Vente de logements : les villes attractives tirent leur épingle du jeu

Anissa Hammadi • 10 Décembre 2014 • 16:34

À l'occasion du 68e Congrès de la FNAIM les 8 et 9 décembre à Paris, la Fédération nationale de l'immobilier a présenté son bilan des marchés du logement en 2014. Sur l'ensemble de la France, le prix des appartements a baissé de 1,7% en un an. Un chiffre peu significatif selon la FNAIM, tant les disparités régionales sont grandes.

Vente de logements : les villes attractives tirent leur épingle du jeuBordeaux connaît la hausse des prix des appartements la plus spectaculaire

Sur le papier, peu d'évolutions sont à noter : une baisse des prix de 1,7% en moyenne sur un an pour les appartements existants, et une quasi-stabilité des ventes par rapport à 2013 (+0,3%). Toutefois, pour la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier), ce résultat est peu pertinent.

Elle souligne surtout des écarts de prix entre les régions encore plus importants : « 2014 aura été une année peu active où les écarts de prix se sont creusés. Si les villes à forte attractivité tirent leur épingle du jeu, les autres accusent un net repli, encore accentué dès que l'on s'éloigne du centre vers la périphérie », constate Jean-François Buet, président de la Fnaim.

Les autres professionnels de l'immobilier sont unanimes : ce manque de dynamisme global cache des disparités régionales très importantes. L'attractivité économique de certaines villes compense le ralentissement des transactions dans d'autres zone dites « tendues ».

Mener plutöt une analyse « région par région »

Le Premier ministre Manuel Valls, a lui-même reconnu la complexité du marché : « Toutes les régions ne connaissent pas la même tension », a-t-il constaté le premier jour du Congrès.

« Dans des endroits comme à Paris, où l'immobilier est très cher, les primo-accédants se font plus rares car ils manquent d'apport personnel, ils sont en retrait sur le marché. Ailleurs, dans le Centre par exemple, c'est le phénomène opposé : ce sont justement eux qui maintiennent le nombre de transactions à flot », souligne Jacky Chapelot, président-adjoint de la Fnaim exerçant à Châteauroux (Indre).

D'une région à une autre, les différences sont tellement grandes que Jacky Chapelot préconise même une « analyse région par région », pour « ne plus raisonner en macro ».

La preuve, seule la région Aquitaine enregistre une hausse significative du prix des appartements en 2014 (+ 1,4%). Partout ailleurs, hormis en Alsace, Picardie et Nord-Pas-de-Calais, la tendance est à la baisse.

Baisse du pouvoir d'achat immobilier à Bordeaux

En cause, l'attractivité économique de Bordeaux, récemment élue ville préférée des salariés selon un récent sondage d'OpinionWay. La capitale de la Gironde connaît la hausse des prix des appartements la plus spectaculaire : en un an, le prix au mètre carré a augmenté de 4,5% pour s'établir à 3 571 €/m².

Autre revers de la médaille pour les acquéreurs, c'est la seule ville où le pouvoir d'achat immobilier s'est érodé. Sur les trois dernières années, la baisse des prix et les taux particulièrement faibles ont amélioré le pouvoir d'achat en termes de gain de surface.

« Le pouvoir d'achat est d'autant plus important que la ville est moins dynamique », constate Jean-François Buet. En trois ans, Besançon a enregistré un gain de surface achetable de 16 m² ! C'est le cas partout... Sauf à Bordeaux où, pour le même prix, un acquéreur a perdu 1m² de surface achetable en 2014 par rapport à 2011.
 

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