Financer son permis sans se ruiner, c'est possible !

Mickaël Touré • 01 Avril 2019 • 14:38

C'est un des sujets brûlant du moment : la réduction du coût du permis de conduire. Alors que les auto-écoles se mobilisent aujourd'hui même pour contester la future réforme, Boursedescredits.com vous propose quelques astuces pour financer votre permis de conduire sans vous ruiner.

Financer son permis sans se ruiner, c'est possible !Quels sont les moyens pour passer le permis sans se ruiner

Avant de rentrer dans le détail, il est fondamental de répondre à une question simple : le permis en France, combien ça coute ?  Actuellement, le coût moyen du permis de conduire avoisinerait les 1600 euros. Avec les frais cumulés, la facture peut vite atteindre les 2000 euros.

Pour autant, le tarif peut très vite varier selon la région, le prix des heures supplémentaires (entre 35 et 50 euros) ou tout simplement la grille tarifaire des auto-écoles.

En cela, Emmanuel Macron a annoncé vouloir agir depuis plusieurs mois. Outre la mise en place d'un comparateur gouvernemental d'auto-écoles annoncé début Mars 2019 par le premier ministre Edouard Phillipe, le président a également annoncé « une baisse drastique » du coût du permis (de 50 à 200 euros). 

Malgré cela, le permis de conduire est et restera un investissement assez conséquent. Voici quelques astuces pour financer votre permis à un coût moins élevé.

1/ Le permis à 1 euro par jour

C'est une formule très pratique et très utilisée, surtout pour les jeunes. Elle concerne uniquement les candidats entre 15 et 25 ans. Le permis à 1 euro par jour est un prêt à taux zéro (sans intérêts) accordé à un jeune pour lui permettre de financer son permis.

Le bénéficiaire rembourse ensuite son prêt chaque mois avec une mensualité qui ne peut pas dépasser 30 euros par mois (soit 1 euro par jour).

L'aide concerne aussi bien les élèves en formation initiale que ceux qui sont passés par la conduite accompagnée. Ce mode de financement ne se cantonne pas uniquement au permis B classique, mais également au permis moto ou scooter (A1 et A2).

Si le candidat est mineur, ce sont les parents qui devront contracter l'emprunt.

En cas d'échec, le gouvernement a ouvert le dispositif aux personnes ayant déjà échoué à l'épreuve du permis. Le candidat ayant échoué une fois pourra toucher une aide sous la forme d'un prêt de 300 euros destiné à financer les coûts supplémentaires. 

 Attention tout de même, le montant du prêt ne pourra excéder le montant inscrit dans le contrat de formation. Si le candidat bénéficie d'une aide complémentaire directe de l'état ou d'une collectivité territoriale (région ou département), le montant du prêt ne pourra excéder 600 euros.

Montant du prêt :

Pour une formation initiale : 600 €, 800 €, 1000 € ou 1 200 € au choix du souscripteur, sans dépasser le montant inscrit dans le contrat de formation.

Pour une formation complémentaire : 300 € sans dépasser le montant inscrit dans le contrat de formation.

2/ Bourse au permis de conduire

Une nouvelle fois, cette astuce concerne les jeunes de 15 à 25 ans. Pour ceux qui ne bénéficient pas des ressources personnelles ou familiales suffisantes, l'état a mis en place une bourse au permis de conduire.

Le principe est assez simple : en échange d'une activité d'intérêt collectif, de 40 à 50 heures, le jeune se voit financer une partie du coût de sa formation. L'activité se fait en général dans une association humanitaire. Les deux gros avantages de cette bourse ?

En plus de permettre une insertion socialement utile au jeune candidat, le dispositif est cumulable avec le permis à un euro par jour. Attention tout de même, chaque collectivité possède ses propres mécanismes et conditions, il faudra donc se rendre dans la mairie de son lieu de résidence pour de plus amples informations.

3/ Aides aux chômeurs

Le permis de conduire est parfois une condition indispensable à l'obtention d'un nouveau job. Si vous êtes en recherche d'emploi, pas de panique, l'état à mis en place des aides qui permettent aux chercheurs d'emplois de financer le permis.

 Pour cela, il faut être majeur et inscrit sur les listes de demandeurs d'emplois depuis au moins 6 mois. Vous pourrez bénéficier de dérogation en cas de promesse d'embauche en CDD, CDI ou contrat d'intérim d'au moins 3 mois.

Il faudra ensuite remplir directement un formulaire en agence. L'aide se ne pourra pas excéder 1200 euros et sera versé en 3 mensualités de 400 euros directement versées à l'auto-école.

4/ Aides pour les intérimaires 

Les travailleurs temporaires peuvent également bénéficier d'une aide de l'état pour le financement du permis de conduire. L'aide est plafonnée à 500 euros. Pour cela, il faut être en mission d'intérim et pouvoir justifier de 450 heures de travail dans l'année.

5/ Le permis sans auto-école

Depuis 2010, il est possible de passer son permis sans passer par une auto-école. Il s'agira de se présenter à l'examen en tant que candidat libre. Cette solution est en moyenne 30% moins chère qu'une formation réalisée en auto-école.

 Pour cela, plusieurs conditions indispensables sont requises : Tout d'abord, il faudra faire une demande en ligne via le site de l'ANTS (agence nationale des titres sécurisés). Il est ensuite nécessaire de se munir d'un véhicule à double commande, conformément à la loi.

De nombreux sites spécialisés proposent ce type de prestation. Le tarif moyen est de 300 euros pour un forfait de 20h.  (Il faudra également compter une franchise d'environ 100 euros pour la location de la voiture le jour de l'examen). L'agence devra vous fournir le certificat d'immatriculation, le certificat d'assurance du véhicule ainsi qu'un constat amiable.

Pour le code de la route, il vous faudra vous entraîner via les outils mis à votre disposition sur internet. Vous pourrez alors passer vos leçons de conduites avec l'accompagnateur de votre choix (qui devra néanmoins posséder le permis de conduire depuis au moins 5 ans).

Il est également possible de vous exercer avec un moniteur sans pour autant passer de contrat formel avec l'auto-école. Dans tous les cas, un livret d'apprentissage est alors remis au candidat qui indique les différentes étapes à valider avec l'accompagnateur.

 6/ Les plateformes en ligne

C'est le gros point de tension de la future réforme. Ces plateformes en ligne proposent des tarifs défiants toute concurrence et menacent l'existence même des auto-écoles de proximité. Elles permettent une instruction et un suivi du candidat afin qu'il puisse s'inscrire en tant que candidat libre.

Mais attention, ces plateformes sont également très critiquées par les professionnels. Ces derniers estiment que le suivi est parfois mal organisé avec comme résultat des candidats moins bien préparés à l'examen.

Pour autant, les tarifs proposés sont très attractifs. Cela peut être le moyen de réduire drastiquement votre facture, mais attention tout de même à l'arnaque !

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