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Comment bien négocier son crédit immobilier ?

Arsalain EL KESSIR
Comment bien négocier son crédit immobilier ?

✍ Les points à retenir

  • Bien négocier son crédit immobilier nécessite de comparer plusieurs offres de banques afin d'identifier les conditions les plus avantageuses.
  • Un dossier solide, avec des revenus stables, un faible taux d'endettement et une bonne gestion bancaire, renforce le pouvoir de négociation.
  • Le taux d'intérêt peut être négocié, mais aussi les frais de dossier, le coût de l'assurance emprunteur et les indemnités de remboursement anticipé.
  • Un apport personnel et une épargne disponible rassurent la banque et facilitent l'obtention de meilleures conditions de prêt.
  • Passer par un courtier en crédit immobilier permet souvent de gagner du temps et d'obtenir des conditions plus compétitives adaptées à votre profil.

Comprendre les bases du crédit immobilier avant de négocier

Pour négocier son prêt immobilier avec efficacité, il est indispensable de maîtriser les mécanismes fondamentaux qui régissent le financement bancaire. Un crédit n'est pas uniquement un taux d'intérêt ; c'est un contrat complexe composé de plusieurs variables techniques. Comprendre comment la banque calcule son risque et sa rentabilité vous permet de parler le même langage que votre conseiller et d'identifier les marges de manoeuvre réelles dont vous disposez pour faire baisser le coût total de votre projet.

Le mécanisme du taux d'intérêt nominal

Le taux nominal est la base de la rémunération de la banque. Il est influencé par les taux directeurs des banques centrales et par le coût de l'argent sur les marchés financiers. Pour négocier son prêt immobilier, il faut comprendre que ce taux varie selon la durée du crédit : plus la période de remboursement est longue, plus le taux est élevé pour compenser l'incertitude du risque sur le long terme. Savoir que ce taux est la partie la plus "visible" de la négociation permet de ne pas négliger les autres composantes, parfois plus onéreuses, du contrat.

Le rôle central du TAEG (Taux Annuel Effectif Global)

Le TAEG est l'indicateur le plus important pour tout emprunteur. Il représente le coût réel et global de votre financement en incluant non seulement les intérêts, mais aussi les frais de dossier, les garanties et les cotisations d'assurance. Négocier son prêt immobilier en s'appuyant sur le TAEG permet d'avoir une vision transparente de l'offre. C'est cet indicateur qui sert de base légale pour vérifier que le prêt ne dépasse pas le taux d'usure, et c'est sur lui que doit porter votre attention pour comparer équitablement deux propositions bancaires différentes.

La distinction entre l'amortissement et les intérêts

Un crédit immobilier classique est un prêt amortissable. Cela signifie que chaque mensualité est composée d'une part de capital (la somme empruntée) et d'une part d'intérêts. Au début du prêt, la part d'intérêts est prédominante. Comprendre ce tableau d'amortissement est crucial pour négocier son prêt immobilier, notamment si vous envisagez un remboursement anticipé à l'avenir. Plus vous négociez un taux bas dès le départ, plus vous amortissez de capital rapidement, ce qui réduit le coût total de l'opération en cas de revente du bien avant le terme du contrat.

Les garanties : cautionnement versus hypothèque

La banque exige systématiquement une garantie pour se prémunir contre un éventuel défaut de paiement. Il en existe principalement deux types : le cautionnement (organisme tiers) ou la garantie réelle (hypothèque ou IPPD). Le choix de la garantie a un coût immédiat et des conséquences à long terme (frais de mainlevée en cas de revente). Avant de négocier son prêt immobilier, il est utile de savoir quel type de garantie la banque privilégie, car cela impacte directement les frais annexes que vous devrez débourser lors de la signature chez le notaire.

