Les taux immobiliers de CIC

Taux immobiliers CIC 2026
| Durée du prêt | Taux moyen | Votre taux |
|---|---|---|
| 7 ans | 3,45 % | |
| 10 ans | 3,55 % | |
| 15 ans | 3,95 % | |
| 20 ans | 4,05 % | |
| 25 ans | 4,20 % |
Les différents types de crédits immobiliers disponibles au CIC
Le CIC propose une gamme étendue de solutions de financement pour accompagner les particuliers dans leurs projets d'acquisition. Qu'il s'agisse de l'achat d'une résidence principale, d'un investissement locatif ou de l'acquisition d'une résidence secondaire, l'établissement adapte ses structures de prêt aux besoins spécifiques de chaque emprunteur. La diversité des contrats permet de moduler les caractéristiques du crédit en fonction de la stratégie patrimoniale et de la capacité de remboursement du foyer.
| Type de crédit | Usage principal | Caractéristique majeure |
|---|---|---|
| Prêt à taux fixe | Résidence principale | Sécurité et mensualités constantes |
| Prêt In Fine | Investissement locatif | Optimisation fiscale des intérêts |
| Prêt Relais | Achat avant revente | Soudure financière court terme |
| Prêt modulable | Tous types de projets | Flexibilité des échéances |
Le prêt à taux fixe pour une visibilité long terme
Le prêt à taux fixe est le produit standard du CIC. Ce crédit permet de figer le taux d'intérêt dès la signature de l'offre de prêt pour toute la durée de l'emprunt. Cette stabilité garantit à l'emprunteur que ses mensualités ne varieront jamais, quelles que soient les évolutions des marchés financiers ou des taux directeurs. C'est la solution de sécurité par excellence, particulièrement recommandée pour l'achat d'une résidence principale où la maîtrise du budget familial est une priorité. Le tableau d'amortissement remis au départ définit précisément la part de capital et d'intérêts remboursée chaque mois.
L'investissement locatif avec le prêt In Fine
Pour les investisseurs cherchant à maximiser leur rentabilité fiscale, le CIC propose le prêt In Fine. Contrairement au prêt amortissable classique, l'emprunteur ne rembourse que les intérêts et l'assurance pendant toute la durée du crédit. Le capital est remboursé en une seule fois, lors de la dernière échéance. Ce mécanisme permet de maintenir une charge d'intérêts élevée tout au long du prêt, ce qui est avantageux pour les contribuables fortement imposés qui peuvent déduire ces intérêts de leurs revenus fonciers. Généralement, ce prêt est adossé à un produit d'épargne qui servira à solder le capital au terme du contrat.
Le prêt relais pour assurer la transition immobilière
Le CIC accompagne les propriétaires souhaitant acquérir un nouveau bien avant d'avoir vendu leur logement actuel grâce au prêt relais. Ce crédit de courte durée (généralement 12 à 24 mois) permet de débloquer une partie de la valeur nette du bien en vente pour financer l'apport de la nouvelle acquisition. L'emprunteur ne paie durant cette période que les intérêts (ou peut choisir une franchise totale) et dispose du temps nécessaire pour réaliser sa vente sans précipitation. Une fois la transaction effectuée, le capital du prêt relais est remboursé sans pénalités de remboursement anticipé, permettant de basculer sur un financement classique pour le solde.
Comment le CIC détermine-t-il votre taux d'intérêt personnalisé ?
L'attribution d'un taux d'intérêt au CIC n'est pas uniforme. Elle repose sur une analyse multicritère visant à évaluer le niveau de risque représenté par le dossier et la rentabilité globale de la relation entre la banque et son client. Le conseiller dispose de grilles de référence, mais le taux final est le résultat d'un scoring interne précis.
La qualité du dossier et le comportement bancaire
Le premier levier de personnalisation du taux concerne la gestion des comptes. Le CIC examine avec attention les trois derniers mois de relevés bancaires. L'absence d'incidents de paiement, de découverts ou de commissions d'intervention est un prérequis indispensable pour accéder aux meilleurs barèmes. Un client qui démontre une capacité d'épargne régulière prouve son sérieux budgétaire. Plus le profil est jugé "sain", plus la banque est encline à faire un effort sur le taux nominal pour capter un client de qualité.
