Les taux immobiliers de La Banque Postale

Taux immobiliers La Banque Postale 2026
| Durée du prêt | Taux moyen | Votre taux |
|---|---|---|
| 7 ans | 3,45 % | |
| 10 ans | 3,55 % | |
| 15 ans | 3,95 % | |
| 20 ans | 4,05 % | |
| 25 ans | 4,20 % |
Les différents types de crédits immobiliers proposés par La Banque Postale
La Banque Postale propose une gamme diversifiée de solutions de financement immobilier, conçues pour s'adapter aux besoins de chaque profil d'emprunteur, qu'il s'agisse de l'acquisition d'une résidence principale, secondaire ou d'un investissement locatif. Reconnue pour son engagement citoyen, elle déploie des structures de prêts immobiliers qui privilégient la stabilité et la visibilité à long terme pour les ménages. Chaque solution est encadrée par des conditions de taux et de durée spécifiques, permettant une personnalisation du plan de financement selon la capacité d'endettement et les objectifs patrimoniaux du client.
| Type de prêt | Destination du projet | Avantage principal |
|---|---|---|
| Prêt à taux fixe | Résidence principale ou secondaire | Sécurité des mensualités constantes |
| Prêt In Fine | Investissement locatif | Optimisation fiscale des intérêts |
| Prêt Relais | Achat avant la vente d'un bien | Flexibilité de transition |
| Prêt à paliers | Projets avec plusieurs lignes de crédit | Lissage des échéances globales |
Le prêt immobilier classique à taux fixe
Le prêt à taux fixe est le pilier de l'offre de la Banque Postale. Il garantit à l'emprunteur un taux d'intérêt inchangé pendant toute la durée du contrat, protégeant ainsi le budget familial contre les fluctuations des marchés financiers. Ce type de crédit amortissable permet de connaître dès la signature le coût total du financement et le montant exact de chaque mensualité. Cette visibilité est particulièrement recherchée par les acquéreurs de résidence principale qui souhaitent une gestion prudente de leurs finances sur des durées pouvant aller jusqu'à 20 ou 25 ans. La banque propose généralement des options de modulation permettant d'ajuster le remboursement si la situation de l'emprunteur évolue.
L'investissement locatif via le prêt In Fine
Pour les investisseurs cherchant à optimiser leur fiscalité foncière, la Banque Postale met à disposition le prêt In Fine. Contrairement au prêt amortissable, le capital emprunté n'est remboursé qu'en une seule fois, à l'échéance du terme. Pendant toute la durée du prêt, l'emprunteur ne s'acquitte que des intérêts et de l'assurance. Ce montage permet de déduire un montant constant et maximal d'intérêts d'emprunt des revenus locatifs, réduisant ainsi l'assiette imposable. En contrepartie, la banque exige souvent le nantissement d'un produit d'épargne (type assurance-vie) destiné à reconstituer le capital nécessaire au remboursement final du crédit.
Le financement de transition avec le prêt relais
Le prêt relais est une solution de court terme proposée par la Banque Postale pour les propriétaires souhaitant acheter un nouveau bien avant d'avoir vendu leur logement actuel. Ce crédit permet de mobiliser une partie de la valeur nette du bien en vente (généralement entre 60 % et 80 %) pour financer l'apport de la nouvelle acquisition. Cela évite de rater une opportunité immobilière par manque de liquidités immédiates. Le prêt relais est souvent accordé pour une durée de 12 à 24 mois, période durant laquelle l'emprunteur peut ne payer que les intérêts. Une fois la vente réalisée, le capital est remboursé intégralement, mettant fin au contrat sans pénalités de remboursement anticipé dans la plupart des cas.
Comment La Banque Postale fixe-t-elle votre taux d'intérêt personnalisé ?
La fixation d'un taux à la Banque Postale ne repose pas sur une grille unique, mais sur un système de scoring qui évalue le risque et la rentabilité du dossier. Le conseiller analyse un ensemble de variables économiques et comportementales pour proposer un tarif qui reflète la solidité financière de l'emprunteur. Ce processus de tarification sur mesure prend en compte à la fois le marché obligataire et le profil spécifique du demandeur.
