Marché immobilier grenoblois : bilan des prix de vente et des loyers début 2026

Le paysage immobilier de la cité alpine affiche des trajectoires contrastées en ce début d'année 2026. Alors que les maisons individuelles gagnent en valeur, le segment collectif subit un léger ajustement, offrant ainsi des opportunités distinctes pour les acheteurs et les locataires grenoblois.
Fluctuations du marché de la transaction : une dichotomie entre bâti individuel et collectif
Au cours du mois de février 2026, la capitale de l'Isère témoigne d'une dynamique d'achat hétérogène. Selon les relevés de la plateforme MeilleursAgents, les acquéreurs de maisons font face à une inflation modérée. Le ticket d'entrée moyen pour ce type de bien s'établit désormais à 3 878 € par mètre carré, marquant une progression de 0,83 % par rapport aux 3 846 € enregistrés en janvier.
À l'inverse, le secteur des appartements montre des signes de décrue. Le tarif moyen au mètre carré est passé de 2 596 € à 2 582 €, ce qui représente une baisse de 0,54 %. Ce repli pourrait s'expliquer par un rééquilibrage de l'offre ou une plus forte négociation sur les surfaces urbaines denses en cette période hivernale.
| Type de bien (Achat) | Prix Janvier 2026 | Prix Février 2026 | Variation (%) |
|---|---|---|---|
| Maison | 3 846 € / m² | 3 878 € / m² | + 0,83 % |
| Appartement | 2 596 € / m² | 2 582 € / m² | - 0,54 % |
État des lieux du secteur locatif : une résilience marquée des tarifs
Le volet locatif à Grenoble se caractérise par une stabilité rassurante pour les bailleurs, tout en restant tendu pour les occupants. Concernant les maisons individuelles, le coût de la location reste parfaitement figé à 15,30 € par mètre carré. Cette absence de mouvement souligne une raréfaction de ce type de produits sur le marché locatif, où la demande peine souvent à trouver une offre correspondante.
Du côté des appartements, on observe un frémissement à la hausse. Les loyers ont grimpé de 14,50 € à 14,60 € par mètre carré en l'espace d'un mois, soit une augmentation de 0,69 %. Cette légère poussée confirme l'attractivité persistante du centre-ville et des quartiers périphériques bien desservis, malgré un contexte économique global prudent. Les locataires doivent donc composer avec un marché qui, bien que stable en apparence, continue de grignoter quelques centimes sur les budgets mensuels.