Immobilier : les prix des logements vers un retour au calme

La rédaction • 07 Novembre 2017 • 14:39

D'après le dernière baromètre MeilleursAgents, les prix des biens immobiliers marquent une stagnation depuis deux mois. Cependant, la ville de Bordeaux fait figure d'exception, avec des prix qui viennent encore de grimper.

Immobilier : les prix des logements vers un retour au calmeA Bordeaux, les prix ont grimpé de 17% en seulement un an

Temps mort du côté de la progression des prix de l'immobilier. Après plusieurs mois d'augmentation, "le mois d'octobre a confirmé la tendance de la rentrée", explique Sébastien de Lafond, président et co-fondateur de MeilleursAgents.com. Cependant, ils restent à des niveaux exceptionnellement élevés, qui limitent dans certaines villes, le pouvoir d'achat de certains ménages.

Cette pause s'explique selon MeilleursAgents par deux raisons : le niveau toujours historiquement bas des taux des crédits immobiliers, véritable levier en ce qui concerne l'acquisition. D'autre part, une certaine forme d'attentisme de la part des acquéreurs qui semblent convaincus que ces taux ne remonteront pas dans l'immédiat, est à noter.

Conjuguée à des annonces gouvernementales qui ont eu tendance à refroidir les candidats à l'investissement locatif, on peut donc évaluer la relation de cause à effet avec de légères variations au niveau national : -0,1%. Dans le détail, les prix baissent du même ordre à Paris, +0,2% à Toulouse, +0,4% à Nantes, -0,5% à Strasbourg, -0,8% à Marseille, +0,7% à Lyon, +0,9% à Nice, +0,6% à Nantes. Sur deux mois, la tendance est ainsi à la stagnation dans tous ces territoires.

A Bordeaux, les prix ont progressé de 17% en un an

Il existe cependant une exception, c'est la ville de Bordeaux. Celle qu'on surnomme "la belle endormie" a vu ses prix grimper de 1,4% dernièrement, sa hausse annuelle flambant à près de 17%. A ce sujet, MeilleursAgents estime que "cette inflation galopante est indiscutablement due à des investisseurs très actifs qui, à eux seuls, génèrent 35% des nouvelles acquisitions".

Une donnée qui crée inévitablement un déséquilibre sur le marché de l'acquisition immobilière puisque la réalité du pouvoir d'achat des ménages (primo-accédants notamment) se trouve donc totalement décorrélée de cette statistique. A Bordeaux, un ménage moyen ne peut ainsi s'offrir qu'un 37 m² alors que pour le même budget, il pourrait opter pour un 51 m² à Toulouse.

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