L'analyse de la solvabilité et de la gestion bancaire
La première étape du calcul du taux personnalisé consiste à examiner la tenue des comptes. La Banque Postale valorise les comportements bancaires sains, caractérisés par l'absence d'incidents de paiement ou de découverts récurrents sur les derniers relevés de compte. La banque calcule ensuite le taux d'endettement, qui doit idéalement rester sous la barre des 35 % des revenus nets, conformément aux directives réglementaires. Un reste à vivre confortable après le paiement de la mensualité est un facteur déterminant pour obtenir une décote sur le taux standard, car il minimise le risque de défaut de paiement pour l'établissement.
L'importance de la stabilité professionnelle
La pérennité des revenus est un critère central pour la Banque Postale. Les emprunteurs en Contrat à Durée Indéterminée (CDI) ayant validé leur période d'essai, ou les fonctionnaires, bénéficient souvent des conditions les plus attractives. Pour les travailleurs indépendants, les commerçants ou les professions libérales, la banque demande généralement une ancienneté de trois ans minimum avec des bilans stables ou en progression. La stabilité de l'emploi rassure la banque sur la capacité du client à honorer ses engagements sur une période longue, ce qui influe positivement sur le taux d'intérêt nominal proposé.
La dimension relationnelle et la multidétention
En tant que banque de détail, la Banque Postale cherche à construire une relation globale avec ses clients. Le taux personnalisé peut ainsi être bonifié si l'emprunteur accepte de domicilier ses revenus ou de souscrire à des services complémentaires (assurance habitation, protection familiale, produits d'épargne). Cette stratégie de multidétention permet à la banque de réduire sa marge commerciale sur le crédit immobilier au profit d'une relation durable. Plus le client s'équipe au sein de l'établissement, plus le conseiller dispose de leviers pour proposer un taux d'intérêt compétitif par rapport au reste du marché.
L'impact de l'apport personnel et de l'épargne sur votre taux à La Banque Postale
L'apport personnel constitue le socle de toute demande de prêt à la Banque Postale. Il représente la part du projet financée directement par l'épargne de l'acquéreur. Plus cet apport est significatif, plus le risque pris par la banque est faible, ce qui se traduit mécaniquement par des conditions de taux plus avantageuses pour l'emprunteur.
Le seuil minimal d'apport pour l'accès au crédit
La Banque Postale demande généralement un apport personnel minimal de 10 % du montant de l'acquisition. Cette somme est destinée à couvrir les frais dits "perdus" : les frais de notaire, les droits d'enregistrement et les frais de garantie ou de dossier. Présenter ce minimum est souvent la condition sine qua non pour l'étude du dossier. Un client qui n'apporterait pas ces frais serait considéré comme un profil à risque élevé, car cela signifierait que la banque finance 110 % du projet, une pratique devenue exceptionnelle dans le cadre des régulations bancaires actuelles.
Une tarification dégressive selon le montant de l'apport
Le barème de taux de la Banque Postale est souvent structuré par tranches d'apport. Un apport dépassant 20 % ou 30 % du prix d'achat peut déclencher une baisse du taux d'intérêt nominal. En injectant davantage de fonds propres, l'emprunteur réduit la quotité de financement (le ratio entre le prêt et la valeur du bien). En cas de baisse du marché immobilier, la banque sait que la revente du bien couvrira toujours le capital restant dû, ce qui lui permet de réduire sa marge de risque et d'offrir un taux plus bas au client.
La valorisation de l'épargne résiduelle
Au-delà de l'apport injecté dans le projet, la Banque Postale porte une attention particulière à l'épargne qu'il reste au client après l'achat, appelée épargne résiduelle. Conserver une "poire pour la soif" sur des livrets ou des comptes d'épargne est un signal très positif. Cela prouve que le ménage dispose d'une capacité de réaction face à des travaux imprévus ou à un changement de situation personnelle sans mettre en péril le remboursement du crédit. Un client qui conserve une épargne liquide auprès de la banque renforce son profil et améliore ses chances de négocier son taux d'intérêt.
Les solutions de financement spécifiques : Prêt à Taux Zéro (PTZ) et prêts aidés
La Banque Postale, fidèle à ses missions de service public et d'accession au logement pour tous, est un acteur majeur de la distribution des prêts aidés par l'État. Ces dispositifs permettent de réduire le coût global d'un projet immobilier en bénéficiant de conditions préférentielles encadrées par la loi.
