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Frais de notaire pour 350 000 euros

Arsalain EL KESSIR
Frais de notaire pour 350 000 euros

✍ Les points à retenir

  • Montant global : Les frais de notaire couvrent essentiellement les droits de mutation (taxe de publicité foncière), les émoluments du notaire et divers frais administratifs (débours).

  • Pour un bien ancien : Sur un prix de 350 000 €, le pourcentage avoisine 7 % à 8 %. Il faut donc prévoir une fourchette comprise entre 24 500 € et 28 000 €.

  • Pour un bien neuf : Les frais de notaire sont généralement plus faibles, autour de 2 % à 3 %. Sur 350 000 €, comptez environ 7 000 € à 10 500 €.

  • Localisation et spécificités : Les droits de mutation peuvent varier selon le département, ce qui influe sur le montant total. Des facteurs comme l'hypothèque ou certaines garanties peuvent également faire légèrement grimper la note.

  • Devis personnalisé : Chaque dossier a ses particularités (type de bien, situation de l'acheteur). Il est vivement conseillé de demander une estimation détaillée à un notaire pour connaître le montant exact des frais.

Pourquoi les frais de notaire sont-ils un poste de dépense majeur pour un achat de 350 000 euros ?

Lorsqu'on envisage d'acquérir un bien immobilier d'une valeur de 350 000 euros, l'attention se porte naturellement sur le prix de vente et les mensualités du crédit. Pourtant, les frais de notaire constituent un coût transactionnel incontournable qui peut représenter une somme équivalente à une année de revenus pour certains ménages. Pour un tel budget, ces frais ne sont pas de simples charges administratives ; ils deviennent un paramètre structurel du plan de financement, capable d'influencer le choix entre l'ancien et le neuf, ou même la localisation géographique du bien.

Un impact direct sur l'apport personnel exigé

Pour un achat de 350 000 euros, les frais de notaire oscillent généralement entre 7 000 euros (dans le neuf) et 28 000 euros (dans l'ancien). Cette somme doit, dans la quasi-totalité des cas, être financée par l'apport personnel de l'acheteur. Les établissements bancaires exigent en effet que l'acquéreur couvre ces frais d'acquisition afin de limiter leur propre risque. Sur un budget de ce montant, l'effort d'épargne supplémentaire demandé est donc colossal. Sans une anticipation rigoureuse de ce poste de dépense, un projet immobilier pourtant solide peut être refusé par les organismes prêteurs faute d'un apport suffisant pour couvrir les taxes et honoraires liés à l'acte authentique.

La sécurisation d'un investissement de 350 000 euros

L'enjeu de ces frais est également lié à la protection de l'acheteur. En versant ces sommes, l'acquéreur rétribue une mission de service public indispensable : la sécurité juridique du transfert de propriété. Le notaire effectue des recherches approfondies sur l'origine du bien, l'absence d'hypothèques, les servitudes et la conformité des diagnostics. Pour un investissement de 350 000 euros, cette garantie est capitale. Les frais de notaire permettent ainsi de s'assurer que le titre de propriété est incontestable et que l'acquéreur ne découvrira pas de dettes ou de litiges rattachés au logement après la signature. C'est le prix de la sérénité pour un patrimoine qui représente souvent l'investissement d'une vie.

Un poids fiscal prédominant pour le budget

Il est crucial de comprendre que derrière l'appellation générique de "frais de notaire", se cache majoritairement un impôt. Sur une transaction de 350 000 euros, environ 80 % de la somme versée repart directement dans les caisses de l'État et des collectivités locales. Le notaire ne conserve qu'une part minoritaire pour la gestion de son étude. Pour un acquéreur, ce poste de dépense est donc avant tout une taxe sur la mutation de propriété. Sur un montant de 350 000 euros, chaque demi-point de taxe supplémentaire imposé par un département peut représenter une variation de 1 750 euros, ce qui souligne l'importance d'analyser précisément la composition de ces frais avant de signer un compromis.

