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Premier achat immobilier

Arsalain EL KESSIR
Premier achat immobilier

✍ Les points à retenir

  • Âge et durée du prêt : Votre âge peut affecter la durée maximale du crédit immobilier que vous pouvez obtenir.

  • Impact sur les taux : Les taux d'intérêt peuvent varier en fonction de votre âge. Les jeunes emprunteurs peuvent bénéficier de taux plus bas.

  • Évaluation de la capacité de remboursement : Les prêteurs tiennent compte de votre âge lors de l'évaluation de votre capacité à rembourser le prêt.

  • Planification à long terme : Tenez compte de votre situation financière future et de vos projets à long terme lors de la demande de crédit.

  • Conseils professionnels : Consultez un conseiller financier pour des recommandations spécifiques à votre âge et à votre situation.

Préparer son premier achat immobilier

Clarifier ses besoins et étudier le marché

La préparation d'un premier achat immobilier commence par la définition précise du projet : résidence principale ou investissement locatif, localisation, surface, type de bien (appartement, maison, neuf, ancien). Ces choix orientent le budget, la stratégie de financement et les critères de recherche. L'étude du marché local est indispensable : les prix au mètre carré varient considérablement d'un quartier à l'autre, et les tendances du marché (hausse, stabilité, correction) influencent le moment et les conditions d'achat.

Évaluer sa situation financière et professionnelle

Un achat immobilier engage sur 10 à 25 ans. Avant de se lancer, la stabilité professionnelle (CDI, fonctionnaire, indépendant avec historique) et la capacité à assumer les mensualités du prêt doivent être vérifiées. Les banques examinent le taux d'endettement (maximum 35 % des revenus nets), le reste à vivre, la gestion bancaire et l'historique de crédit. Un profil sans incidents, avec un emploi stable et un apport constitué, obtient les meilleures conditions.

Résidence principale ou investissement locatif ?

CritèreRésidence principaleInvestissement locatif
Objectif Se loger, constituer un patrimoine Générer des revenus, optimiser sa fiscalité
Critères de sélection Localisation, transports, écoles, confort de vie Rendement locatif, demande locative, potentiel de valorisation
Horizon de détention Long terme (7 ans minimum recommandé) Variable (revente possible après valorisation)
Fiscalité Plus-value exonérée à la revente Revenus fonciers imposables, dispositifs de défiscalisation possibles
Financement Crédit amortissable, PTZ éligible Crédit amortissable ou in fine, PTZ non éligible
Risques Mobilité géographique, évolution des besoins Vacance locative, impayés, travaux

Pour un premier achat, la résidence principale est souvent privilégiée : elle sécurise le logement, protège contre la hausse des loyers et bénéficie de l'exonération de plus-value à la revente. L'investissement locatif convient aux profils qui souhaitent développer un patrimoine ou optimiser leur fiscalité, mais il implique une gestion active (locataires, entretien, vacance). Le choix dépend de la stabilité professionnelle, de la situation familiale et des objectifs patrimoniaux à moyen terme.

Déterminer son budget et sa capacité d'emprunt

Calculer la capacité d'emprunt

La capacité d'emprunt constitue la base du budget. Elle dépend des revenus nets, des charges fixes, du taux d'endettement maximal (35 %), de la durée du prêt et du taux d'intérêt en vigueur. Un crédit immobilier sur 20 ans à 3,5 % avec un revenu net de 3 000 € et un endettement de 35 % permet d'emprunter environ 180 000 €. La simulation en amont évite les déceptions lors des visites.

Constituer son apport et intégrer les frais annexes

Un apport de 10 à 20 % du prix du bien est généralement attendu. Il couvre au minimum les frais annexes et démontre la capacité d'épargne. Le budget global ne se limite pas au prix d'achat : il intègre les frais de notaire (7-8 % dans l'ancien, 2-3 % dans le neuf), les frais de garantie, l'assurance emprunteur, les éventuels travaux et les charges de copropriété. Ces postes peuvent représenter 10 à 15 % du prix du bien dans l'ancien.

