Inclusion financière : le bilan contrasté de la Banque de France en janvier 2026

Le début de l'année 2026 est marqué par une recrudescence notable des difficultés financières chez les ménages français, avec une envolée des procédures de surendettement. Si certains indicateurs liés aux moyens de paiement traditionnels s'améliorent, la pression sur les remboursements de crédits s'intensifie.
Une recrudescence marquée des procédures de surendettement
Les dernières statistiques publiées par la Banque de France révèlent une dégradation de la situation financière des foyers en ce mois de janvier 2026. Le volume de dossiers de surendettement déposés a bondi de 10,2 % par rapport à la même période l'an dernier. Cette accélération témoigne d'une fragilité persistante du pouvoir d'achat face à des charges de plus en plus lourdes à supporter pour les ménages les plus précaires.
Parallèlement, les incidents liés au remboursement des prêts personnels ou immobiliers suivent une courbe ascendante. Le Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP) enregistre ainsi une progression de 3,6 % des nouvelles inscriptions sur un an. Cette dynamique confirme que les difficultés de trésorerie ne sont plus seulement passagères, mais s'inscrivent désormais dans une incapacité durable à honorer les échéances bancaires.
| Indicateurs de fragilité financière | Évolution Janv. 2025 vs Janv. 2026 |
|---|---|
| Dépôts de dossiers de surendettement | + 10,2 % |
| Nouvelles entrées au FICP | + 3,6 % |
| Accompagnement et demandes d'infos | + 2,4 % |
Amélioration sur les incidents de paiement et recours aux services d'inclusion
À l'inverse des crédits, les incidents liés aux moyens de paiement classiques connaissent une décrue significative. Le Fichier Central des Chèques (FCC) voit son nombre de nouvelles inscriptions chuter de 17,5 % en janvier 2026. Cette baisse notable, couplée à un repli de 15,2 % des demandes de droit au compte, suggère une évolution des habitudes de paiement ou une meilleure gestion des comptes courants, malgré le contexte inflationniste global.
Enfin, l'institution monétaire nationale note une sollicitation accrue de ses services d'aide. Les demandes d'accompagnement et d'information via les différents canaux (guichets, plateforme web ou numéro unique 3414) ont progressé de 2,4 %. Cette hausse des sollicitations montre que les particuliers cherchent de plus en plus tôt à s'informer pour anticiper leurs difficultés budgétaires, marquant une volonté de s'orienter vers des dispositifs d'inclusion financière avant que la situation ne devienne irrémédiable.