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ)
Le Prêt à Taux Zéro est une aide financière de l'État distribuée par la Banque Postale aux primo-accédants sous conditions de ressources. Ce prêt sans intérêts permet de financer une partie de l'achat d'un logement neuf ou d'un logement ancien nécessitant des travaux de rénovation énergétique importants. Le montant du PTZ dépend de la zone géographique du bien et de la composition du foyer. En l'intégrant dans un plan de financement, l'emprunteur fait baisser le coût moyen de son crédit, puisque cette ligne ne génère aucun intérêt bancaire.
Le Prêt à l'Accession Sociale (PAS)
Le Prêt à l'Accession Sociale est destiné aux ménages dont les revenus sont inférieurs à certains plafonds. Proposé par la Banque Postale, le PAS offre des avantages spécifiques : les frais de garantie sont réduits et les frais de dossier sont plafonnés. Ce prêt permet de financer 100 % du coût de l'acquisition (hors frais de notaire) et reste compatible avec d'autres aides comme le PTZ ou le prêt employeur. Il garantit également une protection en cas de difficultés de paiement grâce à des procédures spécifiques d'accompagnement.
Le Prêt Conventionné (PC)
Le Prêt Conventionné est accessible sans conditions de ressources pour l'achat de la résidence principale. Bien que son taux soit plafonné par l'État, il peut parfois être moins compétitif que les prêts classiques du marché. Cependant, il présente l'avantage majeur d'ouvrir droit aux aides au logement dans certains cas spécifiques. La Banque Postale propose cette solution pour des projets qui ne rentrent pas dans les cadres des prêts bancaires traditionnels ou pour les clients souhaitant bénéficier de la sécurité des dispositifs conventionnés par les pouvoirs publics.
L'offre de crédit immobilier pour les jeunes et les primo-accédants
La Banque Postale accorde une attention particulière aux moins de 35 ans qui réalisent leur premier achat immobilier. Conscient des difficultés d'accès à la propriété pour les jeunes actifs, l'établissement propose des modalités spécifiques pour faciliter la concrétisation de leurs projets malgré un apport parfois limité ou un début de carrière professionnelle.
Des conditions adaptées au début de carrière
Pour les jeunes, la Banque Postale accepte d'étudier des dossiers où le potentiel d'évolution de revenus est réel. Un jeune diplômé en début de carrière avec une progression salariale attendue peut bénéficier d'une bienveillance particulière dans l'analyse du taux d'endettement. La banque mise sur la durée de la relation future pour proposer des taux compétitifs dès le premier emprunt, considérant le crédit immobilier comme le point de départ d'un partenariat bancaire de plusieurs décennies.
Le financement des frais de notaire pour les jeunes
Bien que l'apport soit généralement requis, la Banque Postale peut proposer des solutions souples pour les primo-accédants. Dans certains cas de figure très précis, elle accompagne les jeunes acquéreurs en limitant l'apport personnel exigé au strict minimum. Cette souplesse permet à ceux qui n'ont pas encore constitué une épargne massive de devenir propriétaires tout en profitant des taux bas du marché. Cette démarche s'inscrit dans la volonté de la banque de favoriser la mixité sociale et l'accession à la propriété dès l'entrée dans la vie active.
L'accompagnement pédagogique du primo-accédant
Au-delà du taux, la Banque Postale propose un accompagnement renforcé pour les primo-accédants qui découvrent les complexités du marché immobilier. Les conseillers expliquent en détail les étapes de l'acquisition, du compromis de vente à l'acte authentique, en passant par le choix de l'assurance. Cet aspect pédagogique permet aux jeunes de bien comprendre l'impact de leur crédit sur leur budget futur et de choisir les options de modulation les plus adaptées à leur mode de vie actuel et à leurs projets familiaux à venir.
Comment obtenir le meilleur taux à La Banque Postale ? Nos conseils de négociation
Obtenir un taux d'intérêt compétitif à la Banque Postale nécessite une préparation minutieuse et une stratégie de présentation de dossier efficace. Le taux affiché en agence est rarement définitif et peut être discuté si l'emprunteur apporte des arguments solides qui démontrent la qualité de son projet.
