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Achat immobilier en famille : comment bien s'organiser ?

Arsalain EL KESSIR
Achat immobilier en famille : comment bien s'organiser ?

✍ Les points à retenir

  • L'achat immobilier en famille peut se faire en indivision ou via une SCI, deux solutions permettant de répartir les droits et les contributions de chacun.
  • Définir clairement les apports, les parts de propriété et les responsabilités financières est essentiel pour éviter les conflits futurs.
  • La rédaction d'un pacte d'indivision ou de statuts de SCI permet d'encadrer la gestion du bien, la prise de décision et les modalités de sortie d'un membre.
  • Il est important d'anticiper les questions liées à la transmission, notamment en utilisant des outils comme la donation-partage pour protéger l'équilibre familial.
  • Un accompagnement professionnel (notaire, avocat, conseiller financier) aide à sécuriser l'opération et à choisir la structure la plus adaptée au projet familial.

Pourquoi acheter un bien immobilier en famille : avantages et implications

Acheter un bien immobilier en famille peut être une excellente option pour renforcer les liens familiaux, optimiser la gestion du patrimoine ou réaliser un projet commun. Cependant, il est important de bien comprendre les avantages et les implications avant de se lancer. Voici un tour d'horizon des principaux avantages et points à considérer lorsque vous envisagez un achat immobilier en famille.

  • Optimisation fiscale : L'achat en famille permet de bénéficier d'avantages fiscaux. Par exemple, en indivision, les parts peuvent être réparties pour réduire les droits de succession et faciliter la transmission du patrimoine immobilier. De plus, il est possible de profiter d'une réduction de l'impôt sur le revenu si le bien est destiné à la location.
  • Soutien financier mutuel : En achetant en famille, les membres peuvent s'entraider financièrement pour constituer l'apport nécessaire, obtenir un meilleur taux de crédit ou co-emprunter, rendant l'achat plus accessible. Cela permet également de répartir les coûts liés à l'entretien du bien, les charges et les travaux éventuels.
  • Partage des responsabilités : Acheter en famille permet de partager les responsabilités liées à la gestion et à l'entretien du bien. Chaque membre peut être désigné pour s'occuper de certaines tâches, facilitant la gestion au quotidien.
  • Valorisation du patrimoine familial : L'immobilier est un investissement à long terme permettant de valoriser le patrimoine familial. En achetant ensemble, la famille peut bénéficier de la valorisation du bien au fil des années tout en le transmettant facilement aux générations futures.
  • Proximité et sécurité : Acheter en famille répond à des besoins pratiques, notamment la proximité géographique. Cela permet aux membres de vivre près les uns des autres, renforçant les liens familiaux tout en facilitant l'organisation quotidienne.
  • Implications en cas de désaccord ou séparation : En cas de conflits, un achat immobilier en famille peut être compliqué à gérer si les modalités de partage et gestion du bien ne sont pas clairement définies. Il est crucial de choisir la bonne structure juridique et de rédiger des accords clairs.

Les différentes formes juridiques pour un achat immobilier familial

Lors de l'achat immobilier en famille, plusieurs options juridiques sont possibles, chacune ayant ses avantages et inconvénients. Le choix de la structure juridique impactera la gestion du bien, les responsabilités de chacun et la transmission du patrimoine.

  • Indivision : Forme la plus simple et courante. Chaque membre possède une quote-part du bien selon sa contribution financière. Les décisions importantes doivent être prises à l'unanimité ou majorité selon les règles établies. Bien que facile à mettre en place, elle peut causer des conflits en cas de désaccord ou lors de la vente, car chaque membre doit consentir à l'acte.
  • Société Civile Immobilière (SCI) : Structure juridique permettant d'acheter un bien en famille tout en séparant la gestion immobilière de celle des biens personnels. La SCI permet de définir précisément les parts, modalités de gestion et répartition des bénéfices. Idéale pour la gestion long terme car elle offre souplesse dans répartition des revenus et gestion des droits succession. Nécessite cependant des formalités administratives, fiscales et gestion comptable rigoureuse.
  • Tontine : Contrat où, au décès d'un co-acquéreur, le bien revient entièrement au survivant. Sans passer par la succession, cette solution protège le conjoint survivant ou héritier désigné. Cependant, elle ne permet pas de céder les parts à d'autres membres ou les vendre sans accord des autres co-acquéreurs. Idéale pour éviter conflits successoraux mais limite souplesse de gestion.
  • SCI à capital variable : Permet aux membres de modifier facilement le capital de la société sans modifier les statuts. Idéale pour familles ayant l'intention d'ajouter ou retirer des membres au fil du temps. Offre plus grande flexibilité tout en maintenant avantages SCI classique, notamment en transmission et gestion.
  • Union d'acquéreurs : Forme juridique regroupant plusieurs acheteurs pour acquérir un bien en commun. Co-acquéreurs détiennent parts égales ou inégales mais ne sont pas soumis aux règles strictes de l'indivision. Peut être utilisée pour partager un bien sans créer structure complexe, mais présente moins souplesse en matière de gestion successorale.

