A Paris, les petites surfaces se vendent plus facilement que les biens familiaux

Marie Nahmias • 14 Janvier 2016 • 17:51

En fonction de sa taille et de sa situation géographique, un bien immobilier ne se vendra pas dans les mêmes délais ni avec la même décote. Dans la capitale, alors qu'un studio se vend en moyenne en 35 jours, les appartements de 4 pièces et plus trouvent acquéreur en 83 jours.

A Paris, les petites surfaces se vendent plus facilement que les biens familiauxA Paris, un 2 pièces met en moyenne 46 jours à se vendre

Vendre un studio dans le 5e arrondissement de la capitale peut se révéler bien plus facile que de se séparer d'un 4 pièces dans le 19e. Selon l'indice de liquidité de Meilleurs Agents, révélé ce jeudi 14 janvier, un studio va rester en moyenne 35 jours sur le marché. Un vendeur mettra en revanche plus longtemps à se séparer de son trois pièces (61 jours en moyenne) et davantage de temps encore pour vendre un quatre pièces et plus (83 jours en moyenne).

La décote est également plus faible pour les petites surfaces. Au moment de la transaction, un studio se vend en moyenne 2,5% de moins que le prix de mise en vente, c'est 7,8% pour les 4 pièces et plus.

Dans son classement des biens les plus liquides en 2016, Meilleurs Agents dévoile que les 2 pièces parisiens se vendent plus rapidement et avec des décotes moindres que les studios. En effet, les 2 pièces trouvent acquéreur en 46 jours avec une décote de 3,4%. "On a toujours considéré que les studios étaient les biens les plus faciles à vendre, aujourd'hui ce n'est plus le cas", constate Sébastien de Lafond, président et co-fondateur de Meilleurs Agents.

Delai de vente et décote vont de pair

A noter que plus la vente s'étend dans le temps, plus la décote est importante. Si un vendeur se défait de son bien en 30 jours, la décote est en moyenne de 2%. Avec une transaction qui s'effectue plus de 120 jours après la mise en vente, la décote s'établit à 11,3%. 

"C'est indice est là pour inciter à la prudence", explique Sébastien de Lafond. "Un vendeur avec un bien peu liquide doit être plus souple dans ses démarches", conseille le Président de Meilleurs Agents. Selon lui, le risque est de vouloir vendre son logement à un prix trop élevé et de refuser certaines propositions en allongeant par la même occasion le délai de vente.

En ce qui concerne l'acquéreur, s'il souhaite acheter un bien liquide il doit faire "attention de ne pas trop négocier au risque de perdre l'affaire", préconise Meilleurs Agents.

>>Lire aussi : Le Big Data, au coeur du modèle de Meilleurs Agents

L'offre et la demande déterminent la liquidité d'un bien

La demande locale va jouer sur la liquidité d'une maison ou d'un appartement. Sans surprise, si la demande est supérieure à l'offre alors la liquidité est meilleure. Pour un 2 pièces dans le 10e arrondissement de Paris la liquidité est excellente. En effet, ce type de bien représente 2,6% du total des recherches dans ce secteur alors qu'il ne représente que 1,6% des offres sur le marché.

A l'inverse, un appartement familiale dans le 20e arrondissement se vendra moins facilement car ce genre d'habitation n'est recherché que dans 0,1% des cas, mais représente 0,4% de l'offre.

Des disparités importantes sur l'ensemble du territoire

De manière générale, dans l'Hexagone, les petits logements se vendent plus aisément que les biens les plus volumineux. Ainsi, à Bordeaux une petite surface se vend entre 30 et 45 jours avec une décote inférieure à 2,5%. A Montpellier, pour un logement similaire, il faut attendre entre 60 et 80 jours pour trouver acquéreur (décote entre 4% et 6%).

Le contraste est d'autant plus parlant lorsque l'on regarde les grandes surfaces. Alors qu'à Lyon et Bordeaux la liquidité est très bonne (entre 30 et 45 jours de délai de vente et une décote inférieure à 2,5%), à Lille, Nice et Marseille la vente dure en moyenne plus de 100 jours et la décote s'élève à plus de 8%.

 

 

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