« Le premier achat immobilier est l'engagement financier le plus structurant d'une vie. La première erreur est de raisonner uniquement sur le prix du bien sans intégrer les frais annexes, qui peuvent atteindre 10 à 15 % dans l'ancien. La seconde est de maximiser son endettement sans conserver une marge de sécurité. Un bon premier achat se prépare en amont : apport constitué, comptes sans incident, simulation réaliste et comparaison d'au moins 3 offres de prêt avant de signer. »

Arsalain EL KESSIR, Fondateur de BoursedesCrédits

Les aides pour un premier achat immobilier

Le prêt à taux zéro (PTZ)

Le PTZ est un prêt sans intérêts réservé aux primo-accédants, sous conditions de ressources et de localisation. Il finance jusqu'à 40 % du montant de l'opération pour un bien neuf ou ancien avec travaux. Le PTZ est cumulable avec un prêt principal, le prêt Action Logement et d'autres aides locales. Les plafonds de revenus, les zones éligibles et les conditions évoluent régulièrement.

Les autres dispositifs d'aide

  • Prêt Action Logement : réservé aux salariés d'entreprises de 10+ salariés, taux très avantageux, jusqu'à 30 % du prix dans la limite d'un plafond.
  • Prêt d'Accession Sociale (PAS) : destiné aux ménages modestes, finance jusqu'à 100 % de l'achat (y compris frais de notaire), ouvre droit à l'APL.
  • Prêt conventionné : sans condition de ressources, taux réglementé, compatible avec l'APL.
  • Aides locales : subventions, prêts bonifiés ou exonérations fiscales proposés par certaines communes, départements ou régions. Se renseigner auprès de la mairie ou du conseil régional.
  • Prêt Épargne Logement : issu d'un PEL ou CEL arrivé à maturité, à taux fixé à l'ouverture du plan.

L'empilement de ces aides avec le prêt principal peut réduire significativement la part financée au taux de marché et alléger le coût global du financement.

Les étapes clés de l'acquisition

De la recherche à la signature

  • Définir le projet et le budget : type de bien, localisation, capacité d'emprunt, apport disponible.
  • Rechercher et visiter : comparer les biens, vérifier l'état, le DPE, la copropriété, les projets urbains.
  • Faire une offre d'achat : proposer un prix au vendeur (acceptation, refus ou contre-proposition).
  • Signer le compromis de vente : engagement formel avec conditions suspensives (obtention du prêt), versement d'un dépôt de garantie (5-10 %).
  • Obtenir le financement : soumettre le dossier à plusieurs banques, comparer les offres, négocier le taux et les conditions.
  • Recevoir l'offre de prêt : délai de réflexion obligatoire de 10 jours avant acceptation.
  • Signer l'acte de vente chez le notaire : transfert de propriété, déblocage des fonds, remise des clés.

Le délai global et les points de vigilance

Entre le compromis et la signature de l'acte, le délai moyen est de 2 à 3 mois (instruction du prêt, levée des conditions suspensives, délai notaire). Les diagnostics techniques obligatoires (DPE, amiante, plomb, risques naturels) sont à la charge du vendeur. Les vérifier avant de signer le compromis permet d'anticiper les travaux éventuels. Le prêt relais est une solution de transition pour les propriétaires achetant avant d'avoir vendu leur bien actuel.