Création d'une indivision ou d'une SCI : étapes et formalités

Lors de l'achat immobilier en famille, la création d'une indivision ou d'une SCI est une étape clé pour organiser la gestion du bien et les relations entre co-acquéreurs.

1. Création d'une indivision

L'indivision est la forme la plus simple pour acheter un bien immobilier en famille. Elle permet à chaque membre de détenir une part du bien selon sa contribution. Cependant, la gestion peut devenir complexe en raison de la nécessité d'obtenir l'accord de tous les co-indivisaires pour les décisions importantes.

  • Étape 1 : Rédaction d'un acte d'achat - L'acte notarié doit mentionner que l'achat est en indivision et la répartition des parts entre co-acquéreurs. Ce document officialise la répartition des droits et obligations.
  • Étape 2 : Désignation d'un représentant - Bien que la gestion soit collégiale, il est recommandé de désigner un représentant pour faciliter les décisions quotidiennes.
  • Étape 3 : Déclaration à la fiscalité - Les co-acquéreurs doivent déclarer l'indivision auprès des services fiscaux. Chaque membre sera responsable de ses parts fiscales.
  • Étape 4 : Mode de gestion - La gestion courante se fait en concertation avec tous les co-indivisaires devant s'accorder sur les dépenses, travaux ou vente éventuelle.

2. Création d'une SCI (Société Civile Immobilière)

La SCI est souvent choisie pour une gestion plus souple et cadre juridique précis. Elle permet de séparer la gestion immobilière de celle personnelle et facilite la transmission des parts.

  • Étape 1 : Rédaction des statuts de la SCI - Les statuts définissent la structure, apports des associés, répartition des parts, gestion du bien et règles de fonctionnement. Consulter notaire ou avocat est conseillé.
  • Étape 2 : Enregistrement et immatriculation - La SCI doit être immatriculée au registre du commerce et des sociétés (RCS). Cela nécessite un dossier comprenant statuts, déclaration de non-condamnation et justificatif de domicile.
  • Étape 3 : Apports des associés - Chaque membre apporte une somme d'argent ou bien immobilier à la SCI. Ces apports déterminent la répartition des parts.
  • Étape 4 : Ouverture d'un compte bancaire - La SCI doit disposer d'un compte bancaire pour gérer ses finances et financer l'achat du bien immobilier.
  • Étape 5 : Gestion de la SCI - La gestion se fait par un ou plusieurs gérants devant respecter les décisions des assemblées générales. Cela permet une gestion plus fluide et flexible qu'en indivision.
  • Étape 6 : Déclaration auprès des autorités fiscales - Une SCI doit être déclarée auprès des autorités fiscales avec déclaration annuelle indiquant revenus générés par location ou vente.

3. Comparaison entre indivision et SCI

Indivision : Simple à mettre en place, nécessite accord unanime pour décisions importantes. Peu de flexibilité en gestion et transmission. SCI : Plus flexible et structurée, idéale pour gestion long terme. Facilite transmission mais nécessite formalités administratives et coût gestion plus élevé.

