Épargne réglementée : le Livret A descend à 1,5 % au 1er février 2026

Le rendement du Livret A poursuit sa décrue en ce début d'année, obligeant les épargnants à réévaluer la stratégie de leur bas de laine. Alors que ce placement historique perd de sa superbe, de nouveaux arbitrages financiers vers l'assurance-vie ou le PER semblent s'imposer pour maintenir un pouvoir d'achat performant.
Un ajustement de la rémunération qui préserve toutefois un gain réel
Le couperet est tombé pour les détenteurs du Livret A : depuis le 1er février, la rémunération est officiellement fixée à 1,5 %. Cette décision marque une étape supplémentaire dans l'érosion du taux qui, en l'espace de douze mois seulement, a été divisé par deux. Après avoir débuté l'année 2024 avec une rémunération solide de 3 %, le livret avait déjà subi une première correction à 1,7 % au cours de l'été 2025.
Malgré cette tendance baissière, la situation n'est pas alarmante pour le portefeuille des Français. L'inflation ayant ralenti tout au long de l'année 2025, le taux servi permet encore de dégager un bénéfice supérieur à la hausse des prix. Selon les données relayées par la plateforme lafinancepourtous, un épargnant possédant un capital moyen de 7 500 euros ne verra ses intérêts annuels diminuer que de quelques dizaines d'euros. Le préjudice est plus sensible pour les foyers ayant atteint le plafond réglementaire de 22 950 euros, même si les fondamentaux du produit restent inchangés : une sécurité absolue du capital garantie par l'État et une absence totale de prélèvements fiscaux ou sociaux.
| Période de référence | Taux de rémunération |
|---|---|
| Janvier 2024 | 3,0 % |
| Juillet 2025 | 1,7 % |
| Février 2026 | 1,5 % |
L'assurance-vie et le PER profitent de cette nouvelle donne monétaire
Ce reflux de l'épargne réglementée profite directement aux placements de long terme qui affichent une santé insolente. L'organisation France Assureurs rapporte que les versements sur l'assurance-vie ont bondi de près de 10 % en un an, franchissant le cap des 192 milliards d'euros sur l'exercice 2025. Avec une collecte nette dépassant les 50 milliards d'euros - un sommet statistique qui n'avait pas été atteint depuis 2010 - ce placement redevient la destination favorite pour ceux qui cherchent à battre le taux du livret A.
Cette attractivité retrouvée s'appuie sur des rendements qui, même après fiscalité, s'avèrent désormais nettement plus compétitifs. Les supports en unités de compte ont particulièrement bénéficié de la bonne tenue des marchés financiers, offrant des perspectives de gains que le Livret A ne peut plus égaler. Parallèlement, le Plan d'Épargne Retraite (PER) confirme son statut de valeur montante avec une croissance des flux de 16 %. La possibilité de déduire les versements de son revenu imposable, couplée à une volonté croissante de sécuriser ses vieux jours, fait du PER un outil incontournable du patrimoine des Français en 2026.
En conclusion, si le Livret A demeure l'outil idéal pour gérer les aléas du quotidien et éviter le surendettement grâce à sa liquidité totale, il n'est plus le moteur de croissance du capital. Pour optimiser leur épargne, les ménages ont désormais tout intérêt à ventiler leurs surplus de trésorerie vers des enveloppes plus dynamiques et fiscalement avantageuses sur le long terme.