Un Paris sans carbone d'ici 2050 grâce à la rénovation énergétique et aux matériaux écologiques

Jacques-Olivier Busi • 14 Mars 2017 • 12:24

Un rapport rendu par le cabinet Elioth, pour la mairie de Paris, donne une vision des chantiers à mener pour que la capitale soit "décarbonée" d'ici 2050. Les principaux efforts à fournir concernent la multiplication des travaux de rénovation énergétique ainsi que le recours à des matériaux plus écologiques pour la construction.

Un Paris sans carbone d'ici 2050 grâce à la rénovation énergétique et aux matériaux écologiquesDiane Berg, une dessinatrice, a tenté d'imaginer des représentations des moments de vie à Paris en 2050. Crédits: paris2050.elioth.com

"Paris change d'ère : vers la neutralité carbone en 2050". C'est le nom de l'étude stratégique réalisée par le cabinet Elioth, commandée par la Ville de Paris dans le cadre de sa future révision de son Plan climat. L'objectif est la réalisation d'une "vision décarbonée" de la capitale d'ici 2050, comme le précise l'étude. Cette problématique touche toutes les sphères de la société et bien évidemment la construction des bâtiments.

En effet, ce secteur représente l'un des plus gros pourvoyeurs des émissions de carbone (5,4 gigatonnes en 2014) avec un cinquième des émissions totales dans la capitale (21%). Un chiffre important expliqué par le fait que "près de 80% du bâti parisien", a été "construit avant la mise en oeuvre de la première réglementation thermique en 1974".

29.500 logements parisiens rénovés d'ici 2032 grâce aux différentes aides publiques

Dans le détail, l'étude précise que le voeu d'une ville neutre en carbone doit passer par une transition énergétique métropolitaine "via une réduction massive de la demande énergétique et une réduction massive des énergies fossiles". Ainsi, Elioth projette un rythme de 5.500 rénovations de logements sociaux par an et de 24.000 dans le privé, d'ici 2032.

"Le financement des projets se ferait grâce aux économies réalisées sur trente ans, à l'intervention éventuelle de tiers financeurs, et à la mobilisation des aides et prêts publics pour l'amélioration de l'habitat : Eco-PTZ collectif, CITE, certificats d'économies d'énergie, aides de l'Anah", précise l'étude. Toutes ces aides seraient complétées, pour les ménages modestes, par un partenariat entre la mairie de Paris et la Caisse des dépôts.

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Permettre le pilotage et le suivi des consommations avec la domotique et technologie du big data

De plus, les matériaux utilisés pour la construction doivent permettre d'atteindre le "zéro carbone". "Dès leur conception, les bâtiments neufs sont pensés dans une logique "zéro déchets"", détaille l'étude. Ainsi, le bois, liège, paille ou encore laine de mouton doivent être privilégiés. Un recours aux préfabriqués est également recommandé pour diminuer le coût des travaux.

Enfin, le cabinet Elioth prévoit de tripler l'usage du bois dans la construction d'ici 2030 et de doter 20% des toits parisiens de panneaux photovoltaïques d'ici 2050. Toutes ces avancées doivent d'ailleurs être suivies et contrôlées par l'intermédiaire de la domotique, des compteurs communicants et des technologies du big data. Ces technologies permettront donc de piloter et suivre les consommations et productions d'énergie.

Crédits : étude cabinet Elioth

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