Plafond de pension 2026 : les nouvelles limites du régime général de retraite

Les nouveaux retraités du régime général voient leurs droits plafonnés à un niveau revalorisé depuis le début de l'année. Cette limite, intrinsèquement liée à l'évolution du plafond de la Sécurité sociale, définit le montant maximal qu'un assuré peut percevoir au titre de sa pension de base.
Le nouveau seuil maximal de la pension de base pour 2026
Depuis le 1er janvier 2026, les nouveaux dossiers de retraite liquidés auprès de l'Assurance retraite (Cnav ou Carsat) sont soumis à une limite stricte. Le versement mensuel au titre du régime général ne peut désormais plus excéder 2 002,50 euros, ce qui représente un total annuel brut de 24 030 euros. Cette hausse fait suite au montant de 1 962,50 euros qui était en vigueur durant l'exercice 2025.
Cette barre symbolique des 2 000 euros est franchie grâce à la revalorisation du Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PMSS). En effet, le cadre législatif impose que la retraite de base soit bloquée à 50 % de ce PMSS. Pour l'année 2026, ce dernier s'établit à 4 005 euros par mois, marquant une progression de 2 % par rapport à l'année précédente, indexée sur l'évolution des salaires moyens nationaux.
| Année de liquidation | Plafond mensuel de la Sécurité sociale | Pension de base maximale (50 % du PMSS) |
|---|---|---|
| 2025 | 3 925 € | 1 962,50 € |
| 2026 | 4 005 € | 2 002,50 € |
L'articulation entre régime de base et retraites complémentaires
Il est crucial de préciser que ce plafonnement ne concerne que la partie "sécurité sociale" de la retraite. Pour les cadres et les salariés ayant bénéficié de revenus élevés, la retraite complémentaire Agirc-Arrco permet de dépasser largement ce seuil. Bien que l'Agirc-Arrco ne possède pas de plafond de versement explicite, elle est indirectement limitée par l'assiette des cotisations sociales. En 2026, le plafond annuel de cotisations est fixé à 384 480 euros, déterminant ainsi le nombre maximal de points qu'un actif peut acquérir chaque année.
À l'autre extrémité du spectre, il convient de ne pas confondre ce plafond avec le minimum contributif. Si le premier limite les plus hauts revenus, le second assure un plancher aux carrières complètes ayant cotisé sur de faibles salaires. Cependant, contrairement au plafond qui s'applique par défaut, le minimum contributif exige d'avoir validé tous ses trimestres et de liquider sa pension au taux plein pour être activé.
En somme, cette mise à jour de janvier 2026 assure une certaine continuité du pouvoir d'achat pour les futurs pensionnés, tout en rappelant l'importance des régimes complémentaires pour maintenir un taux de remplacement satisfaisant, notamment pour les carrières dépassant le plafond de la Sécurité sociale.