Le coût du refinancement et les conditions de marché
Pour prêter de l'argent, le CIC doit lui-même emprunter sur les marchés financiers ou utiliser les dépôts de ses clients. Le taux personnalisé dépend donc étroitement des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) et de l'OAT 10 ans (Obligation Assimilable du Trésor). La banque applique une marge commerciale au-dessus de son coût de revient pour couvrir ses frais de fonctionnement et le coût du risque. Lorsque les conditions de marché sont volatiles, les barèmes personnalisés sont ajustés fréquemment pour préserver l'équilibre financier de l'établissement.
La stratégie commerciale et la multidétention
Le crédit immobilier est considéré au CIC comme un produit d'appel. La banque peut accepter de réduire sa marge sur le taux d'intérêt si le client accepte de souscrire à d'autres services. La domiciliation des revenus est systématiquement demandée, mais la souscription d'équipements complémentaires (assurances, prévoyance, télésurveillance ou forfaits mobiles) permet souvent de débloquer une décote supplémentaire. Le taux personnalisé reflète ainsi la valeur globale de la relation client sur le long terme.
L'impact de l'apport personnel sur le barème de taux du CIC
L'apport personnel est l'un des piliers majeurs dans la détermination du taux proposé par le CIC. Il représente l'effort financier immédiat de l'emprunteur et sert de garantie morale et financière pour la banque. Un apport conséquent réduit le montant emprunté par rapport à la valeur du bien, ce qui diminue mécaniquement le risque pour l'établissement prêteur.
Le seuil minimal des 10 % comme norme
D'une manière générale, le CIC exige un apport personnel couvrant au minimum les frais annexes, soit environ 10 % du montant de l'acquisition. Cette somme est destinée à payer les émoluments du notaire, les taxes de publicité foncière et les frais de dossier. Présenter ce minimum est souvent la condition sine qua non pour que le dossier soit instruit. Sans apport, le projet est considéré comme un financement à 110 %, une pratique devenue extrêmement rare et réservée à de très rares profils à fort potentiel de revenus futurs.
Les tranches de taux selon la quotité de financement
Le barème de taux du CIC est souvent segmenté en fonction de la quotité de financement. Un emprunteur apportant 20 % ou 30 % du montant total du projet accède généralement à une tranche de taux plus avantageuse. Plus l'apport est massif, plus la banque considère que le risque de perte en cas de revente forcée est faible. Cette sécurité supplémentaire accordée à la banque est récompensée par une baisse du taux d'intérêt, permettant ainsi de diminuer le coût total du crédit sur la durée totale du contrat.
La conservation d'une épargne résiduelle
L'apport ne doit pas nécessairement vider intégralement les comptes de l'emprunteur. Le CIC apprécie que le client conserve une "épargne résiduelle" après l'achat. Cette épargne de précaution rassure la banque sur la capacité de l'emprunteur à faire face à des imprévus (travaux, changement de véhicule, aléas de la vie) sans mettre en péril le remboursement de ses mensualités. Un dossier avec un apport équilibré et une épargne résiduelle conservée sur des produits maison sera toujours mieux perçu qu'un dossier où chaque euro disponible est injecté dans l'apport.
Le profil emprunteur au CIC : revenus, stabilité et reste à vivre
Pour valider un financement et fixer les conditions de taux, le CIC procède à une analyse fine de la situation socioprofessionnelle de l'emprunteur. L'objectif est de s'assurer de la pérennité des revenus et de la capacité du foyer à maintenir son niveau de vie tout en remboursant ses échéances immobilières.
La nature du contrat de travail et l'ancienneté
La stabilité professionnelle est un critère déterminant au CIC. Les profils bénéficiant d'un CDI (Contrat à Durée Indéterminée) ayant validé leur période d'essai, ou les fonctionnaires, sont les plus favorisés. Pour les travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, professions libérales) ou les chefs d'entreprise, la banque demande généralement les trois derniers bilans pour s'assurer de la récurrence et de la progression des revenus. L'ancienneté dans le secteur d'activité est scrutée pour valider la solidité du profil professionnel face aux cycles économiques.
Le taux d'endettement et le respect des normes HCSF
Le CIC applique scrupuleusement les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF). Le taux d'endettement, qui correspond au rapport entre les charges de crédit et les revenus nets, ne doit normalement pas dépasser 35 %. Si la banque dispose d'une marge de flexibilité pour environ 20 % de sa production de crédits, elle réserve ces dérogations aux dossiers présentant les garanties les plus solides. Le calcul intègre l'ensemble des crédits en cours (consommation, auto, revolving) pour obtenir une vision globale de la charge de la dette.
