Résidences secondaires : du rêve au cauchemar ?

Thomas Saint-Antonin • 19 Avril 2018 • 15:56

Les maisons de vacances sont toujours autant plébiscitées par les Français qui affectionnent s'y retrouver en famille une fois les beaux jours venus. Toutefois, assujetties à d'importantes taxes, elles pourraient pousser de nombreux propriétaires à s'en séparer.

Résidences secondaires : du rêve au cauchemar ?

Une belle villa sur la côte basque, ou un chalet dans les Alpes, voilà de quoi faire rêver les Français, adeptes de voyages, détente et dépaysement. Ces derniers ne s'en privent pas, car ils sont les champions d'Europe dans ce domaine avec 3,3 millions de résidences secondaires recensées. Toutefois, les taxes successives comme l'IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) entrées en vigueur dernièrement pourraient considérablement refroidir les potentiels acquéreurs. Pour les propriétaires, la pilule est parfois dure à avaler.

L'IFI maintien la résidence secondaire dans l'assiette taxée

Actuellement, le marché de la résidence secondaire bat son plein et dispose d'une palette extrêmement large en termes de prix proposés. Pourtant, depuis le 1er janvier dernier, les choses se sont légèrement gâtées pour les propriétaires de résidences secondaires. L'imposition sur ce type d'habitation est passée de 34,5% à 36,2%, en corrélation avec la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), cette dernière est passée de 15,5% à 17,2%.

De plus, l'IFI mis en place par Emmanuel Macron, maintient la taxation sur les résidences secondaires. Cette mesure peut être dure à encaisser pour certains propriétaires, car ils sont acteurs de l'économie locale par leur consommation, et n'hésitent pas à opérer quelques travaux de rénovation ou d'entretien afin d'améliorer leur bâtisse.

60% de surtaxe à Paris

Plusieurs municipalités de l'hexagone ont voté en faveur de la nouvelle majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Depuis 2015, cette surtaxe ne pouvait excéder 20%, censée lutter contre les locations touristiques via les plateformes en ligne. Changement de cap avec la loi de Finances 2018, la surtaxe peut varier de 5%... à 60%. Des villes comme Paris, Montreuil et Nice appliquent le taux maximal de 60%, Bordeaux se montre légèrement plus clémente avec 50%, Saint-Jean-de-Luz, elle, déploie une surtaxe à hauteur de 40%. Le ton commence à monter entre les résidents des communes touchées et leur municipalité. D'après certains, ce dispositif favorise le développement de plateformes de locations entre particuliers comme Airbnb, et permet aux propriétaires de payer leurs impôts grâce à ces revenus.

Selon un sondage d'Explorimmo, site d'achat et de location de biens, 38% des Français ne souhaitent pas renoncer à leur résidence secondaire, mais souhaitent la rentabiliser en la louant de manière ponctuelle durant l'année. 19% d'entre eux disent se tourner vers Airbnb. C'est pourquoi, certains maires préfèrent ne pas appliquer la surtaxe pour ne pas perdre en attractivité, c'est le cas d'Yves Foulon, maire d'Arcachon en Gironde.

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