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Mettre son logement en location

Arsalain EL KESSIR
Mettre son logement en location

✍ Les points à retenir

  • Estimation du loyer : Effectuez une recherche de marché pour déterminer le loyer approprié en fonction de la région, de la taille et des caractéristiques de votre logement.

  • Préparation du logement : Assurez-vous que le logement est en bon état, propre et prêt à accueillir des locataires. Effectuez les réparations nécessaires si besoin.

  • Annonce de location : Créez une annonce complète et attrayante en mettant en valeur les caractéristiques de votre logement. Utilisez des sites web et des plateformes de location pour diffuser votre annonce.

  • Sélection des locataires : Menez des entretiens avec les candidats locataires, vérifiez leurs antécédents de location et leurs références pour choisir des locataires fiables.

  • Contrat de location solide : Élaborez un contrat de location détaillé qui précise les droits et les responsabilités du locataire et du propriétaire, ainsi que les conditions de location.

Mettre son logement en location : les étapes clés pour réussir votre mise en bail

La mise en location d'un bien immobilier en 2026 demande une rigueur administrative et stratégique accrue. Face à un marché de plus en plus régulé, le propriétaire bailleur doit anticiper chaque aspect de la relation contractuelle pour transformer son investissement en une source de revenus pérenne. Réussir sa mise en bail ne se résume pas à trouver un occupant, mais consiste à instaurer un cadre juridique et technique solide dès les premiers échanges. Cette démarche permet de limiter les risques de vacance, de prévenir les impayés et de valoriser le patrimoine sur le long terme.

Définir sa stratégie locative : meublée ou nue

Avant même de publier une annonce de location, il est impératif de choisir le régime juridique qui encadrera le bail. La location nue, régie par la loi de 1989, offre une stabilité avec des baux de trois ans, mais une fiscalité souvent plus lourde au régime réel des revenus fonciers. À l'inverse, la location meublée (LMNP) permet des baux plus courts (un an ou neuf mois pour les étudiants) et offre des avantages fiscaux notables via l'amortissement du bien. En 2026, ce choix influence directement le profil des candidats et la rentabilité nette de l'opération. Il convient d'analyser la demande locale : un centre-ville dynamique privilégiera souvent le meublé, tandis que les zones résidentielles familiales seront plus propices à la location nue de longue durée.

La mise en conformité réglementaire du bien

Proposer un bien en location implique le respect scrupuleux des critères de décence. En 2026, les normes de performance énergétique sont devenues un pilier central de la réglementation. Un logement doit impérativement afficher une étiquette DPE conforme aux exigences légales pour être mis sur le marché. Outre l'aspect énergétique, le propriétaire doit s'assurer de la sécurité électrique, de l'absence de plomb ou d'amiante, et du bon fonctionnement des équipements essentiels. Cette préparation technique n'est pas qu'une contrainte légale ; elle constitue le premier argument de réassurance pour un locataire potentiel et réduit drastiquement les interventions de maintenance corrective durant les premiers mois du bail.

La structuration du dossier de mise en location

Une mise en location réussie repose sur une documentation transparente et complète. Le propriétaire doit préparer un dossier technique regroupant l'ensemble des diagnostics obligatoires, mais aussi les documents relatifs à la copropriété ou aux charges de fonctionnement. Anticiper la rédaction du contrat de bail et la préparation de l'état des lieux numérique permet de gagner en réactivité. En 2026, la digitalisation des processus facilite ces étapes, mais la vigilance humaine reste primordiale pour vérifier la cohérence des informations transmises. Un dossier bien structuré dès le départ témoigne du sérieux du bailleur et instaure une relation de confiance mutuelle avec l'occupant, facteur clé pour une gestion sereine.

Préparation du logement : décence, diagnostics et mise en valeur

La préparation physique et juridique du bien est le socle de toute mise en location performante. En 2026, un logement qui n'est pas immédiatement habitable et conforme ne pourra pas se positionner sur le haut du panier du marché locatif. Cette étape consiste à transformer un simple actif immobilier en un produit de location attractif, sain et sécurisé, répondant aux standards élevés des locataires actuels.