Le reste à vivre et le saut de charge
Au-delà du pourcentage d'endettement, le CIC calcule le reste à vivre, soit la somme qu'il reste au foyer une fois toutes les charges fixes payées. Ce montant doit être suffisant pour couvrir les dépenses courantes (alimentation, transport, impôts) selon la composition de la famille. Enfin, la banque étudie le "saut de charge", c'est-à-dire la différence entre le loyer actuel et la future mensualité de crédit. Un saut de charge faible ou nul est un élément très positif qui démontre que l'emprunteur a déjà l'habitude de supporter un poids financier équivalent à celui du futur prêt.
Pourquoi les taux du CIC varient-ils selon les banques régionales ?
Le CIC est structuré en plusieurs banques régionales (CIC Nord Ouest, CIC Ouest, CIC Sud Ouest, CIC Lyonnaise de Banque, CIC Est, CIC Île-de-France). Bien que l'identité visuelle et les produits soient communs, chaque banque régionale dispose d'une autonomie de gestion qui explique les disparités de taux observées sur le territoire.
L'autonomie de refinancement et de pilotage
Chaque direction régionale du CIC pilote son propre bilan. Elles disposent de leurs propres objectifs de croissance et de leurs propres réserves. Si une banque régionale a besoin de capter de nouveaux clients pour atteindre ses objectifs annuels, elle peut décider de lancer des campagnes de taux promotionnels très agressives. À l'inverse, une région ayant déjà atteint ses quotas de production pourra relever ses barèmes pour ralentir les demandes. Cette autonomie permet une réactivité locale indispensable face à la concurrence directe des autres réseaux bancaires territoriaux.
La réalité du marché immobilier local
Le risque n'est pas le même selon que l'on finance un bien à Paris, à Lyon ou en zone rurale. Le CIC intègre dans ses grilles de taux la liquidité du marché local. Dans les zones tendues où les biens se revendent rapidement, la banque prend moins de risques sur la valeur de sa garantie réelle. Dans les zones géographiques économiquement moins dynamiques, le risque de dépréciation du bien est plus fort, ce qui peut se traduire par une légère majoration du taux. Chaque banque régionale adapte donc son barème à la réalité économique de sa zone d'implantation.
La concurrence territoriale spécifique
Le paysage bancaire varie d'une région à l'autre. Dans certaines zones, les banques mutualistes concurrentes peuvent être très offensives. Pour rester compétitive et maintenir ses parts de marché, la banque régionale du CIC concernée doit ajuster ses tarifs. Les taux proposés sont donc le reflet de la lutte commerciale locale. Un emprunteur pourra ainsi constater un écart de quelques points de base pour un profil identique s'il sollicite une caisse du CIC dans l'Est de la France ou dans le Sud-Ouest.
Les solutions de financement spécifiques : Prêt à Taux Zéro (PTZ) et prêts aidés
En complément de ses prêts classiques, le CIC distribue l'ensemble des dispositifs d'aide à l'accession à la propriété mis en place par l'État. Ces prêts spécifiques permettent de réduire le coût global du financement en proposant des conditions de taux avantageuses sur une partie du capital emprunté.
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) pour les primo-accédants
Le CIC est habilité à distribuer le PTZ, destiné aux personnes qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. Ce prêt sans intérêt permet de financer une partie de l'acquisition, sous conditions de ressources et de zone géographique. Le montant accordé dépend de la composition du foyer et de la performance énergétique du logement. Le conseiller CIC intègre ce prêt dans un plan de financement global dit "lissé", afin que l'emprunteur paie une mensualité constante malgré la présence de plusieurs lignes de crédit.
Le Prêt à l'Accession Sociale (PAS)
Le Prêt à l'Accession Sociale est un autre dispositif que le CIC peut mobiliser pour les ménages aux revenus modestes. Le PAS ouvre droit, sous certaines conditions, à l'Aide Personnalisée au Logement (APL) accession, bien que celle-ci soit désormais très restreinte. Son principal avantage réside dans des frais de garantie réduits et un plafonnement des frais de dossier. C'est un outil sécurisant qui permet de financer jusqu'à 100 % du coût de l'opération, tout en bénéficiant de la garantie de l'État via le Fonds de Garantie de l'Accession Sociale.