Soigner la présentation du dossier de financement
Un dossier complet et ordonné est la clé d'une négociation réussie. Pour obtenir le meilleur taux à la Banque Postale, fournissez l'ensemble des justificatifs dès le premier rendez-vous (relevés de compte, bulletins de salaire, avis d'imposition). Éliminez au préalable tout crédit à la consommation inutile pour assainir votre profil. Un emprunteur qui maîtrise ses chiffres et qui présente un dossier transparent inspire confiance au conseiller, ce qui facilite l'obtention de dérogations tarifaires auprès de la direction régionale.
Faire valoir la relation de long terme
Si vous êtes déjà client à la Banque Postale, votre historique est votre meilleur allié. Mettez en avant votre fidélité, l'absence d'incidents par le passé et les produits que vous détenez déjà. Si vous êtes un nouveau client, proposez une relation globale : domiciliation des salaires, épargne, assurance habitation. La banque est prête à faire un effort sur le taux immobilier si elle sait qu'elle récupérera de la valeur sur l'ensemble de vos besoins bancaires. C'est le principe de la "négociation globale" où le crédit est le produit d'appel pour une relation de confiance.
Mettre en concurrence de manière constructive
Il est toujours utile de connaître les offres de la concurrence. Si vous disposez d'une proposition écrite avec un taux inférieur, présentez-la à votre conseiller de la Banque Postale. L'objectif n'est pas d'entrer dans un rapport de force, mais de montrer que vous êtes un emprunteur averti. La banque a souvent des marges de manoeuvre pour s'aligner sur des offres concurrentes sérieuses, surtout si votre profil (revenus, apport, situation professionnelle) correspond à sa cible commerciale prioritaire.
L'assurance emprunteur de La Banque Postale : impact sur le TAEG et garanties
L'assurance emprunteur est un coût obligatoire qui vient s'ajouter aux intérêts du prêt. À la Banque Postale, cette composante est intégrée dans le calcul du Taux Annuel Effectif Global (TAEG), qui représente le coût réel et total du crédit immobilier. Le choix de l'assurance est donc aussi important que celui du taux nominal.
Le contrat groupe et la protection des emprunteurs
La Banque Postale propose son propre contrat d'assurance groupe, conçu pour offrir une couverture complète et homogène. Ce contrat inclut les garanties classiques : décès, Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA), Invalidité Permanente Totale (IPT) et Incapacité Temporaire de Travail (ITT). L'avantage du contrat groupe est la simplicité de mise en place et l'alignement parfait des garanties avec les exigences de la banque. Pour de nombreux profils, notamment les seniors ou les personnes ayant des risques de santé modérés, la mutualisation du contrat groupe peut offrir un rapport qualité-prix intéressant.
L'impact du coût de l'assurance sur le TAEG
Le coût de l'assurance peut varier considérablement selon l'âge, l'état de santé et le statut de fumeur ou non-fumeur de l'emprunteur. Sur un prêt de longue durée, l'assurance peut représenter jusqu'à 20 % ou 30 % du coût total du crédit. À la Banque Postale, le conseiller vous présentera le coût mensuel de l'assurance et son impact sur le TAEG. Il est essentiel de comparer ce taux global plutôt que le seul taux nominal, car une assurance onéreuse peut rendre une offre de crédit apparemment attractive moins compétitive qu'une offre avec un taux nominal plus élevé mais une assurance moins chère.
La délégation d'assurance : une liberté réglementaire
Conformément à la législation en vigueur, vous avez la liberté de choisir une assurance externe à la Banque Postale pour votre crédit immobilier. C'est ce qu'on appelle la délégation d'assurance. Si vous trouvez un contrat proposant des garanties équivalentes à un tarif inférieur, la banque est tenue de l'accepter sans modifier les conditions de votre prêt. Cette option est souvent très avantageuse pour les emprunteurs jeunes et en bonne santé, permettant de réaliser des économies significatives sur le coût total du financement tout au long de sa durée.
Frais de dossier et garanties : les coûts annexes à prévoir (Caution ou hypothèque)
Au-delà du capital emprunté et des intérêts, un crédit à la Banque Postale engendre des frais annexes liés à la mise en place du dossier et aux garanties de paiement. Ces frais doivent être anticipés dans votre budget initial, car ils sont généralement réglés au moment de la signature chez le notaire ou prélevés lors du déblocage des fonds.