Le respect strict des critères de décence et de sécurité

Pour qu'une location soit légale, le logement doit être décent. Cela signifie qu'il ne doit pas présenter de risques manifestes pour la sécurité physique ou la santé des occupants. En 2026, la décence inclut une surface minimale (9m² ou 20m³), une étanchéité à l'air et à l'eau, ainsi qu'une aération suffisante. Les installations de gaz et d'électricité doivent faire l'objet d'un examen minutieux. Une mise en location sans ces vérifications expose le bailleur à des sanctions judiciaires lourdes et à l'obligation de réaliser des travaux en urgence, souvent à des coûts plus élevés que s'ils avaient été anticipés.

La réalisation des diagnostics techniques obligatoires

Le Dossier de Diagnostic Technique (DDT) est une pièce maîtresse de la mise en location. Il doit être annexé au bail et tenu à disposition des candidats. En 2026, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est scruté avec une attention particulière en raison des interdictions progressives de louer les passoires thermiques. S'y ajoutent le constat de risque d'exposition au plomb (Crep), l'état des risques et pollutions (ERP), ainsi que les diagnostics électricité et gaz si les installations ont plus de 15 ans. Fournir des diagnostics récents et clairs est une obligation de transparence qui sécurise juridiquement la location et évite toute contestation ultérieure sur l'état réel du logement.

Le home staging et la valorisation visuelle pour la location

Une fois la conformité assurée, la mise en valeur esthétique permet de déclencher le coup de coeur. Le "home staging" locatif ne nécessite pas de gros investissements : une peinture neutre et propre, un nettoyage professionnel et une optimisation de la luminosité suffisent souvent. Pour une location meublée, le choix d'un mobilier moderne et fonctionnel est déterminant. En 2026, la qualité des photos dans l'annonce est le premier filtre utilisé par les locataires. Un logement bien mis en valeur se loue en moyenne 20% plus vite, réduisant ainsi le coût de la vacance locative, qui est le premier ennemi de la rentabilité d'un bailleur.

Fixation du loyer : analyse du marché, encadrement et charges

Déterminer le juste prix de location est un équilibre délicat entre l'optimisation des revenus fonciers et la réalité économique du marché. Un loyer trop élevé entraîne une vacance prolongée et un turnover important, tandis qu'un loyer trop bas pénalise la rentabilité de l'investissement. En 2026, plusieurs paramètres législatifs et économiques encadrent strictement cette décision.

Critère de fixationImpact sur la locationVigilance bailleur
Zone géographique Détermine le plafond de loyer en zone tendue. Vérifier le décret d'encadrement annuel.
État du bien Permet d'appliquer un complément de loyer. Justifier par des prestations exceptionnelles.
Charges locatives Impacte le reste à vivre du locataire. Évaluer précisément les provisions annuelles.
Performance DPE Interdiction d'augmenter le loyer (F et G). Rénover avant la mise en location.

L'analyse comparative du marché locatif

Pour fixer le loyer, il est essentiel d'étudier les annonces de location pour des biens similaires dans le même quartier. Il faut prendre en compte la surface, le nombre de pièces, mais aussi les annexes comme un balcon, une cave ou une place de parking. En 2026, l'accès aux données des observatoires locaux des loyers permet d'avoir une vision précise des prix médians pratiqués. Cette analyse aide à positionner le bien de manière compétitive, attirant ainsi un plus grand nombre de dossiers de qualité tout en restant cohérent avec la valeur réelle du service rendu.

Le respect des dispositifs d'encadrement des loyers

Dans de nombreuses métropoles, le loyer de location est plafonné par un loyer de référence majoré. Le dépassement de ce seuil n'est autorisé que via un complément de loyer justifié par des caractéristiques de confort ou de localisation exceptionnelles (terrasse de plain-pied, vue monument, etc.). En 2026, les contrôles sont fréquents et un locataire peut contester un loyer abusif devant la commission de conciliation. Le bailleur doit donc être rigoureux : un loyer conforme évite non seulement des sanctions administratives mais stabilise aussi la location en instaurant un sentiment d'équité chez l'occupant.