L'assurance emprunteur, un pilier du contrat

L'assurance est une condition sine qua non pour l'obtention d'un financement immobilier. Elle protège à la fois la banque et l'emprunteur en cas de décès, d'invalidité ou d'incapacité de travail. Bien comprendre que l'assurance peut être souscrite auprès de l'établissement prêteur (contrat groupe) ou auprès d'un assureur externe (délégation) est un levier majeur. Négocier son prêt immobilier implique souvent d'étudier de près le taux d'assurance, car il peut représenter une part très importante de la mensualité, parfois autant que les intérêts eux-mêmes.

Préparer son dossier pour maximiser ses chances de négociation

La réussite de votre projet dépend avant tout de la qualité des garanties que vous présentez à l'établissement bancaire. Pour négocier son prêt immobilier dans les meilleures conditions, il est impératif de construire un dossier solide, transparent et rassurant. Une banque est d'autant plus encline à accorder des remises commerciales sur le taux ou les frais de dossier qu'elle perçoit un risque de défaut de paiement minimal. Cette préparation minutieuse permet de transformer votre profil en un actif stratégique pour le prêteur.

Présenter une gestion bancaire irréprochable

L'analyse de vos trois derniers relevés de comptes est l'étape cruciale du processus. La banque traque la moindre anomalie : découverts, commissions d'intervention ou rejets de prélèvements. Pour négocier son prêt immobilier avec force, vous devez démontrer une gestion rigoureuse de votre budget. Il est conseillé de solder vos crédits à la consommation en cours avant d'entamer les démarches, car cela améliore mécaniquement votre reste à vivre et réduit votre taux d'endettement, deux indicateurs clés pour l'octroi d'un taux préférentiel.

Valoriser la stabilité professionnelle et les revenus

La pérennité de vos ressources est le socle de la confiance bancaire. Un contrat en CDI (hors période d'essai) ou un statut de fonctionnaire constituent des arguments de poids. Si vous êtes entrepreneur ou en profession libérale, la présentation de vos trois derniers bilans comptables avec une progression constante du chiffre d'affaires est indispensable. Pour négocier son prêt immobilier efficacement, mettez en avant votre ancienneté et vos perspectives d'évolution salariale. La banque ne finance pas seulement un achat, elle investit sur un profil dont elle espère capter la fidélité sur le long terme.

Démontrer une capacité d'épargne et un apport personnel

L'apport personnel joue un rôle de catalyseur lors de la phase de discussion. Il doit idéalement couvrir au minimum les frais de notaire et de garantie (environ 10 % du prix du bien). Un apport plus conséquent réduit le montant emprunté par rapport à la valeur du bien, ce qui diminue le risque pour la banque. De plus, prouver que vous parvenez à épargner régulièrement chaque mois, même après avoir payé votre loyer actuel, est une preuve concrète de votre capacité à assumer une future mensualité de crédit. C'est un levier majeur pour négocier son prêt immobilier à un taux très compétitif.

Réunir l'intégralité des pièces justificatives en amont

Un dossier complet et parfaitement organisé dès le premier rendez-vous témoigne de votre sérieux. Cela inclut vos pièces d'identité, vos justificatifs de domicile, vos bulletins de salaire, vos avis d'imposition et les documents relatifs au bien visé (compromis de vente). En fournissant immédiatement toutes les informations nécessaires, vous facilitez le travail du conseiller et accélérez le délai de traitement. Cette réactivité est essentielle pour négocier son prêt immobilier dans un contexte où les taux peuvent fluctuer rapidement, vous permettant de figer une proposition avant une éventuelle hausse du marché.

Les éléments clés à négocier : taux, frais et assurances

Une fois votre dossier validé, la phase de discussion s'ouvre sur les conditions tarifaires. Il est crucial de comprendre que négocier son prêt immobilier ne se limite pas à obtenir le taux d'intérêt le plus bas. Le coût réel de votre financement est une combinaison de plusieurs facteurs qui, cumulés, peuvent alourdir ou alléger votre mensualité de façon spectaculaire. Une approche globale permet d'agir sur chaque poste de dépense pour optimiser votre plan de financement.