Composition précise des frais d'acquisition : impôts, débours et émoluments

Le détail de la facture remise par l'étude notariale pour un achat de 350 000 euros révèle une répartition tripartite. Il est essentiel de ne pas confondre la rémunération réelle du professionnel avec les taxes collectées. Voici la structure type de ces frais.

Catégorie de fraisBénéficiaire finalDescription
Droits de mutation (DMTO) État et Collectivités Taxes sur le transfert de propriété (le plus gros poste).
Émoluments Le Notaire Rémunération réglementée par l'État pour l'acte.
Débours et formalités Administrations et intervenants Remboursement des frais engagés (cadastre, extraits).
Contribution sécurité immobilière L'État Taxe pour l'enregistrement de la publicité foncière.

Les droits de mutation : la part du fisc

C'est la composante la plus lourde des frais de notaire. Pour un bien ancien de 350 000 euros, ces taxes représentent environ 5,80 % du prix d'achat dans la majorité des départements. Elles se décomposent en taxe départementale, taxe communale et frais d'assiette perçus par l'État. Le notaire n'est ici qu'un collecteur : il encaisse ces sommes lors de la signature de l'acte et les reverse intégralement au Trésor public. C'est cet impôt qui explique la différence majeure de coût entre un achat dans l'ancien et un achat dans le neuf.

La rémunération du notaire : les émoluments proportionnels

La part revenant réellement au notaire pour son travail est strictement encadrée par la loi. Sur une base de 350 000 euros, le calcul suit un barème dégressif par tranches. Ces honoraires, appelés émoluments, servent à couvrir les charges de l'étude, les salaires des clercs de notaire et la responsabilité professionnelle de l'officier public. Contrairement aux idées reçues, cette part ne représente qu'environ 10 % à 15 % du total des frais versés par l'acheteur.

Les débours et frais de formalités administratives

Enfin, le notaire facture les débours, c'est-à-dire les sommes qu'il a avancées pour constituer le dossier de vente. Pour un achat de 350 000 euros, cela comprend les frais liés à l'obtention des documents d'urbanisme, les extraits de cadastre, les fiches d'état civil ou encore les notifications aux syndics de copropriété. Ces frais sont généralement fixes ou dépendent du nombre de pièces demandées. Ils garantissent que toutes les vérifications nécessaires ont été effectuées auprès des administrations tierces.

Quel est le montant moyen des frais de notaire pour 350 000 euros dans l'ancien ?

Le marché de l'ancien est le plus fréquent, mais aussi le plus taxé. Pour un projet immobilier de 350 000 euros, il est coutume d'estimer les frais de notaire à environ 8 % du prix de vente. Ce pourcentage permet d'avoir une vision globale du coût total de l'acquisition avant d'affiner les calculs.

Une estimation aux alentours de 27 300 euros

En appliquant les taux en vigueur dans la plupart des départements français, le montant moyen des frais pour 350 000 euros se situe autour de 27 300 euros. Cette enveloppe comprend environ 20 300 euros de droits de mutation, 4 000 euros d'émoluments TTC et environ 3 000 euros pour les débours et formalités. Ce montant peut légèrement fluctuer selon la complexité du dossier (par exemple si le bien est issu d'une succession complexe ou s'il y a plusieurs vendeurs), mais il constitue une base de travail fiable pour tout acquéreur.

L'impact du mobilier sur le calcul final

Une particularité de l'ancien permet de réduire légèrement ce montant moyen. Si le bien de 350 000 euros est vendu avec une cuisine équipée, de l'électroménager ou des meubles de jardin, il est possible de déduire la valeur de ces équipements du prix de vente avant de calculer les frais de notaire. Par exemple, si le mobilier est estimé à 10 000 euros, les taxes ne seront calculées que sur 340 000 euros. Pour un taux de 8 %, cela représente une économie immédiate d'environ 800 euros sur la facture globale.