Répartition des parts, droits et obligations

SituationPart de propriétéDroitsObligations
Indivision (sans contrat spécifique) Partagée selon l'apport de chaque membre Droit de jouissance du bien, droit de vote lors décisions importantes Responsabilité solidaire pour dettes, accord unanime nécessaire pour grandes décisions (vente, travaux, etc.)
SCI (Société Civile Immobilière) Répartition des parts selon l'apport en capital de chaque membre Droit de gestion et de décision (selon statuts SCI), droit à une partie des bénéfices Obligation de respecter statuts, gestion collégiale selon règles établies, déclaration fiscale annuelle
Tontine Partage égal entre membres, mais part du défunt revient au survivant Droit de pleine propriété sur bien tant que membre est vivant Responsabilité solidaire pour dettes, obligations de gestion et maintenance du bien
Donation-partage Part définie par notaire selon donation, souvent selon souhaits parents Droit de jouissance du bien, mais avec restrictions si conditions attachées à donation Respect des volontés donateurs, responsabilités partagées pour entretien et gestion du bien

Financement de l'achat immobilier en famille

Lorsqu'il s'agit d'acheter un bien immobilier en famille, le financement est un aspect crucial nécessitant une organisation minutieuse. Plusieurs options s'offrent à vous selon les situations et les capacités financières de chaque membre de la famille.

1. Apport personnel

L'apport personnel est la somme que chaque membre investit dans l'achat du bien. Cet apport peut provenir d'économies personnelles, prêts familiaux, donations ou aides publiques/familiales spécifiques. L'apport joue un rôle clé dans la détermination de l'emprunt nécessaire et peut influencer la capacité d'emprunt ainsi que les conditions du prêt.

2. Prêt immobilier

Le prêt immobilier est souvent la principale source de financement pour l'achat d'un bien en famille. Il peut être souscrit par un seul membre ou par plusieurs co-emprunteurs selon les cas. Deux types principaux existent : prêt individuel (un seul membre responsable bien que d'autres participent à l'apport) ou prêt à plusieurs/co-emprunt (plusieurs membres s'engagent solidairement).

3. Co-emprunt

Le co-emprunt est souvent utilisé avec plusieurs co-acquéreurs. Avantages : augmenter la capacité d'emprunt (ensemble revenus pris en compte), réduire les mensualités (chaque membre assume une partie), optimiser taux d'intérêt (banques offrent parfois taux avantageux pour emprunts à plusieurs). Il est important de bien discuter et formaliser les responsabilités de chaque co-emprunteur.

4. Démarches à suivre pour le financement

  • Analyse de la capacité d'emprunt : Chaque membre doit estimer ses revenus et dettes pour évaluer la capacité d'emprunt totale.
  • Demande de prêt : Déposer une demande auprès d'une banque ou établissement financier. L'institution évaluera la solvabilité de l'ensemble des emprunteurs.
  • Signature de l'offre de prêt : Après acceptation, tous les co-emprunteurs doivent signer l'offre en respectant les conditions convenues.

Assurance emprunteur et garanties : spécificités pour un achat en famille

1. L'assurance emprunteur : obligation et modalités

L'assurance emprunteur couvre les risques de non-remboursement du prêt en cas de décès, d'incapacité de travail ou d'invalidité. Pour un achat en famille, il est important de souscrire une assurance protégeant tous les co-emprunteurs. L'obligation de couverture exige que tous les co-emprunteurs soient couverts par l'assurance emprunteur. Chaque emprunteur peut souscrire individuellement ou collectivement. Les assurances peuvent être réparties proportionnellement selon leur part de financement ou de manière équivalente pour garantir l'égalité.

2. Les garanties liées au prêt immobilier en famille

  • Hypothèque : Garantie réelle sur le bien immobilier acheté. En cas de non-remboursement, la banque peut saisir le bien pour couvrir le montant dû. Peut être partagée entre co-acquéreurs selon leurs parts respectives.
  • Privilège de prêteur de deniers (PPD) : Garantie souvent utilisée pour les achats immobiliers quand il y a un seul bien en collatéral. Elle protège la banque en cas de défaillance.
  • Cautionnement : Un ou plusieurs membres peuvent se porter caution pour garantir le remboursement du prêt. Cette caution peut être partagée ou indivisible selon modalités prévues.

3. Cas spécifiques : achat avec plusieurs co-emprunteurs

Lorsque plusieurs membres sont co-emprunteurs, chacun peut être responsable d'une partie du remboursement. En cas de décès, d'incapacité de travail ou chômage, l'assurance peut couvrir la part du co-emprunteur concerné, permettant aux autres de continuer sans perte de couverture. La solidarité entre co-emprunteurs signifie qu'en cas de défaillance d'un membre, les autres sont responsables du remboursement. Il est important de discuter de la répartition des risques et contributions à l'assurance.