L'estimation précise des charges locatives

Le coût global pour le locataire comprend le loyer et les charges. Une mauvaise estimation des charges peut fausser la solvabilité du candidat et entraîner des régularisations annuelles douloureuses. En 2026, avec la volatilité des prix de l'énergie, il est recommandé de baser les provisions pour charges sur les trois derniers décomptes annuels de la copropriété. Une transparence totale sur ce que couvrent les charges (eau, entretien des communs, taxes d'ordures ménagères) renforce le sérieux de l'offre de location et permet au locataire de mieux anticiper son budget mensuel.

Annonces et publicité : comment attirer les meilleurs profils ?

Une annonce de location percutante est le premier filtre de sélection des candidats. À l'ère du numérique, la visibilité du bien dépend de la qualité du contenu textuel et visuel proposé. L'objectif est de générer des contacts qualifiés pour limiter le temps consacré aux visites inutiles et trouver rapidement le locataire idéal pour votre location.

La rédaction d'un descriptif informatif et honnête

Le titre de l'annonce doit être explicite : type de bien, surface, localisation exacte et atout principal. Le corps du texte doit détailler la composition du logement, les équipements disponibles (surtout pour une location meublée) et les commodités de proximité (transports, commerces, écoles). En 2026, mentionner explicitement l'étiquette DPE et le montant des charges est une obligation légale. Une annonce honnête, qui ne cache pas les éventuels points faibles, attire des candidats conscients de l'offre, ce qui augmente le taux de transformation lors des visites physiques.

L'utilisation de visuels professionnels

La photographie est le premier élément cliqué dans une recherche de location. Il est conseillé d'utiliser un appareil de qualité, de prendre les clichés en journée par beau temps et de ranger parfaitement le logement. Les vues grand-angle permettent de mieux appréhender l'espace. En 2026, la visite virtuelle à 360° est devenue un standard pour les biens de qualité, permettant aux candidats éloignés géographiquement de se projeter. Ces outils réduisent le nombre de visites "curieuses" et privilégient les profils réellement intéressés par la location de votre bien.

Le choix des canaux de diffusion

Multiplier les plateformes de diffusion augmente les chances de succès. Outre les sites généralistes incontournables, il peut être pertinent de diffuser l'offre de location sur des réseaux spécialisés ou des groupes de réseaux sociaux locaux. Pour une location haut de gamme ou spécifique (colocation, bail mobilité), certains portails dédiés offrent un ciblage plus fin. En 2026, la réactivité aux messages est cruciale : les meilleurs dossiers partent vite. Utiliser un calendrier de réservation de visites en ligne peut automatiser cette étape et projeter une image de gestion moderne et organisée.

Sélection des locataires : étude du dossier et vérification de la solvabilité

Choisir le bon locataire est l'étape la plus stressante mais aussi la plus déterminante de la mise en location. La solvabilité financière est le critère numéro un, mais le comportement et le sérieux du candidat jouent également un rôle majeur dans la pérennité du bail. En 2026, le propriétaire dispose d'outils plus performants pour sécuriser ce choix.

La liste des pièces justificatives autorisées

La loi encadre strictement les documents que vous pouvez demander à un candidat à la location. Le dossier doit comprendre une pièce d'identité, un justificatif de domicile, un contrat de travail et les derniers justificatifs de ressources (bulletins de salaire, avis d'imposition). En 2026, demander des documents interdits (relevés de compte bancaire, dossier médical, etc.) est passible d'amendes administratives. Une vérification minutieuse de l'authenticité des pièces est indispensable : l'utilisation des services de vérification en ligne des avis d'imposition est un excellent moyen de détecter les dossiers frauduleux.