Tableau récapitulatif des leviers de négociation

Élément de négociationObjectif de la négociationImpact sur le coût total
Taux d'intérêt nominal Obtenir une décote sur le barème standard. Très élevé : réduit les intérêts payés chaque mois.
Assurance emprunteur Opter pour la délégation d'assurance externe. Élevé : peut diviser par deux le coût de l'assurance.
Frais de dossier Demander l'exonération totale ou partielle. Modéré : économie immédiate lors de la signature.
Indemnités de remboursement (IRA) Supprimer les pénalités en cas de revente. Stratégique : offre une liberté totale pour l'avenir.
Frais de tenue de compte Négocier la gratuité des services bancaires. Faible mais récurrent : réduit les frais de gestion.

L'assurance, le second poste de dépense le plus important

L'assurance de prêt garantit le remboursement du capital en cas de coup dur. Lors de l'étape pour négocier son prêt immobilier, l'assurance constitue souvent le gisement d'économies le plus simple à exploiter. Grâce à la loi Lemoine, vous pouvez désormais choisir un assureur externe dès la souscription ou changer d'assurance à tout moment après la signature. En comparant les contrats individuels par rapport au contrat groupe de la banque, vous pouvez souvent gagner plusieurs milliers d'euros sur la durée totale de votre emprunt, à garanties équivalentes.

Les frais annexes et les pénalités de remboursement

Au-delà du coût immédiat, il faut anticiper la vie de votre crédit. Négocier son prêt immobilier, c'est aussi prévoir la possibilité de rembourser par anticipation sans payer d'indemnités (souvent égales à 3 % du capital restant dû). Ces frais peuvent être annulés par simple accord contractuel au moment de la signature de l'offre. De même, les frais de dossier sont un levier commercial que les banques utilisent facilement pour séduire de nouveaux clients : n'hésitez pas à demander leur suppression totale, surtout si vous domiciliez vos revenus dans l'établissement.

La flexibilité du contrat : modularité et report d'échéance

Enfin, un prêt bien négocié est un prêt qui s'adapte aux aléas de la vie. Assurez-vous de négocier la possibilité de moduler vos mensualités (à la hausse ou à la baisse) sans frais supplémentaires. Cette option permet d'ajuster vos remboursements en fonction de l'évolution de vos revenus. Le report d'échéance, qui permet de suspendre le paiement du capital pendant quelques mois en cas d'imprévu, est également une sécurité psychologique et financière non négligeable qu'il convient de fixer dès l'origine du contrat.

Comparer les offres des banques pour obtenir la meilleure proposition

La mise en concurrence est le moteur essentiel pour réussir à négocier son prêt immobilier. Se contenter de l'offre de sa banque habituelle est une erreur stratégique qui peut coûter cher. Chaque établissement bancaire possède sa propre politique commerciale, ses propres objectifs de conquête de clientèle et ses propres zones de risque. En sollicitant plusieurs enseignes, vous créez une dynamique de marché qui oblige les conseillers à réduire leurs marges pour capter votre dossier.

Solliciter différents types d'établissements bancaires

Pour obtenir une vision exhaustive du marché, il est conseillé de frapper à plusieurs portes. Ne vous limitez pas aux banques nationales ; les banques mutualistes régionales disposent souvent d'une plus grande autonomie pour négocier son prêt immobilier au cas par cas. Les banques en ligne constituent également une alternative sérieuse, proposant souvent des frais de dossier gratuits et des taux très compétitifs, bien qu'elles soient parfois plus sélectives sur le profil de l'emprunteur. Cette diversité de sources vous permet de compiler des propositions variées et d'identifier les meilleures conditions du moment.