Les prêts bonifiés et offres locales
Le CIC peut également proposer des prêts bonifiés liés à des conventions spécifiques ou à des partenariats avec des collectivités locales. Certaines régions ou départements proposent des aides aux accédants qui peuvent être couplées avec le prêt principal. De plus, pour les investissements dans le neuf ou la rénovation énergétique, des prêts à taux réduits spécifiques peuvent être activés si le logement respecte certains critères environnementaux. L'expertise du conseiller CIC consiste à identifier ces leviers pour faire baisser le taux moyen pondéré de l'opération.
L'assurance de prêt immobilier CIC : influence sur le TAEG et garanties
L'assurance emprunteur est un élément indissociable du crédit immobilier au CIC. Elle garantit le remboursement du prêt en cas de décès, d'invalidité ou d'incapacité de travail. Son coût impacte directement le Taux Annuel Effectif Global (TAEG), qui est l'indicateur réel du coût total de votre financement.
Le contrat groupe et la personnalisation des garanties
Le CIC propose son propre contrat d'assurance groupe, conçu pour couvrir l'ensemble des besoins standards. Ce contrat présente l'avantage d'une gestion simplifiée et d'une adéquation parfaite avec les exigences de la banque. Les garanties décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie) sont obligatoires. Selon le profil et le projet (résidence principale ou locatif), des garanties complémentaires comme l'ITT (Incapacité Temporaire de Travail) ou l'IPP (Invalidité Permanente Partielle) sont exigées. Le coût est calculé soit sur le capital initial, soit sur le capital restant dû, selon l'option choisie.
La délégation d'assurance et la loi Lemoine
L'emprunteur a la liberté de choisir une assurance externe à celle du CIC. Grâce à la loi Lemoine, cette substitution peut s'effectuer à tout moment, sans frais, sous réserve que le contrat externe propose des garanties au moins équivalentes à celles du contrat groupe du CIC. Pour les emprunteurs jeunes, non-fumeurs et sans problèmes de santé particuliers, la délégation d'assurance peut diviser par deux le coût de ce poste, ce qui fait baisser significativement le TAEG final du projet immobilier.
L'importance de la quotité d'assurance
La quotité représente la part du capital couverte par l'assurance pour chaque emprunteur. Le CIC exige une couverture minimale de 100 % sur l'ensemble des têtes. Pour un couple, il est possible de répartir cette charge (par exemple 50 % sur chaque conjoint) ou d'opter pour une couverture à 200 % (100 % sur chaque tête). Une quotité élevée augmente le coût de l'assurance mensuelle mais offre une protection maximale : en cas de décès de l'un des conjoints, l'intégralité du prêt est soldée par l'assureur, libérant le survivant de toute dette.
Les frais de dossier et les solutions de cautionnement (Crédit Logement ou hypothèque)
Au-delà du taux d'intérêt, un prêt immobilier au CIC engendre des frais annexes liés à l'instruction administrative et à la mise en place de garanties. Ces éléments doivent être budgétisés avec soin car ils constituent une part importante des frais payés au moment de la signature chez le notaire.
La négociation des frais de dossier
Les frais de dossier rémunèrent le travail d'analyse et d'édition des offres effectué par les services du CIC. Leur montant varie selon les banques régionales et la complexité du dossier (investisseur, SCI, etc.). En général, ils se situent entre 500 € et 1 500 €. Ces frais sont un levier de négociation. Pour un dossier présentant un fort apport ou si l'emprunteur accepte une multidétention de produits, le conseiller peut accorder une remise partielle ou totale sur ces frais de dossier.
Le cautionnement mutuel avec Crédit Logement
Le CIC privilégie souvent le recours à Crédit Logement pour garantir le prêt. Il s'agit d'une société de cautionnement mutuel. L'emprunteur verse une commission et une contribution à un fonds de garantie. L'avantage majeur de cette solution est qu'elle n'exige pas d'inscription hypothécaire chez le notaire, ce qui évite des frais de mainlevée en cas de revente anticipée du bien. De plus, à la fin du prêt, une partie de la contribution au fonds de garantie mutuelle est reversée à l'emprunteur, ce qui réduit le coût réel de la garantie sur le long terme.
L'hypothèque et le Privilège de Prêteur de Deniers (PPD)
Dans certains cas, notamment si l'organisme de caution refuse le dossier ou pour des types de biens spécifiques, le CIC peut exiger une garantie réelle comme l'hypothèque conventionnelle ou le PPD. Ces garanties sont inscrites au service de la publicité foncière par le notaire. Elles sont généralement plus onéreuses que le cautionnement et entraînent des frais de mainlevée si le prêt est soldé avant son terme (revente ou rachat de crédit). Le conseiller CIC oriente l'emprunteur vers la solution la plus adaptée en fonction de la durée prévisionnelle de détention du bien.