La provision sur frais et le remboursement ultérieur

Il est important de noter que le montant versé le jour de la signature est une provision. Le notaire calcule toujours une marge de sécurité pour couvrir l'ensemble des taxes et débours imprévus. Quelques mois après la vente, une fois que l'administration fiscale a enregistré l'acte, le notaire établit le décompte définitif. Pour un achat de 350 000 euros, il n'est pas rare de recevoir un remboursement de quelques centaines d'euros (souvent entre 150 et 500 euros) correspondant au trop-perçu sur les formalités administratives.

Simulation des frais de notaire réduits pour un logement neuf à 350 000 euros

Acheter dans le neuf pour 350 000 euros change radicalement la donne financière. On parle alors de "frais réduits". Cette spécificité fiscale est l'un des arguments majeurs des promoteurs immobiliers car elle permet d'alléger considérablement l'apport personnel nécessaire au démarrage du projet.

Type de frais (Neuf)Taux approximatifMontant estimé (350 000 €)
Taxe de publicité foncière 0,715 % 2 502 €
Émoluments HT Barème dégressif ~ 3 200 €
Frais de formalités et débours Forfaitaire ~ 1 200 €
Total estimé ~ 2,5 % 8 750 €

Une économie de près de 19 000 euros

La comparaison est frappante : pour un bien d'une valeur identique de 350 000 euros, les frais de notaire passent de 27 300 euros dans l'ancien à environ 8 750 euros dans le neuf. Cette économie de près de 19 000 euros peut être décisive. Elle permet par exemple de financer l'intégralité d'une cuisine haut de gamme ou d'aménager les extérieurs sans avoir recours à un crédit immobilier supplémentaire. Cet avantage fiscal s'explique par le fait que le logement neuf est soumis à la TVA (20 %), ce qui dispense l'acheteur d'une grande partie des droits de mutation classiques.

Le cadre spécifique de la VEFA

Dans le neuf, les frais sont calculés sur le prix de vente toutes taxes comprises (TTC) figurant sur le contrat de réservation. Que vous achetiez un logement déjà terminé ou en Vente en l'État Futur d'Achèvement (VEFA), le principe reste le même. Il faut toutefois rester vigilant sur les frais annexes propres au neuf, tels que les frais de règlement de copropriété ou les frais de raccordement, qui peuvent parfois être facturés en sus, bien qu'ils ne fassent pas techniquement partie des frais de notaire proprement dits.

La définition fiscale d'un logement neuf

Pour bénéficier de ces frais réduits sur un budget de 350 000 euros, le logement doit répondre à des critères stricts : il doit s'agir d'une construction nouvelle n'ayant jamais été habitée ou d'un bien achevé depuis moins de 5 ans vendu par un professionnel assujetti à la TVA. Si vous rachetez un logement récent à un particulier, même si celui-ci a moins de deux ans, vous repasserez sous le régime de l'ancien avec des frais à 8 %, car la mutation ne se fait plus par un professionnel du neuf.

Le barème des émoluments du notaire : calcul des honoraires pour une tranche de 350 000 euros

La rémunération du notaire pour la rédaction de l'acte de vente d'un bien de 350 000 euros n'est pas fixée de manière arbitraire. Elle obéit à un tarif national obligatoire, défini par décret. Ce barème est proportionnel au prix de vente et s'applique de la même manière sur l'ensemble du territoire français.

Tranches de prixTaux applicable (HT)Exemple de calcul pour 350 000 €
De 0 à 6 500 € 3,870 % 251,55 €
De 6 501 à 17 000 € 1,596 % 167,58 €
De 17 001 à 60 000 € 1,064 % 457,52 €
Plus de 60 000 € 0,799 % 2 317,10 €
Total émoluments HT - 3 193,75 €

Un système de calcul par tranches cumulatives

Pour un bien de 350 000 euros, le notaire applique le pourcentage correspondant à chaque tranche de prix de manière successive. Comme on peut le constater, le taux est dégressif : plus le prix du bien est élevé, plus le pourcentage appliqué à la tranche supérieure est faible (0,799 % au-delà de 60 000 euros). Ce mécanisme permet de limiter l'inflation des frais de notaire sur les transactions importantes. Au total, pour 350 000 euros, les émoluments HT s'élèvent à environ 3 194 euros.