Les frais de dossier bancaires
Les frais de dossier correspondent à la rémunération de la Banque Postale pour le montage et l'analyse de votre demande de prêt. Leur montant peut varier en fonction de la complexité du dossier (par exemple, si le prêt comporte plusieurs lignes de crédits aidés). Ces frais sont forfaitaires ou proportionnels au montant emprunté. Comme le taux d'intérêt, les frais de dossier peuvent faire l'objet d'une négociation commerciale, notamment si vous domiciliez vos revenus ou si vous apportez une épargne importante au sein de l'établissement.
La caution mutuelle : la solution privilégiée
Pour garantir le remboursement du prêt en cas de défaillance, la Banque Postale privilégie souvent le recours à un organisme de cautionnement mutuel (comme Crédit Logement). L'avantage majeur pour l'emprunteur est la souplesse : il n'y a pas d'inscription d'hypothèque au service de la publicité foncière, ce qui évite des frais de mainlevée en cas de revente anticipée du bien. De plus, à la fin du crédit, une partie de la contribution versée au fonds de garantie mutuelle peut être restituée à l'emprunteur, réduisant ainsi le coût réel de cette garantie.
L'hypothèque conventionnelle ou le PPD
Dans certains cas (profils spécifiques ou refus de la caution), la Banque Postale peut exiger une garantie réelle comme l'hypothèque ou le Privilège de Prêteur de Deniers (PPD). Ces garanties sont inscrites par le notaire et entraînent des frais d'acte plus élevés. L'hypothèque permet à la banque de saisir le bien pour le vendre aux enchères si l'emprunteur ne peut plus honorer ses mensualités. Cette solution est plus rigide et plus coûteuse à lever si vous souhaitez racheter votre crédit ou vendre votre logement avant le terme prévu du financement.
La flexibilité des prêts de La Banque Postale : modulation des échéances et report
La vie d'un emprunteur peut évoluer sur 20 ans, avec des périodes de hausse ou de baisse de revenus. La Banque Postale intègre dans ses contrats de prêt immobilier des clauses de flexibilité qui permettent d'adapter le remboursement aux aléas de la vie sans avoir à renégocier l'intégralité du contrat.
La modulation des mensualités à la hausse ou à la baisse
La plupart des crédits immobiliers de la Banque Postale permettent de moduler les mensualités après une certaine période de remboursement (souvent après 12 ou 24 mois). Si vos revenus augmentent, vous pouvez demander à accroître vos mensualités pour réduire la durée totale de votre prêt et donc son coût en intérêts. À l'inverse, en cas de difficultés passagères, il est possible de diminuer la mensualité (souvent dans la limite de 10 % à 30 % du montant initial), ce qui allongera mécaniquement la durée du crédit mais allégera votre budget mensuel immédiat.
L'option de report d'échéances
En cas de coup dur (chômage, maladie), la Banque Postale peut accorder une suspension temporaire des remboursements, appelée report d'échéances. Cette pause peut être totale (ni capital ni intérêts payés pendant quelques mois) ou partielle (seuls les intérêts et l'assurance sont payés). Cette option permet de faire face à une situation de crise sans tomber en situation d'impayé. Notez toutefois que le report génère un surcoût, car les intérêts non payés sont généralement capitalisés, ce qui augmente le montant total dû à la banque.
Le lissage des prêts pour une mensualité constante
Lorsque le plan de financement comporte plusieurs lignes de prêt (par exemple un prêt principal et un Prêt à Taux Zéro), la Banque Postale peut mettre en place un lissage des échéances. Cette technique financière consiste à ajuster les mensualités du prêt principal pour que le total prélevé chaque mois reste identique pendant toute la durée du financement global. Cela évite les "sauts de mensualité" importants au moment où l'un des prêts aidés arrive à son terme, offrant ainsi une gestion budgétaire fluide et sécurisée sur le long terme.
Renégocier ou racheter son prêt immobilier à La Banque Postale : la marche à suivre
Si les taux d'intérêt du marché baissent significativement après la signature de votre crédit, vous avez tout intérêt à revoir vos conditions de financement. Deux stratégies s'offrent à vous au sein de la Banque Postale : la renégociation de votre taux actuel ou le rachat de votre crédit par un autre établissement.
La renégociation interne du taux
La renégociation consiste à demander à la Banque Postale d'abaisser le taux d'intérêt de votre prêt actuel par le biais d'un avenant au contrat. L'avantage est la simplicité : vous conservez votre conseiller, vos garanties et vos comptes. La banque facture généralement des frais d'avenant pour cette opération. Pour que la banque accepte, l'écart entre votre taux actuel et le taux du marché doit être suffisant (généralement au moins 0,70 % à 1 point de différence) et vous devez être encore dans le premier tiers ou la première moitié de la durée de votre prêt.