Utiliser le TAEG comme unique base de comparaison

Pour comparer efficacement deux offres, vous ne devez vous fier qu'au Taux Annuel Effectif Global (TAEG). Un taux nominal attractif peut être compensé par des frais d'assurance élevés ou des garanties onéreuses. Lors de l'analyse des simulations, vérifiez systématiquement que le périmètre est identique : même durée, même montant emprunté et garanties équivalentes. Négocier son prêt immobilier demande une attention particulière aux détails ; un TAEG plus bas de 0,10 % peut sembler dérisoire, mais sur 20 ans, cela représente une économie de plusieurs milliers d'euros sur le coût total du crédit.

Le pouvoir de l'offre concurrente lors de l'entretien

Une fois en possession d'une proposition écrite avantageuse, utilisez-la comme levier auprès de votre banque principale ou de l'établissement que vous préférez. Les banquiers disposent de "délégations de taux" leur permettant de s'aligner sur la concurrence pour ne pas perdre un bon profil. Pour négocier son prêt immobilier, présentez les faits de manière objective : expliquez que vous appréciez leur service mais que la différence financière avec le concurrent X est trop importante. Cette approche factuelle et non conflictuelle est souvent la plus efficace pour obtenir un geste commercial immédiat.

Comparer les conditions de flexibilité et les services

La comparaison ne doit pas s'arrêter aux chiffres. Étudiez les services associés : la qualité de l'interface de gestion en ligne, la disponibilité d'un conseiller dédié ou les conditions de transfert de prêt. Négocier son prêt immobilier, c'est aussi choisir un partenaire pour les deux prochaines décennies. Parfois, une offre légèrement plus chère en termes de taux peut s'avérer plus intéressante si elle inclut une exonération totale des indemnités de remboursement anticipé ou une plus grande souplesse dans la modulation des échéances, vous offrant ainsi une sécurité financière supérieure sur le long terme.

Faire appel à un courtier immobilier pour optimiser la négociation

Le recours à un courtier immobilier est une solution stratégique pour les emprunteurs qui souhaitent maximiser leurs chances de succès. Ce professionnel agit comme un facilitateur entre vous et les établissements de crédit. Sa connaissance approfondie des rouages bancaires et des critères d'acceptation de chaque enseigne lui permet de négocier son prêt immobilier avec une précision chirurgicale, là où un particulier pourrait se heurter à des refus ou à des conditions standard.

Un accès privilégié aux centres de décision

L'un des principaux atouts d'un accompagnement professionnel est l'accès à des interlocuteurs que vous ne pourriez pas solliciter seul. Alors qu'un particulier s'adresse à un conseiller en agence, le courtier communique souvent directement avec les pôles spécialisés des banques. Cette proximité lui permet de négocier son prêt immobilier en contournant certains blocages administratifs. Il connaît les banques qui cherchent activement à conquérir de nouvelles parts de marché et celles qui, à l'inverse, ont déjà atteint leurs objectifs annuels, orientant ainsi votre dossier vers les établissements les plus enclins à faire des efforts sur le taux.

La force de la mise en concurrence simultanée

Déléguer la recherche de son financement permet de gagner un temps précieux tout en multipliant les points de comparaison. Le professionnel soumet votre dossier à un large panel de banques partenaires en un temps record. En recevant plusieurs propositions quasi simultanément, il peut négocier son prêt immobilier en faisant jouer la concurrence en temps réel. Cette réactivité est cruciale, car elle oblige les banques à fournir leur "meilleur prix" immédiatement pour ne pas laisser passer un dossier de qualité au profit d'une enseigne concurrente.

L'optimisation technique du dossier d'emprunt

Au-delà du taux, le courtier travaille sur la structure même de votre crédit. Il peut suggérer des montages financiers spécifiques, comme le lissage de prêts (si vous bénéficiez d'un Prêt à Taux Zéro par exemple) pour optimiser votre mensualité globale. Son rôle est également de négocier son prêt immobilier sur les aspects techniques souvent délaissés : les types de garanties les moins coûteuses ou les clauses de modularité les plus souples. Sa vision d'ensemble garantit que le contrat final est équilibré et parfaitement adapté à votre stratégie patrimoniale sur le long terme.