L'application de la TVA sur les honoraires

Il ne faut pas oublier que le notaire est un professionnel libéral assujetti à la TVA au taux standard de 20 %. Ce montant s'ajoute aux émoluments HT calculés précédemment. Pour notre exemple de 350 000 euros, la TVA s'élève à environ 638 euros. La rémunération totale TTC du notaire pour cet acte sera donc d'environ 3 832 euros. Cette somme couvre l'intégralité du travail de rédaction, de conseil et d'archivage effectué par l'étude pour le compte de l'acquéreur.

L'indépendance vis-à-vis du choix de l'étude

Grâce à ce barème national, le coût des émoluments sera rigoureusement le même que vous choisissiez un notaire à Paris, à Lyon ou dans un village rural. Si deux notaires interviennent (celui de l'acheteur et celui du vendeur), ils se partagent ces émoluments selon des règles internes à la profession, sans surcoût pour le client. Cette réglementation garantit une équité de traitement et assure que les frais de notaire ne deviennent pas un critère de concurrence commerciale au détriment de la qualité du conseil juridique.

Droits de mutation : quelle part du prix de vente revient à l'État et au département ?

Dans le décompte final d'un achat de 350 000 euros, les taxes appelées Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) constituent la part la plus massive. Il s'agit d'un impôt sur le transfert de propriété dont le notaire n'est que le percepteur intermédiaire.

La taxe départementale : le principal bénéficiaire

Sur un bien ancien de 350 000 euros, le département perçoit une taxe de 4,50 % dans la quasi-totalité de l'Hexagone. Pour cette transaction, cela représente 15 750 euros. Cette recette est cruciale pour les conseils départementaux car elle finance une grande partie de l'action sociale (RSA, aide aux personnes âgées) et l'entretien des infrastructures routières et collèges. C'est le poste le plus lourd des frais de notaire et celui qui pèse le plus sur le budget des acquéreurs.

La taxe communale et les frais d'assiette

La commune où se situe le bien de 350 000 euros prélève également sa part, fixée à 1,20 % du prix de vente, soit 4 200 euros. À cela s'ajoutent les frais d'assiette et de recouvrement perçus par l'État central, qui correspondent à 2,37 % du montant de la taxe départementale. Pour notre achat, cela représente environ 373 euros supplémentaires. Au cumulé, pour une vente classique dans l'ancien, la fiscalité directe atteint 5,80 % du prix d'achat, faisant de chaque transaction immobilière une source de revenus majeure pour les finances publiques.

La contribution de sécurité immobilière

Souvent oubliée dans les calculs rapides, la contribution de sécurité immobilière (CSI) est due à l'État pour l'accomplissement des formalités d'enregistrement et de publicité foncière. Son taux est de 0,10 % du prix de vente, soit 350 euros pour notre budget cible. Bien que faible comparée aux taxes départementales, elle est obligatoire. Elle sert à rémunérer le service de la publicité foncière qui garantit que votre achat de 350 000 euros est bien enregistré officiellement et opposable à toute personne qui contesterait votre propriété.

Pourquoi la localisation géographique influe-t-elle sur vos frais de notaire à 350 000 euros ?

Bien que le barème des émoluments soit national, le montant total des frais de notaire pour 350 000 euros n'est pas identique partout en France. Plusieurs facteurs géographiques peuvent faire varier la facture finale de plusieurs milliers d'euros, principalement en raison de la liberté laissée aux collectivités locales.