L'analyse du ratio de solvabilité

La règle d'usage en location veut que le loyer (charges comprises) ne dépasse pas le tiers des revenus nets du foyer. Ce ratio de 33% garantit que le locataire conserve un reste à vivre suffisant pour ses dépenses courantes. En 2026, pour les revenus plus modestes, il est courant de demander une garantie supplémentaire. Il faut également prendre en compte la stabilité professionnelle : un contrat à durée indéterminée (CDI) hors période d'essai reste le standard, mais de nombreux profils d'indépendants ou de freelances présentent des garanties solides s'ils peuvent justifier de deux ans d'activité pérenne.

La mise en place de garanties solides

Pour sécuriser le paiement, plusieurs options s'offrent au bailleur. La caution solidaire d'un proche est la méthode traditionnelle, mais elle peut être difficile à actionner juridiquement. La garantie Visale, dispositif public gratuit, est extrêmement efficace pour les jeunes et les salariés précaires. Enfin, l'assurance loyers impayés (GLI) souscrite par le propriétaire offre une protection maximale, mais elle impose des critères de sélection de locataire très rigides. En 2026, choisir la garantie adaptée au profil du locataire permet de concrétiser la location tout en protégeant son cash-flow immobilier.

Signature du bail : choisir le bon contrat selon votre stratégie locative

Le contrat de bail est la loi des parties. Sa rédaction doit être irréprochable pour éviter toute nullité de clause qui pourrait se retourner contre le bailleur. En 2026, le recours à un contrat type réglementaire est obligatoire pour toute location à usage de résidence principale, mais plusieurs options de durée et de modalités existent selon vos objectifs.

Le bail de location nue classique

C'est le contrat standard pour une résidence principale. Sa durée minimale est de trois ans (si le bailleur est une personne physique) et il est renouvelable par tacite reconduction. Ce contrat offre la plus grande sécurité pour le locataire, ce qui favorise les locations de longue durée. En 2026, ce bail reste le favori des familles. Pour le propriétaire, il garantit une stabilité des revenus, mais limite les possibilités de reprise du bien, qui ne peut se faire qu'à l'échéance du bail pour vente, pour habiter soi-même ou pour motif légitime et sérieux.

Le bail meublé et le bail mobilité

Pour plus de flexibilité, la location meublée propose un bail d'un an renouvelable. Si le locataire est étudiant, la durée peut être réduite à neuf mois sans reconduction automatique. Le bail mobilité, créé pour les personnes en formation, mission professionnelle ou stage, permet une location de un à dix mois maximum. En 2026, ces contrats sont très prisés dans les zones urbaines pour leur souplesse. Attention toutefois : le logement doit comporter une liste d'équipements minimum définie par décret pour être qualifié de meublé, sous peine de requalification en location nue.

Les clauses indispensables et les documents annexes

Outre le montant du loyer et la durée, le bail doit mentionner la clause résolutoire (pour impayés ou troubles de voisinage) et la clause de révision annuelle basée sur l'Indice de Référence des Loyers (IRL). En 2026, il est également crucial d'annexer la notice d'information relative aux droits et obligations, le DDT, et l'extrait du règlement de copropriété concernant la destination de l'immeuble. Une signature électronique, sécurisée et certifiée, facilite grandement cette étape finale de la mise en location tout en garantissant l'intégrité du document original.

État des lieux et dépôt de garantie : sécuriser l'entrée dans les lieux

L'entrée dans les lieux marque le début effectif de la location. C'est un moment de constatation technique et financière qui protège les deux parties. Un état des lieux bâclé est souvent la source principale des litiges en fin de bail. En 2026, la précision et l'utilisation d'outils modernes sont les meilleures garanties pour une sortie de location sans accrocs.

