Indice de référence des loyers 2026 : une augmentation limitée pour les locataires

Les locataires du secteur privé peuvent souffler en ce début d'année 2026. Selon les derniers chiffres de l'Insee, la revalorisation annuelle des loyers s'annonce particulièrement contenue pour les baux dont la date anniversaire approche, marquant une accalmie bienvenue sur le front du pouvoir d'achat immobilier.
Un nouvel IRL en progression légère pour le début d'année
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié le 15 janvier 2026 l'Indice de référence des loyers (IRL) correspondant au quatrième trimestre 2025. Ce nouvel indicateur, qui sert de base légale pour ajuster les loyers des logements vides ou meublés, affiche une hausse annuelle de seulement 0,79 %. Cette évolution modérée s'appliquera principalement aux contrats dont la révision intervient entre la mi-janvier et la mi-avril 2026.
En fonction de la situation géographique du logement, les valeurs de l'indice diffèrent légèrement pour tenir compte des spécificités territoriales :
| Zone géographique | Valeur de l'IRL (T4 2025) | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| France métropolitaine | 145,78 | + 0,79 % |
| Outre-mer (Départements 73) | 142,98 | + 0,79 % |
| Corse | 141,59 | + 0,79 % |
Le mécanisme de calcul de votre nouveau loyer
Pour déterminer le montant du loyer après révision, la formule légale repose sur le rapport entre le nouvel IRL et celui de l'année précédente à la même période. Concrètement, pour un loyer de 1 000 euros (hors charges) en France métropolitaine dont la révision est prévue au 1er février, le calcul se base sur l'indice actuel (145,78) divisé par l'indice du T4 2024 (144,64).
Le nouveau montant mensuel s'élèvera ainsi à 1 007,88 euros. Il est important de noter que cette hausse n'est pas automatique : le bailleur dispose d'un délai d'un an à compter de la date anniversaire du bail pour manifester sa volonté de réviser le loyer. Passé ce délai, la révision pour l'année écoulée est définitivement perdue.
Gel des loyers pour les logements énergivores (DPE F et G)
La réglementation environnementale continue de protéger les locataires occupant des "passoires thermiques". En application de la loi Climat et Résilience, tout logement dont le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) affiche une étiquette F ou G est frappé d'une interdiction stricte de révision de loyer. Même si le contrat de bail contient une clause d'indexation annuelle, le propriétaire ne peut légalement appliquer la hausse de 0,79 % tant que des travaux de rénovation énergétique n'ont pas permis d'améliorer la performance du bien.
Cette mesure vise à inciter les bailleurs à accélérer la transition écologique de leur parc immobilier. Pour les propriétaires de logements classés G, l'urgence est d'autant plus forte que ces biens font désormais l'objet d'une interdiction progressive de mise en location si leur consommation dépasse les seuils de décence énergétique fixés pour 2026.
Droits et obligations pour une révision conforme
La demande de révision doit être notifiée au locataire et ne peut être rétroactive. Cela signifie que l'augmentation ne s'applique qu'à partir de la date de la demande formulée par le propriétaire. Par exemple, si la date anniversaire était le 1er février 2025 mais que le bailleur n'envoie son courrier que le 15 juin, le nouveau loyer ne sera dû qu'à compter de la mi-juin, sans possibilité de récupérer les "arriérés" des mois précédents.
Enfin, les locataires sont encouragés à vérifier la présence d'une clause de révision dans leur contrat initial. En l'absence d'une telle mention, le loyer reste fixe pour toute la durée du bail, indépendamment de l'évolution de l'indice publié par l'Insee.