Rénovation et autonomie : les ambitions chiffrées de l'Anah pour l'année 2026

L'Agence nationale de l'habitat vient de tracer les grandes lignes de son action pour l'année 2026, malgré les incertitudes liées au vote définitif du budget de l'État. Avec une enveloppe massive consacrée aux foyers, l'organisme public entend stabiliser ses dispositifs tout en résorbant les dossiers en attente de l'année précédente.
Un soutien financier massif pour accompagner les projets des ménages
Dans le cadre de sa présentation budgétaire annuelle, l'Anah a annoncé une mobilisation financière de 4,4 milliards d'euros pour l'exercice 2026. Ce montant, bien que suspendu à la validation finale du projet de loi de finances, s'inscrit dans une volonté de pérennité après une année 2025 particulièrement dense. L'agence doit d'ailleurs faire face à un "stock important de dossiers 2025 restant à instruire en 2026", conséquence directe du succès des aides à la rénovation qui a parfois mis les services sous tension.
L'objectif global est ambitieux : soutenir la transformation de 350 000 habitations sur l'ensemble du territoire français. Pour y parvenir, l'établissement public mise sur une complémentarité entre les chantiers d'envergure et les interventions ciblées, tout en durcissant sa politique de contrôle. La lutte contre les malfaçons et les fraudes devient un pilier central pour sécuriser les investissements des foyers, souvent fragiles financièrement.
| Dispositifs et Objectifs | Volume d'opérations visé |
|---|---|
| Rénovations globales (Maisons et Copropriétés) | 120 000 |
| Rénovations par gestes (dont décarbonation) | 150 000 |
| MaPrimeAdapt' (Maintien à domicile) | 41 000 |
| Total des logements aidés prévus | 350 000 |
Une stratégie territoriale renforcée et de nouveaux leviers d'action
Pour 2026, l'Anah ne se contente pas de reconduire ses aides phares comme MaPrimeRénov', elle adapte également son offre aux réalités locales. L'agence prévoit d'intensifier la lutte contre l'habitat indigne et de soutenir davantage les copropriétés rencontrant des difficultés financières majeures. Une attention particulière est portée à la vacance locative : une prime spécifique devrait être étendue pour inciter les propriétaires à remettre leurs biens inoccupés sur le marché locatif.
L'aspect inclusif de la politique de l'habitat se traduit aussi par une extension des expérimentations pour les petites copropriétés et un ajustement des barèmes pour les territoires d'Outre-mer. En ciblant la décarbonation des systèmes de chauffage et l'adaptation des logements à la perte d'autonomie, l'Anah se positionne comme un acteur clé de la transition écologique et sociale, veillant à ce que la qualité des travaux soit toujours au rendez-vous pour préserver la valeur patrimoniale des résidences françaises.