Le rachat de crédit par la concurrence
Si la Banque Postale refuse de renégocier ou si sa proposition n'est pas assez attractive, vous pouvez faire racheter votre crédit par une autre banque. Cette opération entraîne des frais importants : Indemnités de Remboursement Anticipé (IRA) à verser à la Banque Postale (3 % du capital restant dû plafonnés à 6 mois d'intérêts), frais de nouvelle garantie et nouveaux frais de dossier. Le rachat n'est rentable que si l'économie réalisée sur les intérêts est supérieure à l'ensemble de ces frais annexes de transfert.
Quand faut-il agir sur son taux ?
Le bon moment pour renégocier son prêt immobilier à la Banque Postale dépend de trois facteurs clés : l'écart de taux (au moins 0,8 %), le capital restant dû (idéalement plus de 75 000 €) et la durée restant à courir (plus longue que la durée déjà écoulée). Plus vous agissez tôt dans la vie du prêt, plus les économies potentielles sont massives, car c'est en début de crédit que vous remboursez le plus d'intérêts. Le conseiller de la banque pourra réaliser une simulation pour vous montrer l'impact d'une baisse de taux sur votre durée de remboursement ou sur votre mensualité.
FAQ - Les taux immobiliers de La Banque Postale
Quel est le taux immobilier moyen proposé par La Banque Postale ?
Les taux immobiliers à la Banque Postale varient chaque mois en fonction des conditions de marché et de la durée du prêt (10, 15, 20 ou 25 ans). Chaque dossier bénéficie d'une tarification personnalisée selon l'apport et les revenus de l'emprunteur. Il est conseillé de réaliser une simulation en ligne ou en agence pour obtenir le barème actuel correspondant à votre projet.
Peut-on emprunter sans apport à La Banque Postale ?
D'ordinaire, la Banque Postale demande un apport personnel d'au moins 10 % pour couvrir les frais de notaire et de garantie. Cependant, pour certains profils spécifiques (jeunes primo-accédants à fort potentiel ou fonctionnaires), des exceptions peuvent être étudiées au cas par cas. L'apport reste néanmoins un levier majeur pour obtenir un taux d'intérêt plus bas.
La Banque Postale propose-t-elle le Prêt à Taux Zéro (PTZ) ?
Oui, la Banque Postale distribue le PTZ pour les primo-accédants achetant un logement neuf ou un logement ancien avec travaux. Ce prêt aidé par l'État est sans intérêts et vient en complément d'un prêt immobilier classique pour réduire le coût global de l'opération financière.
Quels sont les frais de dossier pour un prêt immobilier ?
Les frais de dossier à la Banque Postale sont variables selon la nature du prêt et le montant emprunté. Ils se situent généralement dans une moyenne de marché et peuvent faire l'objet d'une négociation commerciale si l'emprunteur domicilie ses revenus ou souscrit à d'autres produits de la gamme bancaire.
Est-il possible de moduler ses mensualités en cours de prêt ?
Oui, la plupart des contrats de prêt à taux fixe de la Banque Postale incluent des clauses de modulation. Sous certaines conditions, vous pouvez augmenter ou diminuer vos échéances pour adapter le remboursement à l'évolution de votre situation personnelle ou professionnelle, ce qui influe sur la durée finale du crédit.
L'assurance de prêt de La Banque Postale est-elle obligatoire ?
L'assurance emprunteur est systématiquement exigée par la Banque Postale pour garantir le prêt contre les risques de décès, d'invalidité ou d'incapacité. Vous pouvez souscrire le contrat groupe de la banque ou opter pour une délégation d'assurance externe si elle présente des garanties équivalentes, conformément à la loi Lemoine.
Comment se passe la garantie Crédit Logement à La Banque Postale ?
La Banque Postale utilise fréquemment la caution Crédit Logement. L'emprunteur paie une somme lors du déblocage des fonds, composée d'une commission et d'un versement à un fonds mutuel de garantie. Une partie de ce dernier montant est remboursable à la fin du prêt, ce qui rend cette garantie souvent plus avantageuse qu'une hypothèque.
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