4. La délégation d'assurance

La délégation d'assurance permet aux co-emprunteurs de choisir une assurance emprunteur auprès d'un assureur externe à la banque, sous réserve que cette assurance soit équivalente à celle proposée par l'établissement prêteur. Cela peut réduire le coût de l'assurance et adapter les garanties aux besoins spécifiques de chaque membre de la famille.

Gestion quotidienne du bien immobilier familial

La gestion quotidienne d'un bien immobilier familial nécessite une organisation rigoureuse, notamment pour les charges, travaux et décisions importantes. Lors d'un achat en famille, il est essentiel de définir les responsabilités de chacun pour éviter les conflits.

1. Répartition des charges et dépenses courantes

Les charges liées à la gestion du bien (taxes, assurances, charges de copropriété, frais d'entretien) doivent être partagées équitablement. Plusieurs solutions sont possibles : partage selon les parts de propriété (si un membre détient 40%, il prend en charge 40% des frais), répartition égale (si co-propriétaires à parts égales, charges réparties équitablement), ou comptabilité séparée pour chaque type de dépense.

2. Organisation des travaux de rénovation et d'entretien

Les travaux d'entretien ou de rénovation sont des aspects incontournables. Pour éviter les conflits : mettre en place un budget prévisionnel avant d'engager les travaux, fixer une procédure de décision collective avec accord préalable, tenir des réunions régulières pour discuter des travaux à venir.

3. Prise de décision concernant le bien immobilier

La prise de décisions sur des sujets importants (vente, améliorations majeures, investissements) doit se faire de manière transparente et démocratique. Accord préalable sur grandes décisions est essentiel. Rédiger un règlement intérieur ou pacte familial permet d'éviter les conflits. Utiliser un médiateur en cas de désaccord peut être efficace pour parvenir à un compromis.

4. La communication et la transparence

La bonne gestion d'un achat immobilier en famille repose sur une communication claire et régulière entre tous les co-acquéreurs. Chaque membre doit être informé des dépenses, travaux et décisions prises. Une gestion transparente permet de maintenir une relation saine et de minimiser les risques de conflit.

Transmission du patrimoine immobilier familial et succession

L'achat immobilier en famille est souvent une étape marquante dans la gestion du patrimoine familial. Il est essentiel d'anticiper la transmission en cas de décès ou changement de situation. La succession soulève des questions complexes en termes de répartition des parts, droits des héritiers et optimisation fiscale.

1. Transmission en indivision

En indivision, chaque membre détient une part sans qu'il soit nécessaire de diviser physiquement le bien. À la suite d'un décès, la part de l'indivisaire décédé est transmise à ses héritiers. Cette transmission peut être complexe si plusieurs héritiers sont impliqués. Le partage des parts se fait selon la règle de la part réservataire. Certains héritiers peuvent racheter les parts pour maintenir l'indivision.

2. Transmission via une SCI (Société Civile Immobilière)

La création d'une SCI familiale permet d'organiser la transmission du bien de manière plus souple. En cas de décès, les parts de la SCI sont transmises aux héritiers selon modalités prévues dans les statuts. Cela permet de conserver l'unité du bien sans le diviser physiquement. La SCI permet également d'optimiser la fiscalité successorale, notamment par le biais de donations de parts sociales bénéficiant de réductions fiscales.

3. La tontine : transmission à un seul héritier

La tontine stipule qu'au décès d'un co-acquéreur, le bien immobilier revient en pleine propriété au survivant. Le survivant devient seul propriétaire sans passer par la succession. C'est une solution adaptée aux couples ou membres de la famille souhaitant laisser le bien à l'un d'entre eux et permet d'éviter certaines démarches complexes liées à la succession.

4. Donation de biens immobiliers

La donation permet de transférer un bien de manière anticipée, avant le décès. Plusieurs types existent : donation simple (transmission directe aux héritiers), donation-partage (partage équitable entre héritiers avant décès), donation avec réserve d'usufruit (transmet nue-propriété tout en conservant droit de jouissance).

5. L'impact de l'assurance vie sur la transmission

L'assurance vie peut être un outil efficace pour transmettre un bien immobilier familial. En désignant bénéficiaires dans le contrat, le souscripteur peut anticiper la transmission d'une somme destinée à financer la part des héritiers. L'assurance vie permet d'optimiser la fiscalité en transmettant des fonds en dehors de la succession. Elle peut également compenser les parts inégales dans le bien immobilier en fournissant un apport aux héritiers qui ne reçoivent pas de part immobilière.