Comment négocier et obtenir le meilleur taux au CIC ?
Négocier son crédit au CIC demande de la préparation et une vision globale de la relation client. Comme toute banque commerciale, elle dispose de marges de manoeuvre pour attirer et fidéliser des profils intéressants. Le taux d'intérêt n'est pas le seul élément sur lequel la négociation peut porter.
Mettre en avant son potentiel de revenus futurs
La banque parie sur l'avenir. Un jeune cadre avec une perspective de progression salariale importante est un profil très prisé par le CIC. Pour obtenir le meilleur taux, il est utile de fournir des éléments démontrant votre employabilité et l'évolution de votre carrière. Le conseiller sera plus enclin à demander une dérogation de taux à sa hiérarchie s'il perçoit que vous deviendrez un client patrimonial important dans les années à venir. La négociation porte donc autant sur votre situation actuelle que sur votre potentiel futur.
Jouer la carte de la fidélité et de la globalité
Le CIC apprécie les clients "engagés". Pour obtenir une baisse du taux nominal, proposez de centraliser l'ensemble de vos flux financiers dans l'établissement. Cela inclut la domiciliation des salaires, mais aussi l'ouverture de livrets d'épargne (Livret A, LDDS, PEL) ou la souscription de contrats d'assurance auto ou habitation. Cette approche dite de "multi-équipement" permet à la banque de compenser le manque à gagner sur le taux d'intérêt par les commissions générées par les autres services. C'est l'argument le plus puissant pour faire baisser un taux de quelques points de base.
Comparer avec des offres écrites concurrentes
La concurrence entre les banques est vive. Arriver en rendez-vous avec une proposition écrite d'un autre établissement est une méthode efficace pour inciter le CIC à s'aligner ou à faire mieux. Cependant, il faut comparer ce qui est comparable : le TAEG, les conditions de modulation et les frais annexes. La banque n'aime pas perdre un bon dossier au profit d'une concurrente directe. Si vous avez déjà vos comptes au CIC depuis longtemps, rappelez votre historique positif pour demander un "geste de bienvenue" ou de fidélité sur votre nouveau projet immobilier.
Modularité et flexibilité : la gestion de vos mensualités au CIC
Le contrat de prêt immobilier au CIC est conçu pour évoluer avec l'emprunteur. La vie n'étant pas linéaire, la banque intègre des options de modularité permettant d'ajuster le remboursement aux fluctuations de revenus ou aux nouveaux projets de vie sans avoir à renégocier l'intégralité du contrat.
La modulation des échéances à la hausse ou à la baisse
La plupart des prêts amortissables du CIC permettent de modifier le montant de la mensualité après une certaine période (généralement après la première année). Si vos revenus augmentent, vous pouvez demander à accroître votre mensualité pour réduire la durée totale du prêt et ainsi réaliser des économies importantes sur le coût des intérêts. À l'inverse, en cas de baisse de revenus ou d'augmentation des charges familiales, il est possible de réduire l'échéance dans une certaine limite (souvent 10 % à 50 % de la mensualité initiale), ce qui allongera la durée du crédit.
Le report d'échéances et la pause mensualité
Le CIC propose également des options de suspension de remboursement. En cas de difficulté passagère, l'emprunteur peut demander un report partiel (suspension du capital) ou total (suspension capital et intérêts) de ses échéances pendant une période définie (de 1 à 6 mois selon les contrats). Cette flexibilité est une sécurité majeure qui évite de se retrouver en situation d'impayé. Bien que le report augmente le coût final du crédit, il offre une respiration budgétaire indispensable dans les moments de transition.
L'exonération des indemnités de remboursement anticipé
Lors de la souscription, il est possible de négocier au CIC la suppression des Indemnités de Remboursement Anticipé (IRA) en cas de remboursement partiel. C'est un atout considérable pour ceux qui prévoient des rentrées d'argent futures (primes, héritages, ventes d'actifs). Pouvoir réinjecter du capital dans son prêt sans frais permet de réduire le coût global du financement de manière très efficace. Notez toutefois que la loi interdit l'exonération des IRA si le remboursement est effectué dans le cadre d'un rachat de crédit par une banque concurrente.
