Immobilier : le marché reste dynamique en Île-de-France

Luigi Delmet • 02 Décembre 2019 • 15:42

La Chambre des Notaires de Paris a présenté ce jeudi les derniers chiffres du marché immobilier résidentiel ancien en Île-de-France. On constate que l'activité reste globalement en progression dans toute la région.

Immobilier : le marché reste dynamique en Île-de-FranceLes prix de l'immobilier ancien en Île-de-France ont augmenté de 3,6 % en un an - © Chris Lawton

Les trimestres se suivent et se ressemblent. Toujours dopé par les taux bas, le marché immobilier francilien poursuit sa progression au troisième trimestre 2019. Par rapport à la même période de l'année dernière, le volume de vente dans l'ancien est en hausse de 9 %, avec 52.140 transactions réalisées dans la région.

Activité record pour les appartements

Avec une forte augmentation des prix (+ 4,7 % en un an) et un volume annuel de transactions qui n'a jamais été aussi élevé (124.000), l'Île-de-France, en dehors de Paris, bat des records en termes de ventes d'appartements au troisième trimestre 2019. La hausse des prix sur un an reste en revanche concentrée sur la capitale (+ 6,1%), du fait de la parfaite stabilité du nombre de transactions durant cette période à Paris (36.670).

La petite couronne profite aussi de cette tendance, avec une augmentation de 4,5 % des prix depuis l'an dernier, contrairement à la grande couronne qui, de son côté, voit sa variation proche du niveau de l'inflation, avec une hausse d'à peine 0,9 %. La Chambre des Notaires estime que cette dynamique devrait se poursuivre, voire s'intensifier au cours des prochains mois.

Pour ce qui est du prix des maisons vendues, celui-ci n'augmente que très peu en un an (+ 1,2 %), mais le marché régional reste fluide, avec une hausse annuelle record du nombre de ventes (+ 9% pour 56.550 transactions).

Une scission des prix à Paris

Les chiffres du troisième trimestre publiés par la Chambre des Notaires révèlent aussi une grande disparité des prix au sein même de Paris. Désormais, treize arrondissements sur vingt dépassent la barre symbolique des 10.000 € par mètre carré, alors qu'ils n'étaient encore que dix il y un an.

On remarque que la capitale se divise en trois parties distinctes. La première, au centre de la ville, voit des prix très élevés, à plus de 12.000 € par mètre carré, tandis que l'ouest parisien à les siens compris entre 10.030 € et 11.250 €. Enfin, aucun arrondissement de l'est ne parvient à dépasser les 10.000 € par mètre carré.

Il ne semble en revanche n'être qu'une question de mois avant que cette partie de la ville ne rattrape les autres à ce niveau, puisque les chiffres montrent également que les prix augmentent dans tous les arrondissements, à l'exception du 2e, qui subit, pour sa part, une légère baisse (- 1% en un an).

Source : ADSN-BIEN - Notaires du Grand Paris

Un budget multiplié par trois

Le profil des acheteurs en Île-de-France, quant à lui, n'a pas vraiment changé depuis 20 ans. En 1998, l'acquéreur moyen avait 39 ans et obtenait 65 m². Désormais, on bénéficie, toujours en moyenne, de 67 m² à 38 ans. Pour trouver une évolution significative, il faut porter son attention sur le budget médian pour acheter de l'immobilier ancien.

À la fin des années 1990, un Francilien dépensait environ 100.000 € pour accéder à la propriété. Désormais, il faudra, au niveau de la région, compter près de trois fois plus (264.200 €). Ce changement est d'autant plus marqué à Paris, où le budget médian est passé de 96.000 € en 1998 à 406.000 € en 2018.

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