L'importance de l'état des lieux contradictoire

L'état des lieux doit être réalisé en présence du locataire et du propriétaire (ou de son mandataire). Il doit décrire précisément l'état de chaque pièce, des sols aux plafonds, ainsi que le fonctionnement des équipements et des serrures. En 2026, l'usage d'une application sur tablette avec prise de photos intégrées est fortement recommandé. Chaque dégradation, même minime, doit être notée. Ce document servira de base de comparaison au moment de la restitution du logement. Un état des lieux rigoureux responsabilise le locataire dès le début de la location concernant le soin à apporter au bien.

Le versement et l'encaissement du dépôt de garantie

Le dépôt de garantie sert à couvrir les éventuels manquements du locataire (loyers impayés, dégradations, défaut d'entretien). Son montant est limité à un mois de loyer hors charges pour une location nue, et deux mois pour une location meublée. Il doit être versé au moment de la signature du bail ou de la remise des clés. En 2026, le propriétaire est en droit d'encaisser cette somme immédiatement. Ce capital constitue une réserve de sécurité indispensable pour le bailleur tout au long de la location, assurant qu'il pourra remettre le bien en état sans impacter sa trésorerie personnelle au départ de l'occupant.

La remise des clés et des informations pratiques

L'acte symbolique de la remise des clés conclut l'entrée dans les lieux. Le bailleur doit fournir tous les exemplaires nécessaires (porte d'entrée, boîte aux lettres, parties communes). C'est aussi le moment idéal pour expliquer au locataire le fonctionnement technique du logement : emplacement du compteur électrique, coupure d'eau, programmateur de chauffage. En 2026, fournir un livret d'accueil numérique avec les contacts d'urgence et les règles de l'immeuble est un "plus" apprécié qui favorise une location respectueuse et réduit les appels inutiles au propriétaire pour des questions d'usage courant.

Gestion de la location : encaissement, quittances et entretien courant

Une fois le locataire installé, la phase de gestion commence. Elle demande de la régularité et une bonne communication pour éviter que des petits problèmes ne se transforment en litiges. Gérer sa location soi-même ou via un professionnel demande de suivre un calendrier précis d'obligations comptables et techniques.

Le suivi des paiements et l'émission des quittances

Le loyer doit être payé à la date convenue dans le bail (souvent en début de mois). Le virement bancaire automatique est la méthode la plus sécurisée pour les deux parties. Dès réception du paiement total (loyer + charges), le propriétaire a l'obligation de délivrer gratuitement une quittance de location si le locataire en fait la demande. En 2026, l'envoi dématérialisé par email est la norme. Ce document est indispensable au locataire pour justifier de son domicile ou obtenir des aides au logement. Un suivi rigoureux permet de détecter un retard de paiement dès les premiers jours et d'agir par un simple rappel amiable avant que la dette ne s'accumule.

La répartition des travaux et de l'entretien

Durant la location, le propriétaire et le locataire ont des responsabilités distinctes concernant le logement. Le locataire doit assurer l'entretien courant (remplacement des joints, nettoyage des filtres, entretien annuel de la chaudière) et les menues réparations. Le propriétaire doit prendre en charge les grosses réparations et le remplacement des équipements vétustes (chauffe-eau en panne, fuite importante sur canalisation encastrée). En 2026, une communication fluide sur ces sujets évite la dégradation prématurée du bien. Un bailleur réactif pour les travaux qui lui incombent fidélise son locataire et préserve la valeur de son actif en location.

La révision annuelle du loyer et la régularisation des charges

Chaque année, à la date anniversaire du bail, le loyer peut être révisé si une clause le prévoit. Cette augmentation est plafonnée par l'Indice de Référence des Loyers (IRL) publié par l'INSEE. Parallèlement, le propriétaire doit procéder à la régularisation annuelle des charges : il compare les provisions versées par le locataire avec les dépenses réelles de la copropriété. En 2026, un décompte clair doit être envoyé au locataire un mois avant la régularisation. Ce sérieux administratif assure la transparence financière de la location et évite les contestations lors de la clôture des comptes ou du départ du locataire.