Les pièges à éviter et bonnes pratiques

1. Ne pas formaliser les accords juridiques

Une des erreurs les plus fréquentes est de ne pas formaliser les accords entre co-acquéreurs. Il est crucial de définir les droits et obligations de chaque membre dès le départ. Un pacte d'indivision ou les statuts de SCI permettent d'éviter des malentendus.

2. Ignorer la répartition des parts et responsabilités

Une répartition équitable des parts, droits et obligations est essentielle. Chaque membre doit savoir précisément ce qu'il possède et quelle part des charges il prend en charge. Une répartition floue peut conduire à des disputes.

3. Sous-estimer les conséquences fiscales et juridiques

L'achat en famille peut avoir des implications fiscales et juridiques importantes. En indivision, la transmission des parts au décès peut entraîner des droits de succession élevés. Anticiper avec assurance-vie ou pacte successoral est conseillé. La SCI peut permettre d'optimiser la gestion fiscale et successorale.

4. Négliger l'assurance emprunteur

Chaque co-acquéreur doit souscrire une assurance emprunteur, surtout si financement en co-emprunt. Cette assurance protège en cas d'incapacité d'un membre à rembourser. Il est important de choisir une couverture prenant en compte les besoins de tous les membres.

5. Oublier les modalités de gestion quotidienne du bien

Une fois l'achat réalisé, la gestion quotidienne du bien peut poser problème si les modalités n'ont pas été clairement définies. Mettre en place un comité de gestion pour prendre les décisions relatives à l'entretien et rénovation. Définir un budget global pour l'entretien et des règles sur la contribution de chaque membre.

6. Ne pas anticiper la revente du bien immobilier

Il est important de prévoir les conditions dans lesquelles le bien pourra être revendu, notamment si un ou plusieurs membres veulent se désengager. Des règles doivent être établies sur le partage des plus-values et la sortie de l'indivision. Préciser les modalités de sortie, les droits de préemption des autres membres et évaluation du bien.

7. Ignorer les conséquences en cas de décès ou d'incapacité

Il est crucial de prévoir des solutions en cas de décès ou d'incapacité d'un des membres. Cela inclut la transmission des parts et la gestion des dettes. Souscrire une assurance décès protège la famille et garantit la poursuite du remboursement du prêt. Prévoir une clause d'incapacité dans le contrat peut garantir que l'incapacité d'un membre ne paralyse pas la gestion.

Cas particuliers : achat en famille avec mineurs ou héritiers

Achat immobilier avec des mineurs

Lorsqu'un achat implique des mineurs, certaines précautions doivent être prises car les mineurs ne peuvent pas signer un contrat de vente ni gérer seuls les biens immobiliers. Les parents peuvent acquérir un bien au nom de leurs enfants mineurs en agissant en tant que représentants légaux. Une SCI (Société Civile Immobilière) permet de donner une part au mineur tout en préservant le contrôle par les parents. Dans certains cas, l'achat d'un bien au nom d'un mineur nécessite l'accord d'un juge des tutelles.

Achat immobilier en famille avec des héritiers

Dans un achat impliquant des héritiers, il est important de comprendre comment les droits successoraux peuvent influencer l'achat et la gestion du bien. La répartition des parts dans l'indivision doit respecter les parts définies par testament ou règles légales. Une SCI ou tontine facilite l'achat et la gestion. Des accords successoraux clairs évitent les conflits au décès d'un parent et définissent la gestion future du bien.

Les précautions à prendre dans ces cas particuliers

La rédaction de documents juridiques formalise les droits et responsabilités via statuts de SCI ou pactes d'indivision. Un notaire est indispensable pour aider à définir les modalités d'achat, vérifier la conformité juridique et conseiller sur les aspects fiscaux et successoraux. La planification de la transmission évite que les héritiers se retrouvent en conflit ou blocage. Des solutions comme donations ou assurances-vie peuvent anticiper la transmission.

FAQ – Achat immobilier en famille

1. Est-il possible d'acheter un bien immobilier en famille même si tous les membres ne sont pas propriétaires ?

Oui, il est tout à fait possible d'acheter un bien en famille, même si tous les membres ne sont pas propriétaires. La structure juridique choisie (indivision, SCI, etc.) influencera la répartition des parts et les droits de chaque membre. L'indivision est la forme la plus simple, mais elle peut entraîner des conflits si un co-acquéreur souhaite vendre sa part ou si des décisions importantes doivent être prises.

