Les logements neufs sont parfois moins coûteux que les anciens

Timothée Talbi • 15 Mars 2018 • 17:37

Dans la conscience collective, il paraît logique que les logements neufs soient plus chers que ceux anciens. En réalité, ceci est loin d'être systématique et les exemples contraires ne sont pas si exceptionnels.

Les logements neufs sont parfois moins coûteux que les anciensA terme, les prix des logements neufs en périphérie sont amenés à tendre vers ceux des logements anciens en centre-ville

En moyenne, le prix du mètre carré pour un logement neuf est environ 60% plus élevé que celui du mètre carré pour un logement ancien en France (un peu plus de 4.100 euros contre 2.500 euros). Cependant, il arrive que les centres-villes de certaines grandes villes françaises dérogent à la règle avec des logements dont le prix est largement supérieur à celui des logements neufs construits en périphérie des agglomérations en question. Il en va ainsi pour les cas lyonnais, bordelais et bien évidemment parisien car il est devenu impossible d'entreprendre la construction de logements neufs dans les centres-villes des métropoles françaises où demeurent donc les logements anciens, contrairement à leurs périphéries où les terrains à bâtir sont davantage disponibles.

Dans l'exemple notoire de l'aire urbaine parisienne, au sein d'un même département de la petite couronne, la Seine-Saint-Denis en l'occurrence, le prix moyen du mètre carré est divisé par deux entre la commune où les logements sont les plus chers (Les Lilas à plus de 6.000€ le mètre carré) et celle où ils le sont le moins (Sevran à tout juste 3.000€ le mètre carré). Il existe même de fortes disparités entre ces périphéries elles-mêmes. Ainsi, le prix moyen du mètre carré dans le Val-de-Marne, un département de la petite couronne également, est égal à 5.000€, là où il est inférieur à 4.000€ en Seine-et-Marne, un département de la grande couronne qui est aussi le moins cher d'Île-de-France.

L'exception des logements neufs inachevés

En ce qui concerne les logements neufs, plusieurs cas de figure sont possibles. A Lyon par exemple, un promoteur peut appliquer une réduction de 5 à 10% sur la vente d'un appartement actuellement en construction ou formuler une autre promotion voire offrir les frais de notaire qui peuvent être relativement élevés selon les situations.

De même, certains promoteurs peuvent vendre des logements à un prix divisé de moitié par rapport à celui du marché et ce, en fournissant le strict minimum au niveau des conditions d'accessibilité et d'habitat comme à Bordeaux. Les initiatives basées sur ce principe de libre personnalisation en termes de charges laissée à l'acheteur une fois la construction achevée se multiplient à Toulouse, aux environs de la porte de Bagnolet ou encore Marseille.

En revanche, il faut préciser que les logements neufs situés en périphérie avec des prix moins chers que ceux des logements anciens en centre-ville sont amenés à voir ces mêmes prix augmenter par une inclusion croissante dans la métropole. Ce phénomène géographique qui s'opère par la construction d'infrastructures, notamment logistiques comme les transports, est particulièrement à l'oeuvre dans le cadre du Grand Paris ou même à Rennes et a des conséquences inflationnistes certaines sur les prix des logements concernés.

 

>> Pour aller plus loin : Le boom du marché immobilier ancien permet aux agences de recruter en 2018

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