Arrêt de travail et IJSS : quels sont les montants maximums applicables en 2026 ?

Avec la revalorisation du Smic et du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), les barèmes des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) connaissent une mise à jour au 1er janvier 2026. Ces nouveaux seuils, bien que modestes, impactent directement le revenu de remplacement des salariés en cas d'interruption d'activité, qu'elle soit d'origine médicale ou familiale.
Évolution du plafond pour les arrêts maladie de droit commun
Pour l'année 2026, le calcul des indemnités journalières (IJ) en cas de maladie non professionnelle reste régi par le resserrement budgétaire instauré en 2025. Désormais, le salaire de référence utilisé par l'Assurance Maladie est écrêté à 1,4 fois le Smic, contre 1,8 fois par le passé. Avec un salaire minimum porté à 1 823,03 euros brut mensuel au 1er janvier 2026, le revenu maximal pris en compte pour le calcul est de 2 552,25 euros.
En pratique, cette règle signifie que l'indemnisation quotidienne ne peut excéder 50 % du salaire journalier de base plafonné. Pour tout arrêt débutant à compter du 1er février 2026, le montant maximal brut s'établit à 41,95 euros par jour (contre 41,47 euros auparavant). Cette revalorisation très légère confirme une perte de pouvoir d'achat pour les salariés dont la rémunération excède le plafond, rendant le rôle de la prévoyance d'entreprise et de l'assurance emprunteur plus crucial que jamais pour maintenir son niveau de vie.
| Type d'indemnité (IJSS) | Plafond journalier brut 2026 |
|---|---|
| Maladie (arrêt standard) | 41,95 € |
| Maternité / Paternité / Adoption | 104,02 € |
| Accident du travail (J1 à J28) | 240,49 € |
| Accident du travail (dès J29) | 320,66 € |
Des dispositifs plus protecteurs pour la famille et les risques professionnels
Contrairement à la maladie "classique", les congés liés à la parentalité ou aux accidents de la vie professionnelle bénéficient de bases de calcul indexées sur le plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS), fixé à 4 005 euros pour 2026. Ainsi, une salariée en congé maternité peut percevoir jusqu'à 104,02 euros brut par jour. Ce montant plus élevé vise à garantir une meilleure stabilité financière durant les périodes de suspension de contrat liées à l'arrivée d'un enfant.
Le secteur des risques professionnels (accidents du travail ou maladies professionnelles) offre également une couverture renforcée. Durant les 28 premiers jours, l'indemnité peut grimper jusqu'à 240,49 euros quotidiens, avant de passer à 320,66 euros à partir du 29ème jour d'absence. Cette majoration progressive permet de compenser l'incapacité prolongée, bien que le versement reste soumis à un délai de carence de trois jours dans le secteur privé pour les arrêts maladie ordinaires, sauf accord collectif prévoyant une subrogation ou un maintien de salaire par l'employeur.
Modalités de versement et cas particuliers de l'indemnisation
Il est essentiel de rappeler que le versement des IJSS n'est pas automatique dès le premier jour pour la maladie, sauf cas spécifiques comme les Affections de Longue Durée (ALD) ou les accidents professionnels. Dans le secteur privé, la Sécurité sociale applique systématiquement trois jours de carence durant lesquels aucune indemnité n'est versée. Toutefois, de nombreuses conventions collectives imposent à l'employeur de combler ce manque à gagner pour ses salariés ayant une certaine ancienneté.
Enfin, la situation des demandeurs d'emploi a été clarifiée pour 2026 : sous réserve de justifier de droits ouverts, ces derniers peuvent continuer à percevoir des indemnités journalières pour compenser la suspension de leurs allocations chômage en cas de maladie. Dans la fonction publique, les agents restent soumis à un régime distinct où le traitement peut être maintenu intégralement ou partiellement selon la durée de l'affection, illustrant la dualité persistante du système de protection sociale français entre le public et le privé.