La disparité des taux départementaux

Les conseils départementaux ont la possibilité de fixer leur propre taux de taxe de publicité foncière dans une fourchette allant de 3,80 % à 4,50 %. Aujourd'hui, la très grande majorité des départements ont opté pour le taux maximal de 4,50 % pour compenser la baisse des dotations de l'État. Cependant, de rares exceptions subsistent (comme l'Indre ou Mayotte). Pour un achat de 350 000 euros, passer d'un taux de 3,80 % à 4,50 % représente une économie de 2 450 euros. Il est donc indispensable de vérifier le taux en vigueur dans le département visé avant de finaliser sa simulation de prêt.

Le cas particulier de l'Alsace-Moselle

Les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle bénéficient d'un régime juridique spécifique hérité de l'histoire. Si les taxes de mutation globales sont désormais alignées sur le régime national pour un achat de 350 000 euros, les frais liés à la publicité foncière diffèrent. Le système du Livre Foncier remplace le service classique de la publicité foncière. Les coûts d'inscription et certaines formalités administratives peuvent donc varier, ce qui influe marginalement sur la ligne "débours" du décompte du notaire.

Les taxes additionnelles en Île-de-France et zones spécifiques

Certaines zones géographiques, notamment en Île-de-France, peuvent appliquer des taxes additionnelles pour financer des projets d'infrastructure régionaux. Pour un bien de 350 000 euros, ces micro-taxes (souvent autour de 0,02 % ou 0,05 %) s'ajoutent aux frais de notaire classiques. De même, les débours peuvent varier selon la commune : une ville avec un droit de préemption urbain renforcé ou des diagnostics spécifiques (termites, risques naturels) obligera le notaire à effectuer plus de démarches payantes, augmentant ainsi légèrement les frais de formalités par rapport à une zone rurale moins réglementée.

Comment réduire les frais de notaire sur une transaction de 350 000 euros ?

Face à une dépense pouvant atteindre 28 000 euros pour un achat de 350 000 euros, il est naturel de chercher des moyens légaux d'optimisation. Plusieurs leviers permettent de réduire l'assiette de calcul des frais de notaire et ainsi d'alléger la facture finale de manière significative.

Distinguer le prix de vente des honoraires d'agence

Si vous passez par une agence immobilière pour votre bien de 350 000 euros, les honoraires sont souvent inclus dans le prix affiché (frais d'agence inclus). Pour réduire vos frais d'acquisition, il est impératif que le compromis de vente stipule que les honoraires de l'agence sont à la charge de l'acquéreur. Dans ce cas, le notaire calcule les taxes sur le prix net vendeur et non sur le prix FAI. Si les honoraires sont de 15 000 euros, vous ne paierez pas de frais de notaire sur ces 15 000 euros, ce qui représente une économie immédiate d'environ 1 200 euros.

Négocier la valeur du mobilier

L'autre levier majeur est la déduction du mobilier, comme nous le verrons en détail. En isolant la valeur de la cuisine, des dressings ou de l'électroménager, vous réduisez le montant imposable. Sur un budget de 350 000 euros, une évaluation réaliste à 10 000 euros de meubles permet de "gommer" 800 euros de frais de notaire. C'est une stratégie parfaitement légale et très répandue qui nécessite simplement un inventaire précis et chiffré annexé à l'acte de vente.

Solliciter une remise sur les émoluments

Bien que les tarifs soient réglementés, la loi autorise les notaires à accorder une remise partielle sur leur rémunération pour les transactions supérieures à 150 000 euros. Pour un achat de 350 000 euros, vous êtes donc éligible. Cette remise est plafonnée à 10 % de la part des émoluments calculée sur la tranche supérieure à 150 000 euros. Bien que modeste (quelques centaines d'euros), elle mérite d'être demandée lors du premier rendez-vous, surtout si l'étude gère l'ensemble de vos dossiers familiaux.

La déduction du mobilier et des équipements : optimiser la fiscalité sur un budget de 350 000 euros

Lors d'un achat de 350 000 euros, la valeur des meubles peut représenter une part non négligeable. Or, les droits de mutation ne s'appliquent qu'à l'immobilier "pur". En identifiant correctement les équipements, vous pouvez faire baisser vos frais de notaire de façon substantielle.

