Définition - Risque d'illiquidité
Le risque d'illiquidité est le risque de ne pas pouvoir convertir un actif en liquidités rapidement et sans perte significative de valeur. Il concerne les placements dont le marché secondaire est étroit, inexistant ou temporairement paralysé.
Les actifs les plus exposés au risque d'illiquidité sont l'immobilier (délai de vente de plusieurs mois), le private equity (engagement sur 7 à 10 ans sans possibilité de sortie anticipée), les parts de SCPI (marché secondaire restreint), les obligations non cotées, les oeuvres d'art et les forêts. Même des actifs habituellement liquides (actions de petites capitalisations, obligations high yield) peuvent devenir illiquides en période de crise.
Le risque d'illiquidité est compensé par une prime d'illiquidité : les actifs illiquides offrent un rendement supérieur à celui d'actifs comparables mais liquides. L'investisseur doit s'assurer que son horizon de placement est compatible avec le degré d'illiquidité de l'actif. La réglementation impose aux fonds d'investissement des mécanismes de gestion de la liquidité (gates, suspension des rachats) pour faire face aux demandes massives de retrait.
À retenir
- Le risque d'illiquidité est le risque de ne pas pouvoir revendre un actif rapidement sans perte de valeur.
- Il est compensé par une prime d'illiquidité (rendement supérieur).
- L'horizon de placement doit être compatible avec le degré d'illiquidité de l'actif.