La fiscalité motrice de l'investissement locatif

Johan Garcia • 18 Septembre 2014 • 09:42

La fiscalité a bien un impact très fort sur l'investissement locatif en France. La dernière étude du Crédit Foncier note que pour les deux tiers des investisseurs les avantages fiscaux permettent le passage à l'acte.

La fiscalité motrice de l'investissement locatifLa part de l'investissement locatif ne cesse de reculer du total estimé des logements construits

La fiscalité, motrice principale des investisseurs locatifs. C'est l'enseignement qui ressort d'une enquête du Crédit Foncier publiée jeudi 18 septembre, alors que la part de l'investissement locatif ne cesse de reculer du total estimé des logements construits, de 17% en 2011 à 12% en 2014.

Trois motivations essentielles

Les ménages qui décident d'investir dans un logement qu'ils destinent à la location le font pour quatre raisons. Fiscales donc, pour les deux tiers des investisseurs. Et même pour trois quarts des investisseurs qui se tournent vers les logements neufs « afin de bénéficier pleinement des avantages de la défiscalisation », note le Crédit Foncier.

A l'inverse, seulement un quart des investisseurs dans l'ancien le font pour des raisons fiscales. Pour ces derniers, la principale motivation réside dans la constitution d'un patrimoine (44%), par ailleurs seconde motivation pour l'ensemble du panel.

Troisième point, la retraite. Ils sont 42% à affirmer choisir l'investissement locatif pour construire et complémenter leur future retraite. A l'inverse seul un sur cinq (24%) souhaite transmettre un bien à ses enfants.

Le neuf, principal choix des investisseurs

9 transactions sur 10 portent sur des appartements. Des deux-pièces le plus souvent neufs et en moyenne de 42m², acquis pour un montant de 167.000 euros, en hausse de 11 % par rapport 2010. Les maisons individuelles ne représentant quant à elle que 11 % des acquisitions.

L'étude note également que le marché de l'immobilier locatif a suivi la hausse globale des prix du secteur puisque la part des investissements de 200.000 euros et plus, est passée de 22 à 32 % en quatre ans.

Des investisseurs qui n'hésitent donc plus à financer leur investissement par le crédit. Une part qui ne cesse de progresser selon le Crédit Foncier puisque de 94 % en 2010, elle est désormais à 97 %, avec un montant médian emprunté en progression de 14 % sur la même période.

Avec la baisse continue des taux d'intérêt, l'établissement bancaire note une diminution régulière de l'apport initial. 57% des dossiers financés le sont par ailleurs sans aucun apport. Une proportion qui reste stable.

40 ans et aisé

L'étude dresse le portrait d'un investisseur en moyenne de plus de 40 ans (72%) avec un revenu annuel médian qui a progressé de 5,8% entre 2010 et 2014, passant de 63.770 euros annuels en 2010 à 67.500 euros cette année.

Cette moyenne cache toutefois des différences de prix immobiliers et de pouvoir d'achat très fortes selon les régions. Un revenu nettement plus élevé en Ile-de-France (72.000 euros) et, surtout en Rhöne-Alpes (74.030 euros).
 

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