Marché immobilier marseillais en 2026 : entre opportunités d'achat et disparités locatives

La cité phocéenne entame l'année 2026 avec une correction confirmée de ses prix à l'acquisition, offrant de nouvelles opportunités aux futurs propriétaires. Parallèlement, le marché locatif marseillais présente un double visage, oscillant entre une stabilité parfaite pour les appartements et une tension persistante sur le segment des maisons.
Vers une baisse durable des prix à l'acquisition dans la cité phocéenne
Le début de l'année 2026 marque une étape importante pour les candidats à l'accession à Marseille. Selon les chiffres récents transmis par MeilleursAgents, la tendance baissière observée ces derniers mois s'intensifie, touchant l'ensemble des types de biens. Ce sont les maisons qui subissent la correction la plus sévère, avec un repli de 1,45 % en seulement un mois. Le tarif moyen au mètre carré s'établit désormais à 4 743 euros en février, contre 4 813 euros en janvier, soit une économie substantielle de 70 euros par mètre carré pour les acheteurs.
Le secteur des appartements n'est pas épargné par ce mouvement de reflux, bien que la baisse y soit plus modérée. Avec une diminution de 0,62 % sur la période, le prix moyen glisse à 3 527 euros par mètre carré. Pour les futurs acquéreurs, cet environnement devient de plus en plus favorable, permettant de négocier dans un marché où le rapport de force semble doucement basculer en faveur des acheteurs, après des années de hausse ininterrompue.
| Type de bien | Prix Janvier 2026 | Prix Février 2026 | Variation |
|---|---|---|---|
| Maisons | 4 813 €/m² | 4 743 €/m² | - 1,45 % |
| Appartements | 3 549 €/m² | 3 527 €/m² | - 0,62 % |
Évolution asymétrique des loyers : stabilité versus tension
Si l'achat s'assouplit, la location à Marseille ne suit pas un chemin unique. Les locataires d'appartements peuvent se réjouir d'une stabilité exemplaire : le loyer moyen se maintient à 16,40 euros par mètre carré en février, identique au mois précédent. Cet équilibre témoigne d'une offre suffisante pour répondre à une demande qui reste régulière mais sans excès. Pour les propriétaires bailleurs d'appartements, cette visibilité permet une gestion sereine des revenus locatifs, sans crainte de volatilité immédiate.
À l'inverse, le segment des maisons individuelles en location montre des signes de tension évidents. La demande pour ce type de cadre de vie, souvent privilégié par les familles, reste supérieure à l'offre disponible. Conséquence directe : les loyers progressent de 1,16 % en un mois, atteignant 17,50 euros par mètre carré contre 17,30 euros en janvier. Cette hausse de 20 centimes par mètre carré modifie les équilibres financiers et confirme que la maison reste le bien le plus complexe à dénicher et le plus coûteux à louer dans la métropole en 2026.