2. Quelles sont les meilleures solutions juridiques pour acheter un bien immobilier en famille ?

Les solutions les plus courantes sont l'indivision, la SCI et la tontine. Chaque option présente des avantages et inconvénients selon les objectifs de la famille : L'indivision est la forme la plus simple, mais peut générer des conflits en cas de vente ou gestion du bien. La SCI permet une gestion souple du bien et transmission du patrimoine facilitée, mais nécessite rédaction de statuts et peut entraîner des coûts supplémentaires. La tontine permet à l'acquéreur survivant de récupérer la totalité du bien en cas de décès d'un co-acquéreur, mais nécessite une organisation claire dès le départ.

3. Comment se passe la répartition des parts entre les membres de la famille dans une indivision ?

La répartition des parts dans une indivision dépend de la contribution financière de chaque membre de la famille à l'achat du bien. Par exemple, si un membre finance 50% de l'achat et un autre 30%, les parts respectives seront de 50% et 30%. Les 20% restants seront attribués selon les accords de la famille. Cette répartition doit être formalisée dans un acte notarié pour éviter toute ambiguïté en cas de vente ou de succession.

4. Quelles sont les démarches pour acheter un bien immobilier en famille ?

Les démarches comprennent plusieurs étapes essentielles : Choisir la forme juridique de l'achat (indivision, SCI, tontine, etc.) ; Définir la répartition des parts et les responsabilités financières de chaque membre ; Obtenir un financement (apport, prêt, co-emprunt) ; Signer un compromis de vente et un acte notarié ; Assurer le bien et organiser la gestion quotidienne (charges, travaux, décisions).

5. Quelles sont les conséquences fiscales d'un achat immobilier en famille ?

Les conséquences fiscales dépendent de la forme juridique choisie. En indivision, les parts sont soumises aux droits de succession en cas de décès d'un des co-acquéreurs. Dans le cadre d'une SCI, il peut y avoir des avantages fiscaux en matière de transmission du patrimoine, mais des formalités supplémentaires sont nécessaires. Il est conseillé de consulter un notaire ou un expert en gestion de patrimoine pour optimiser la fiscalité de l'achat immobilier en famille.

6. Peut-on acheter un bien immobilier en famille avec des mineurs ?

Oui, il est possible d'acheter un bien immobilier en famille même avec des mineurs. Les parents devront agir en tant que représentants légaux des mineurs. Des autorisations judiciaires peuvent être nécessaires pour certaines transactions, en particulier si le bien est destiné à être transmis aux enfants. L'achat peut aussi se faire par le biais d'une SCI ou d'une autre structure juridique pour faciliter la gestion et la transmission du patrimoine.

7. Comment gérer les conflits potentiels lors de l'achat d'un bien immobilier en famille ?

Les conflits peuvent survenir lors de l'achat ou de la gestion du bien immobilier en raison de désaccords sur les décisions à prendre (répartition des charges, travaux, vente, etc.). Pour éviter ces conflits : Rédiger des accords clairs sur la répartition des responsabilités et des charges ; Choisir une structure juridique adaptée (SCI, pacte d'indivision, etc.) ; Mettre en place un mode de communication transparent entre les membres de la famille ; Recourir à la médiation familiale ou à un notaire en cas de conflit majeur.

8. Est-ce nécessaire de souscrire une assurance emprunteur pour un achat immobilier en famille ?

Oui, dans la plupart des cas, il est nécessaire de souscrire une assurance emprunteur lors d'un achat immobilier en famille. Cette assurance permet de garantir le remboursement du prêt en cas de décès, d'incapacité ou d'invalidité de l'un des co-emprunteurs. Les conditions d'assurance peuvent varier en fonction du type de structure juridique choisie et des parts détenues par chaque membre de la famille.

9. Quelles précautions prendre pour la transmission du bien immobilier familial ?

Pour éviter des conflits lors de la transmission du bien immobilier familial, il est important de : Mettre en place des solutions juridiques pour faciliter la transmission (testament, donation, SCI, tontine, etc.) ; Consulter un notaire pour définir les modalités de partage et les droits de succession ; Organiser la répartition des parts dès l'achat pour clarifier la transmission future.

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