Quels éléments peut-on déduire fiscalement ?

Seuls les meubles "meublants" ou les équipements qui peuvent être retirés sans dégrader le bâti sont déductibles. Pour votre bien de 350 000 euros, cela inclut : la cuisine équipée (électroménager, meubles non fixés), les radiateurs électriques récents, les luminaires, les dressings non encastrés, ainsi que le mobilier de jardin ou les stores extérieurs. En revanche, les volets, les sanitaires ou les parquets sont considérés comme faisant partie intégrante de l'immeuble et ne peuvent pas être déduits de la base de calcul des frais de notaire.

L'importance de l'inventaire chiffré

Pour que cette déduction soit acceptée par l'administration fiscale et le notaire, vous devez établir une liste précise avec le vendeur. Chaque objet doit être associé à une valeur de marché (prix d'achat moins vétusté). Sur une transaction de 350 000 euros, il est d'usage de ne pas dépasser 5 % de la valeur globale pour le mobilier sans justificatifs détaillés (soit 17 500 euros). Au-delà de ce seuil, le fisc peut demander des factures pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une tentative de fraude visant à minimiser artificiellement le prix de vente immobilier.

Les limites imposées par les banques

Attention toutefois au financement : la plupart des banques ne financent pas la part mobilière dans le prêt immobilier. Si vous déduisez 15 000 euros de meubles sur vos 350 000 euros, l'organisme prêteur pourrait ne vous prêter que sur la base de 335 000 euros. Vous devrez donc être capable de payer ces 15 000 euros avec votre épargne personnelle. Il faut donc arbitrer entre l'économie réalisée sur les frais de notaire et la nécessité de conserver une trésorerie suffisante après l'achat.

La remise sur les émoluments : comment négocier la part du notaire sur un montant de 350 000 euros ?

La rémunération du notaire, bien qu'encadrée par un barème national, n'est pas totalement rigide. Depuis les réformes récentes, une certaine souplesse a été introduite, permettant aux acquéreurs de budgets significatifs comme 350 000 euros d'alléger leur facture globale.

Le plafond légal de 10 %

Le notaire a la faculté d'accorder une remise de 10 % au maximum sur ses émoluments. Cependant, cette remise ne porte pas sur l'intégralité du prix de 350 000 euros. Elle ne s'applique que sur la part des émoluments calculée sur la tranche supérieure à 150 000 euros. Concrètement, pour un achat de 350 000 euros, la remise s'appliquera sur la base de 200 000 euros (350 000 - 150 000). Cela représente une économie réelle de quelques centaines d'euros sur vos frais de notaire, ce qui n'est pas négligeable pour financer les premiers frais de déménagement.

L'obligation d'uniformité pour l'étude

Il existe une règle stricte : un notaire ne peut pas accorder une remise de manière arbitraire à un client et la refuser à un autre. S'il décide de pratiquer des remises pour les transactions de 350 000 euros, il doit les accorder à tous ses clients se trouvant dans la même situation. Cette politique doit être affichée dans son office. Il n'est donc pas tant question de "négocier" pied à pied que de demander si l'étude a mis en place cette politique de remise généralisée.

Dans quels cas la remise est-elle plus probable ?

Bien que la remise de 10 % soit la plus courante, il existe un taux exceptionnel de 40 % pour certains types de biens très spécifiques (logements sociaux, par exemple), mais cela ne concerne généralement pas une acquisition résidentielle classique de 350 000 euros. Pour maximiser vos chances de réduire les frais de notaire, privilégiez les études avec lesquelles vous avez une relation de long terme ou demandez conseil lors de la signature du compromis. Le notaire sera plus enclin à faire un geste s'il perçoit que vous êtes un client fidèle ou que le dossier est particulièrement bien préparé.

Financement : peut-on encore emprunter les frais de notaire pour un projet de 350 000 euros ?

