidement sur un marché, en compensation de l'impossibilité de convertir facilement cet investissement en liquidités sans subir de décote.
Les actifs illiquides (immobilier, private equity, parts de SCPI, fonds fermés, obligations non cotées, forêts) offrent généralement un rendement supérieur à celui d'actifs comparables mais liquides (actions cotées, obligations d'État), précisément pour compenser cette contrainte. L'investisseur accepte d'immobiliser ses fonds sur une période longue en échange d'une performance attendue plus élevée.
La prime d'illiquidité varie selon la nature de l'actif, les conditions de marché et l'horizon de placement. Elle est estimée entre 1 et 4 % par an selon les études, en fonction de la classe d'actifs concernée. En période de crise, la prime d'illiquidité augmente fortement car les investisseurs exigent une compensation plus élevée pour accepter de ne pas pouvoir sortir rapidement.
Exemple de prime d'illiquidité
Un fonds de private equity affiche un rendement annualisé de 12 %, contre 8 % pour un indice actions coté comparable. L'écart de 4 % intègre la prime d'illiquidité, compensant l'engagement de l'investisseur sur 7 à 10 ans sans possibilité de sortie anticipée.
À retenir
- La prime d'illiquidité est le rendement supplémentaire exigé pour détenir un actif difficilement revendable.
- Elle est estimée entre 1 et 4 % par an selon la classe d'actifs.
- Elle augmente en période de crise lorsque la demande de liquidité s'accroît.