Quel avenir pour nos cartes bancaires ?

Mickaël Touré • 13 Juin 2019 • 17:32

Biométrie, codes crypto-dynamiques, carte éco-responsable... L'avenir des cartes bancaires passe aussi par de nouvelles tendances. BoursedesCredits.com vous explique à quoi pourrait ressembler la carte bancaire de demain.

Quel avenir pour nos cartes bancaires ?

Lorsque l'on parle de moyens de paiement, la carte bancaire est un de ceux qui vient immédiatement à l'esprit. Pourtant, à l'image du système bancaire, la carte bancaire évolue et doit s'adapter à de nouvelles attentes de la part des consommateurs.

Que ce soit les banques traditionnelles, les banques en ligne ou les néo-banques, toutes tentent de proposer des cartes toujours plus esthétiques et innovantes. Tout cela bien sûr sans compter l'arrivée de nouveaux acteurs comme Apple et son Apple Card.

Au vu des avancées actuelles, on ne peut qu'imaginer à quoi pourrait bien ressembler la carte bancaire du futur. BoursedesCredits.com vous propose donc une légère projection dans le temps afin d'essayer de deviner, à l'aune de ce qui est déjà en train de se créer, à quoi pourrait ressembler nos achats de demain.

Vers toujours plus de sécurité

Pour être efficace, la technologie doit toujours être accompagnée d'une sécurité à la hauteur du produit afin de rassurer le consommateur.

 À titre d'exemple, on peut citer le paiement sans contact. Bien qu'aujourd'hui parfaitement implanté dans l'hexagone, ce procédé a parfois pu susciter la crainte des consommateurs les plus frileux et légitimement inquiets en cas de vol ou de perte de leur carte.

La sécurisation des procédés de paiement est donc un enjeu majeur pour les banques au moment de réfléchir à la présentation de nouvelles cartes bancaires. De la technologie d'accord, mais pas à n'importe quel prix. Ayant parfaitement compris l'enjeu que cela représente, elles semblent d'ailleurs vouloir mettre la technologie au service de la sécurité.

Ainsi, la carte de demain alliera à la fois rapidité et sécurité. Pour cela, des procédés comme les codes crypto-dynamiques et la biométrie représentent des évolutions viables pour ces moyens de paiement.

En cela, des banques comme la Société Générale mettent déjà en place des cartes s'appuyant sur des codes crypto-dynamiques. Ces cartes s'appuient sur une technologie appelée « Motion-code », qui propose un mini-écran dynamique au verso de la carte.

L'horloge de la carte est alors alignée sur celle des serveurs de paiement et génère grâce à un algorithme un nouveau cryptogramme toutes les heures. En cas de vol des coordonnées bancaires sur internet, le code deviendra donc immédiatement caduc.

Dans le même style, la biométrie est également une des pistes explorées par les établissements bancaires. L'idée est ici de proposer des cartes avec empreinte digitale directement intégrée pour les paiements supérieurs à 30 euros.

Un paiement sera accepté uniquement si le capteur et un algorithme reconnaissent votre empreinte au moment où la carte est apposée sur le terminal de paiement. Actuellement, le Crédit Agricole expérimente ce type de carte avec des clients de la caisse régionale de la Touraine et du Poitou. Si les tests s'avèrent concluants, la mise en marché pourra être effective dès 2020.

Des cartes intelligentes qui en contiennent plusieurs

Outre la sécurité, c'est également l'interactivité qui semble de plus en plus mis en avant par les banques. Et notamment par les Fintech. Ainsi, le futur semble appartenir à un nouveau type de cartes : les cartes intelligentes.

Là aussi déjà en marche, la prochaine décennie devrait consacrer l'avènement de cartes entièrement programmables à partir d'une application mobile. Activation ou non du paiement sans contact, modification du code PIN ou des plafonds, les possibilités devraient être diverses et variées...


De plus, avec la démocratisation des agrégateurs de comptes, des cartes bancaires capables d'en réunir plusieurs en une seule pourraient bien séduire un bon nombre de consommateurs. Là aussi, le principe est simple. Il s'agirait de scanner et d'enregistrer les données de plusieurs cartes bancaires et de les transférer par la suite sur une seule carte connectée.

Ces cartes pourraient même se passer d'une interaction avec l'application mobile. Une carte comme la Blink Card développée par Idemia inclut un bouton « Push » qui permet de switcher d'une carte à une autre.

Une start-up américaine réfléchit même au développement d'une « super carte » agrémentée d'une photo d'identité et permettant de stocker et de gérer non-seulement des cartes bancaires mais également des cartes cadeaux, des cartes d'accès aux immeubles ou aux parkings.

Une carte éco-responsable ?

Autre préoccupation majeure, l'urgence écologique pourrait bien elle aussi influencer nos futurs achats et notre manière de les payer. Là aussi, plusieurs solutions sont envisagées pour rendre le consommateur plus conscient de l'environnement.

À titre d'exemple, Mastercard vient d'annoncer un partenariat avec la start-up suédoise Doconomy afin de présenter une carte qui permet de calculer son emprunte Carbonne.

Pour les dirigeants de MasterCard, l'ambition est claire : « Avec Doconomy, nous pouvons engager les consommateurs, les détaillants et les entreprises dans la lutte contre le changement climatique »
a déclaré Mark Bennett, le président de la division MasterCard Royaume-Uni dans un communiqué.

Le service bancaire dénommé DO permettra de bloquer les paiements lorsque le plafond d'empreinte carbone définit au préalable sera dépassé.

 La carte doit également permettre de mesurer l'équivalent en émissions de gaz à effet de serre de chacune des dépenses que réalisera la carte.  Il sera également possible d'alimenter un compte épargne climatique, lié à des fonds certifiés par l'ONU, grâce à des remises lors des achats réalisés auprès des commerçant affiliés.

Une carte moins onéreuse ?

Enfin, qui dit carte bancaire nouvelle génération ne veut pas forcément dire carte plus chère. En effet, dans le secteur, chaque établissement tente de tirer son épingle du jeu. Cette forte concurrence pourrait bien se traduire par une carte plus connectée que jamais, mais également moins onéreuse.

Pour les banques traditionnelles, il s'agira de proposer des formules capables de rivaliser avec les propositions toujours plus attrayantes des différentes banques en ligne et des néo-banques.

À titre d'exemple, la nouvelle offre Ultim de Boursorama semble entrer dans cette catégorie.

En proposant une carte premium esthétiquement innovante (carte verticale avec chiffres au verso sur quatre lignes) mais surtout totalement gratuite, le leader de la banque en ligne entend bien bousculer le marché en proposant une offre alléchante pour les consommateurs. D'autant plus qu'elle comprend également la gratuité des paiements et des retraits à l'étranger.

Quoiqu'il en soit, l'avenir de la carte bancaire semble radieux. Enfin... Tout cela ne prend évidemment pas en compte le développement des paiements via smartphones et des nouvelles cartes qui pourraient bien à terme modifier profondément les habitudes des consommateurs.

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