C'est la question cruciale pour de nombreux acheteurs qui disposent d'un bon revenu mais de peu d'épargne. Financer l'achat de 350 000 euros est une chose, mais trouver les 28 000 euros supplémentaires pour les frais de notaire en est une autre.

Le durcissement des conditions d'octroi

Il faut être réaliste : financer un projet immobilier à "110 %" (prix du bien + frais) est devenu extrêmement difficile. Les autorités financières ont imposé des règles strictes aux banques, les obligeant à exiger que l'apport personnel couvre au moins les frais de notaire. Pour un achat de 350 000 euros, les banques demandent quasi systématiquement un apport minimal de 30 000 euros pour couvrir les frais d'acte et de garantie. Arriver sans aucun apport sur un projet de ce montant est aujourd'hui un motif fréquent de refus de prêt.

Les exceptions pour certains profils

Toutefois, quelques exceptions subsistent. Les jeunes actifs à fort potentiel (cadres, professions libérales) qui démarrent leur carrière peuvent parfois bénéficier d'une tolérance si leur capacité d'épargne future est élevée. Pour un budget de 350 000 euros, la banque peut accepter de financer les frais si l'emprunteur conserve une "épargne de précaution" après l'achat. Elle préférera prêter les frais de notaire plutôt que de voir son client vider totalement ses comptes, afin de s'assurer qu'il pourra faire face à d'éventuels imprévus (travaux, changement de chaudière).

L'apport, un levier de négociation du taux

Même si vous parvenez à trouver une banque acceptant de financer les frais pour vos 350 000 euros, sachez que cela se paiera souvent par un taux d'intérêt plus élevé. À l'inverse, disposer d'un apport couvrant les frais de notaire et une partie du prix du bien permet d'obtenir de meilleures conditions de crédit. Sur 20 ou 25 ans, l'économie réalisée sur les intérêts du prêt peut largement compenser l'effort consenti pour autofinancer les frais d'acquisition au départ. Il est donc souvent plus judicieux de différer son achat de quelques mois pour constituer l'apport nécessaire.

FAQ - Frais de notaire pour 350 000 euros

Quel est le montant exact des frais de notaire pour 350 000 € ?

Il n'y a pas de montant unique, car cela dépend de la nature du bien. Dans l'ancien, comptez environ 27 300 € (7,8 %). Dans le neuf, prévoyez environ 8 750 € (2,5 %).

Pourquoi les frais sont-ils moins élevés dans le neuf ?

Dans le neuf, l'acquéreur bénéficie de "frais réduits" car il paie déjà la TVA sur le prix d'achat. L'État allège donc les droits de mutation pour ne pas surtaxer l'immobilier récent.

Peut-on déduire la cuisine équipée pour payer moins de frais ?

Oui, en isolant la valeur du mobilier (cuisine, électroménager) dans le compromis de vente, vous réduisez l'assiette taxable. Sur 350 000 €, cela peut vous faire gagner plusieurs centaines d'euros.

Le notaire garde-t-il l'intégralité de la somme versée ?

Absolument pas. Environ 80 % de la somme est reversée à l'État et aux collectivités. Le notaire ne perçoit qu'environ 1 % à 1,5 % du prix de vente en rémunération réelle.

Est-il possible de négocier les frais de notaire ?

Seuls les émoluments (la part du notaire) peuvent faire l'objet d'une remise maximale de 10 % pour les ventes supérieures à 150 000 €. Les taxes, elles, sont non négociables.

Les frais de notaire sont-ils les mêmes dans tous les départements ?

Non, ils varient légèrement car chaque département fixe son taux de taxe de mutation (entre 3,80 % et 4,50 %). Pour 350 000 €, l'écart peut atteindre 2 450 € selon la localisation.

Quand doit-on payer les frais de notaire ?

La totalité des frais doit être versée au notaire par virement bancaire au plus tard le jour de la signature de l'acte authentique de vente.

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