Fin du bail et restitution du dépôt de garantie : les règles de sortie

La fin de la location est une étape sensible qui demande le respect de délais légaux stricts pour le congé. C'est au moment de la restitution des clés et du rapprochement des états des lieux que se joue le solde financier de la relation. Une sortie de location bien gérée est le signe d'une expérience immobilière réussie.

Les modalités de congé et les délais de préavis

Le locataire peut donner son congé à tout moment en respectant un préavis de trois mois pour une location nue, ou un mois en zone tendue ou en meublé. Le propriétaire, lui, ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail avec un préavis de six mois (trois mois en meublé) et pour un motif légal. En 2026, toute demande de congé doit être notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte d'huissier. Le respect de ces délais est impératif : un congé hors délai ou mal justifié entraîne la reconduction automatique du bail de location pour une nouvelle période.

L'état des lieux de sortie et la constatation des dégradations

Au jour de la remise des clés, l'état des lieux de sortie est comparé à celui d'entrée. Il faut distinguer l'usure normale (vétusté) des dégradations causées par le locataire. En 2026, l'utilisation d'une grille de vétusté permet d'objectiver les retenues financières : un locataire n'a pas à payer pour une peinture qui a jauni naturellement après cinq ans, mais il est responsable d'un trou dans une porte ou d'une moquette brûlée. La clarté de cette distinction est essentielle pour clore la location sans tension. Si le logement est rendu identique, le dépôt de garantie doit être restitué rapidement.

Les délais légaux de restitution du dépôt de garantie

Si l'état des lieux de sortie est conforme à l'entrée, le bailleur dispose d'un mois pour rendre le dépôt de garantie. En cas de dégradations constatées, ce délai est porté à deux mois. Le propriétaire peut retenir les sommes nécessaires aux réparations sur présentation de devis ou de factures, ainsi qu'une provision (maximum 20%) en attente de la régularisation annuelle des charges de copropriété. En 2026, tout retard de restitution injustifié expose le propriétaire à une pénalité de 10% du loyer mensuel par mois de retard. Une gestion rigoureuse de cette étape finale protège la réputation du bailleur et conclut proprement le cycle de location.

Fiscalité de la location : optimiser vos revenus fonciers ou BIC

La rentabilité réelle d'une location se juge après impôts. Le choix du régime fiscal peut faire varier le rendement net de plusieurs points. En 2026, la fiscalité immobilière reste un levier d'optimisation puissant pour le propriétaire averti, à condition de maîtriser les spécificités de chaque catégorie de revenus.

Les revenus fonciers : micro-foncier ou régime réel

Pour la location nue, les revenus sont taxés dans la catégorie des revenus fonciers. Le régime micro-foncier offre un abattement forfaitaire de 30% sur les loyers encaissés si ces derniers sont inférieurs à un certain seuil. Cependant, le régime réel est souvent plus avantageux dès lors que les charges (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, assurance) dépassent ces 30%. En 2026, le déficit foncier généré par des travaux de rénovation peut être déduit du revenu global, offrant un gain fiscal immédiat significatif. C'est un outil précieux pour ceux qui investissent dans l'ancien avant une mise en location.

Le régime LMNP et les bénéfices industriels et commerciaux (BIC)

La location meublée dépend du régime BIC. Le micro-BIC permet un abattement forfaitaire de 50% sur les revenus. Plus puissant encore, le régime réel simplifié en LMNP permet de déduire l'ensemble des charges et, surtout, de pratiquer l'amortissement comptable du bien et du mobilier. En 2026, cette stratégie permet souvent de percevoir des loyers nets d'impôts pendant de nombreuses années. Ce régime est particulièrement adapté aux investisseurs urbains cherchant à maximiser leur cash-flow tout en minimisant la pression fiscale associée à la location de courte ou moyenne durée.