Renégocier ou racheter son crédit immobilier au CIC : les étapes clés
Si les taux immobiliers du marché baissent significativement après la signature de votre prêt, vous avez tout intérêt à revoir vos conditions de financement. Deux options s'offrent à vous au CIC : demander une renégociation interne du taux ou faire racheter votre prêt par une autre banque.
La renégociation interne : simplicité et rapidité
La renégociation consiste à demander à votre conseiller CIC actuel d'ajuster le taux de votre prêt à la baisse. L'avantage majeur est la simplicité administrative : vous conservez votre numéro de prêt et vos garanties actuelles (caution ou hypothèque). Il n'y a pas de passage chez le notaire. La banque étudiera votre demande en fonction de l'écart entre votre taux actuel et le taux du marché (généralement un écart de 0,70 % à 1 % est nécessaire). Si la demande est acceptée, un avenant au contrat de prêt est édité. Des frais de dossier pour renégociation sont généralement facturés.
Le rachat de crédit par la concurrence
Si le CIC refuse de renégocier ou propose une baisse insuffisante, vous pouvez solliciter une banque tierce. Celle-ci va rembourser votre prêt au CIC et mettre en place un nouveau financement. Cette opération entraîne des frais : les Indemnités de Remboursement Anticipé au CIC (3 % du capital restant dû plafonnés à 6 mois d'intérêts), les frais de nouvelle garantie et les nouveaux frais de dossier. Le rachat n'est rentable que si l'économie réalisée sur les intérêts est supérieure à l'ensemble de ces frais de transfert. C'est souvent l'occasion idéale pour revoir également son assurance emprunteur.
Le bon moment pour renégocier son prêt
Pour qu'une opération sur le taux soit réellement profitable, il est conseillé de respecter trois règles : être dans le premier tiers de la durée de remboursement (là où l'on rembourse le plus d'intérêts), avoir un capital restant dû suffisant (généralement plus de 75 000 €) et constater un écart de taux d'au moins 0,70 % à 1 % avec le marché actuel. Le conseiller CIC pourra réaliser une simulation comparative pour vous aider à décider s'il est préférable de réduire la durée du prêt ou de diminuer la mensualité pour un coût total équivalent.
FAQ - Les taux immobiliers de CIC
Quel est le taux immobilier actuel moyen au CIC ?
Les taux immobiliers au CIC varient selon la banque régionale, la durée du prêt (7, 10, 15, 20 ou 25 ans) et la qualité du profil emprunteur. Les barèmes sont mis à jour mensuellement. Pour obtenir le taux le plus précis, il est nécessaire d'effectuer une simulation personnalisée auprès d'un conseiller en agence.
Le CIC demande-t-il obligatoirement un apport personnel ?
Oui, dans la majorité des cas, le CIC exige un apport couvrant au moins les frais de notaire et de garantie (environ 10 % du prix d'achat). Un apport de 20 % ou plus permet généralement d'accéder à des conditions de taux plus attractives.
Peut-on moduler ses mensualités au CIC ?
Oui, la plupart des contrats de prêt immobilier du CIC incluent une clause de modularité. Vous pouvez augmenter ou diminuer vos échéances sous certaines conditions, souvent après un an de remboursement, pour adapter le prêt à l'évolution de vos revenus.
Quels sont les frais de dossier pour un crédit immobilier au CIC ?
Les frais de dossier au CIC se situent généralement entre 500 € et 1 500 €. Ils sont variables selon la complexité du montage financier et peuvent être négociés, notamment dans le cadre d'une relation globale avec la banque.
Est-il possible de choisir une assurance externe au CIC ?
Oui, conformément à la loi Lemoine, vous pouvez opter pour une assurance emprunteur externe au moment de la signature ou à tout moment durant la vie du prêt. La seule condition est que les garanties du nouveau contrat soient équivalentes à celles proposées par le CIC.
Quelle garantie le CIC privilégie-t-il pour ses prêts ?
Le CIC privilégie souvent la caution de l'organisme Crédit Logement. C'est une solution souple qui évite l'hypothèque et permet de récupérer une partie des fonds versés en fin de prêt. L'hypothèque reste possible pour certains dossiers spécifiques refusés par la caution.
Le CIC propose-t-il le Prêt à Taux Zéro (PTZ) ?
Oui, le CIC est un établissement habilité par l'État pour distribuer le PTZ. Ce dispositif est réservé aux primo-accédants sous conditions de ressources et de zone géographique, permettant de financer une partie de l'achat sans intérêts.
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