Les frais annexes à anticiper

Poste de fraisMontant indicatifÀ la charge de
Frais de notaire 7-8 % dans l'ancien, 2-3 % dans le neuf Acheteur
Frais de garantie ~1 à 1,5 % du montant emprunté (hypothèque ou caution) Acheteur
Assurance emprunteur 0,10 à 0,50 % du capital/an selon profil Acheteur
Frais de dossier bancaire 500 à 1 500 € (négociables) Acheteur
Frais d'agence immobilière 3 à 8 % du prix (si applicable) Acheteur ou vendeur selon contrat
Diagnostics techniques obligatoires 200 à 600 € (DPE, amiante, plomb...) Vendeur
Travaux éventuels Variable (prévoir 5-15 % du prix si ancien à rénover) Acheteur
Taxe foncière annuelle Variable selon localisation et valeur Propriétaire (dès la 1ère année)

Dans l'ancien, les frais annexes cumulés peuvent atteindre 10 à 15 % du prix d'achat. Les intégrer dans le budget global dès la phase de simulation évite les mauvaises surprises au moment de la signature. L'assurance emprunteur est un poste souvent sous-estimé : la délégation d'assurance (choix d'un assureur externe) est un droit légal qui peut générer des économies significatives sur la durée du prêt.

FAQ : premier achat immobilier

Quel apport minimum pour un premier achat ?

Un apport de 10 à 20 % du prix du bien est recommandé. Il couvre au minimum les frais annexes (notaire, garantie) et améliore les conditions de prêt. Certaines banques acceptent des financements à 100 % voire 110 % (frais inclus) pour les jeunes actifs en CDI avec un bon profil, mais ces dossiers sont plus rares et les conditions plus strictes.

Peut-on acheter sans CDI ?

Oui, mais les conditions sont plus exigeantes. Les indépendants et professions libérales doivent justifier de revenus stables sur 2-3 exercices. Les CDD et intérimaires peuvent accéder au crédit avec une ancienneté dans le secteur, un co-emprunteur solvable ou un apport conséquent. Certaines banques se spécialisent dans les profils atypiques.

Existe-t-il un âge idéal pour acheter ?

Il n'existe pas d'âge idéal. Entre 25 et 35 ans, la durée de prêt longue permet des mensualités basses et les aides (PTZ) sont accessibles. Entre 35 et 50 ans, les revenus plus élevés facilitent l'apport et la capacité d'emprunt. Après 60 ans, la durée de prêt est plus courte (15 ans maximum) et l'assurance emprunteur plus coûteuse, mais un apport conséquent et des revenus de pension stables permettent d'obtenir un financement.

Faut-il acheter ou louer sa résidence principale ?

La réponse dépend de la durée de détention envisagée, du marché local et du rendement alternatif de l'épargne. En règle générale, l'achat devient plus avantageux que la location au-delà de 6-8 ans de détention dans la plupart des marchés français. La mobilité professionnelle, l'incertitude sur le lieu de vie et les prix très élevés de certains marchés (Paris intra-muros) peuvent justifier la location.

Comment obtenir le meilleur taux pour un premier achat ?

Comparer au moins 3 offres bancaires (banque principale, banques en ligne, courtier). Soigner son profil en amont : comptes sans incident sur 6 mois, clôturer les crédits renouvelables, constituer un apport. Les banques proposent souvent leurs meilleurs taux aux clients qu'elles souhaitent capter (jeunes actifs avec potentiel de revenus). Un courtier peut négocier des conditions inaccessibles en direct.

Le PTZ est-il cumulable avec un prêt classique ?

Oui. Le PTZ est conçu pour compléter un prêt principal (jusqu'à 40 % du montant selon la zone). Il est cumulable avec le prêt Action Logement, le PAS et les aides locales. Cet empilement réduit la part financée au taux de marché et allège significativement le coût global.

Quels sont les pièges à éviter pour un premier achat ?

Sous-estimer les frais annexes (10-15 % dans l'ancien), maximiser son endettement sans marge de sécurité, négliger les diagnostics techniques et l'état de la copropriété, se précipiter sous la pression du marché sans avoir comparé les offres de prêt, et oublier d'anticiper les évolutions de vie (famille, mobilité) qui pourraient rendre le bien inadapté à moyen terme.

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