Les dispositifs de défiscalisation et les crédits d'impôt

Certains dispositifs incitatifs permettent de réduire directement l'impôt en contrepartie d'une mise en location à loyer plafonné (comme le dispositif Loc'Avantages). De plus, en 2026, les travaux visant à améliorer la performance énergétique du logement mis en location peuvent ouvrir droit à des aides spécifiques ou des déductions fiscales renforcées. Il est conseillé de consulter un expert-comptable pour valider le montage fiscal le plus adapté à son patrimoine global. Une fiscalité maîtrisée est le garant d'une location durablement rentable et d'une sérénité financière face à l'administration fiscale.

FAQ - Mettre son logement en location

Est-il obligatoire de passer par une agence pour une location ?

Non, il n'est absolument pas obligatoire de solliciter une agence immobilière pour mettre son bien en location. De nombreux propriétaires gèrent eux-mêmes les visites, les dossiers et le bail pour économiser les frais de gestion. Cependant, passer par un professionnel peut être un gain de temps précieux pour la sélection des locataires et assure une conformité juridique parfaite, surtout si vous résidez loin du logement mis en location.

Puis-je refuser un locataire parce qu'il a des animaux ?

Dans le cadre d'une location d'habitation classique, il est interdit d'interdire la présence d'animaux familiers dans le bail. Toute clause contraire serait jugée nulle. Le locataire est libre de vivre avec ses animaux, à condition qu'ils ne causent pas de troubles de voisinage et ne dégradent pas le logement. La seule exception concerne les chiens de première catégorie dits dangereux, dont la détention peut être soumise à conditions ou interdite dans certains règlements de copropriété.

Quel est le montant maximum du dépôt de garantie en 2026 ?

Le montant du dépôt de garantie dépend du type de location. Pour une location nue, il est limité à un mois de loyer hors charges. Pour une location meublée, il peut s'élever jusqu'à deux mois de loyer hors charges. Cette somme doit être fixée dans le contrat de bail et ne peut pas être révisée en cours de location, même si le loyer augmente annuellement via l'indice de référence.

Que faire si le locataire ne paie plus son loyer ?

En cas d'impayé, la réactivité est primordiale. Il faut d'abord tenter une résolution amiable (appel, rappel écrit). Si cela échoue, envoyez une mise en demeure par lettre recommandée. Si le bail contient une clause résolutoire, vous devez faire appel à un commissaire de justice pour délivrer un commandement de payer. Si vous avez souscrit une assurance loyers impayés, contactez votre assureur immédiatement. En 2026, les procédures de location protègent le bailleur si les étapes légales sont suivies avec précision.

Le DPE est-il obligatoire pour une location de courte durée ?

Oui, le Diagnostic de Performance Énergétique est obligatoire pour toute location, y compris pour les baux de courte durée comme le bail mobilité ou la location meublée touristique dans de nombreuses communes. Le résultat du DPE doit être mentionné dans l'annonce publicitaire. Seules les locations saisonnières de très courte durée (moins de 4 mois par an) bénéficient parfois d'exceptions, mais la tendance en 2026 est à la généralisation du DPE pour tous les types d'occupation.

Peut-on demander un garant si on a déjà une assurance loyers impayés ?

En règle générale, la loi interdit de cumuler un garant physique (caution solidaire) et une assurance loyers impayés (GLI), sauf si le locataire est un étudiant ou un apprenti. Pour tous les autres profils, vous devez choisir l'un des deux dispositifs pour votre location. Cumuler les deux de manière illégale pourrait rendre votre assurance GLI caduque en cas de sinistre, car le contrat d'assurance repose sur le respect strict des dispositions législatives en vigueur.

Le locataire peut-il sous-louer le logement ?

La sous-location est interdite par principe, sauf si le locataire obtient l'accord écrit et explicite du propriétaire, ainsi que son accord sur le montant du loyer de sous-location (qui ne peut pas dépasser le loyer de la location principale). En 2026, avec l'essor des plateformes collaboratives, cette règle est très surveillée. Une sous-location non autorisée constitue un motif légitime et sérieux de résiliation du bail par le propriétaire et peut entraîner des dommages et intérêts.

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