Immobilier : le marché du luxe parisien ne connaît pas la crise

Mickaël Touré • 22 Décembre 2020 • 14:34

Alors que la crise frappe de plein fouet le secteur immobilier, le marché du luxe semble s'en tirer à bon compte.

Immobilier : le marché du luxe parisien ne connaît pas la crise

Si la crise a touché tous les secteurs dans des proportions diverses, l'immobilier du luxe parisien semble être passé entre les gouttes. Selon Sotheby's international Realty, spécialiste de la vente de ce type de bien, le marché de l'immobilier de luxe parisien résiste plutôt bien, à condition que les produits ne soient pas surévalués.

Un marché qui tient le choc

Ainsi, malgré des conditions exceptionnelles, Alexander Kraft, le PDG de Sotheby's International Realty France – Monaco estime que « de manière générale, le marché francilien de l'immobilier haut de gamme se porte étonnamment bien vu les circonstances exceptionnelles". Mieux, la crise n'aurait pas découragé les potentiels acquéreurs.

Acheter oui, mais pas à n'importe quel prix. En ces temps de crise, les acquéreurs se montreraient ainsi plus vigilants quant aux prix demandés : "les seuls biens qui ne se vendent pas sont surtout ceux dont les propriétaires espèrent en tirer un prix au-delà de la valeur de marché. Les acheteurs en ce temps de crise sont exigeants et les biens d'exception sans défaut trouvent acquéreurs très rapidement. Par contre, même si certains vendeurs pensent le contraire, les propriétés surévaluées ne se vendent pas" explique ainsi Alexander Kraft.

Une crise qui modifie les exigences

Autre évolution notable : la crise a modifié les attentes des clients en ce qui concerne leur logement. C'est un phénomène déjà observable au-delà du seul marché de l'immobilier du luxe. Après deux périodes de confinement, le regard des propriétaires sur leur bien a évolué.

S'ils cherchent moins à négocier les prix, ils sont aussi beaucoup plus exigeants en ce qui concerne leur acquisition. Certains sont prêts à s'orienter vers des biens plus petits, mais avec des jardins et des terrasses.

 C'est en tout cas le cas dressé par Paulo Fernandes, directeur adjoint de Paris Ouest Sotheby's International Realty : "Les deux confinements ont généré des envies de changement chez nos clients: alors qu'ils voulaient un appartement de 150 m² au départ, certains désirent maintenant revendre leur appartement pour prendre un logement plus central et acheter une maison de campagne, d'autres souhaitent un bien plus petit (100-110 m²) mais avec une terrasse ».

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