Perspectives immobilières 2026 : les enjeux d'un marché en quête de stabilité

Après une année 2025 marquée par un redémarrage progressif, le secteur immobilier français s'interroge sur la pérennité de son rebond pour 2026. Entre stabilisation des prix de l'ancien et nouveaux dispositifs fiscaux pour les investisseurs, les acteurs du marché guettent les signaux d'une confiance retrouvée.
Une dynamique des prix qui se stabilise dans l'ancien
Selon les données récentes du Conseil supérieur du notariat, le marché de l'ancien montre des signes de résistance. Les indicateurs révèlent une légère hausse des valeurs, plus marquée pour l'habitat collectif que pour l'habitat individuel. Cette évolution contenue suggère un atterrissage en douceur après les turbulences des années précédentes.
| Type de bien (Ancien) | Évolution annuelle des prix |
|---|---|
| Appartements | +1,3 % |
| Maisons | +0,2 % |
Julie Bachet souligne l'importance de confirmer cette tendance dès à présent. L'approche de l'échéance électorale de 2027 pourrait en effet introduire de nouvelles incertitudes pour les investisseurs. Pour éviter un gel des projets, la visibilité législative, notamment à travers le projet de loi de finances et ses décrets d'application, sera déterminante.
Radiographie des emprunteurs : les primo-accédants en première ligne
Le profil des acheteurs évolue également. Les chiffres fournis par Vousfinancer mettent en lumière le rôle prépondérant des nouveaux acquéreurs, malgré un contexte de taux qui reste à surveiller. La résidence principale demeure la motivation d'achat ultra-majoritaire, signe que l'immobilier reste une valeur refuge pour les ménages français.
- Primo-accédants : Ils représentent 53 % des dossiers, portés par des conditions d'octroi plus souples.
- Secundo-accédants : 33 % des emprunteurs renouvellent leur parcours immobilier.
- Investisseurs locatifs : Ils constituent 11 % du marché, un chiffre qui pourrait progresser avec les nouveaux dispositifs fiscaux.
- Résidences secondaires : Elles ferment la marche avec 4 % des transactions.
L'impact du DPE et l'émergence du statut de bailleur privé
La performance énergétique est devenue un critère de valorisation incontournable. Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) dicte désormais la valeur "verte" des biens, avec une échelle de consommation allant de la classe A (moins de 50 kWh/m²/an) à la classe G (plus de 450 kWh/m²/an). Cette segmentation influe directement sur les négociations et les projets de rénovation.
Pour soutenir le parc locatif, Julie Bachet rappelle que les établissements bancaires sont prêts à accompagner les investisseurs. Un des leviers majeurs pour 2026 est la mise en place d'un statut pérenne pour le bailleur privé. Ce dispositif, applicable tant dans le neuf que dans l'ancien, permettrait aux propriétaires d'amortir une partie du coût du logement de leurs revenus imposables, favorisant ainsi une vision patrimoniale à long terme.