Une aide au décryptage des offres complexes

Comparer deux offres de prêt peut s'avérer complexe en raison de la diversité des frais et des conditions d'assurance. Le professionnel réalise pour vous une analyse comparative détaillée, mettant en lumière les avantages et les inconvénients réels de chaque proposition. Il vous aide à identifier le "vrai" coût du crédit en isolant le TAEG et les conditions de sortie.

Négocier son prêt immobilier avec l'appui d'un courtier BoursedesCrédits vous permet de signer votre offre en toute connaissance de cause, avec la certitude d'avoir obtenu les conditions les plus compétitives du marché actuel.

Les erreurs à éviter lors de la négociation d'un crédit immobilier

Dans la précipitation ou par manque de préparation, de nombreux emprunteurs commettent des erreurs qui nuisent à la rentabilité de leur opération. Pour négocier son prêt immobilier avec succès, il ne suffit pas de demander une réduction, il faut adopter une stratégie cohérente sur le long terme. Éviter ces pièges classiques vous permettra de conserver une position de force tout au long des échanges avec les établissements bancaires.

Se focaliser exclusivement sur le taux d'intérêt

C'est l'erreur la plus fréquente : considérer que le taux nominal est le seul indicateur de réussite. Un taux d'intérêt très bas peut masquer une assurance emprunteur excessivement coûteuse ou des frais de garantie élevés. Pour bien négocier son prêt immobilier, vous devez impérativement raisonner en coût global. Un crédit avec un taux légèrement supérieur mais sans frais de dossier et avec une assurance externe compétitive peut s'avérer bien plus économique sur 20 ans qu'une offre au taux d'appel séduisant mais rigide sur les frais annexes.

Négliger l'assainissement de ses comptes avant la demande

La banque scrute vos comportements de paiement. Présenter des relevés de compte affichant des découverts, des achats compulsifs ou des paiements en plusieurs fois est une erreur fatale pour votre crédibilité. Si vous voulez négocier son prêt immobilier, vous devez présenter un profil "propre" au moins trois à six mois avant le premier rendez-vous. Le manque d'épargne résiduelle (l'argent qu'il vous reste après l'apport) est également un signal négatif qui limitera la volonté du banquier de vous accorder des dérogations tarifaires.

Oublier de négocier la flexibilité du contrat

Un prêt immobilier vous engage sur une très longue durée. Ne pas anticiper les aléas de la vie est une erreur de gestion. Beaucoup d'emprunteurs oublient de négocier son prêt immobilier sur des clauses telles que la transférabilité du prêt (conserver son taux en cas de changement de logement) ou l'exonération des indemnités de remboursement anticipé (IRA). Ces options, souvent gratuites si elles sont négociées au départ, peuvent représenter des économies de plusieurs milliers d'euros si vous devez vendre votre bien plus tôt que prévu.

Manquer de transparence sur sa situation réelle

Cacher un crédit à la consommation en cours ou une période de chômage technique imminente est une stratégie risquée. Les banques procèdent à des vérifications rigoureuses. Toute omission découverte en cours d'instruction détruira la confiance du prêteur et fermera la porte à toute négociation. Pour négocier son prêt immobilier efficacement, privilégiez la transparence : expliquez les points faibles de votre dossier et mettez en avant les solutions de compensation (caution solidaire, garanties supplémentaires) pour rassurer votre interlocuteur.

Se montrer trop pressé ou agressif dans les échanges

La négociation bancaire est avant tout une relation humaine. Arriver en rendez-vous avec une attitude exigeante ou menacer de partir immédiatement à la concurrence sans avoir écouté la proposition de la banque est contre-productif. Négocier son prêt immobilier demande de la diplomatie. Un conseiller qui apprécie votre dossier et votre contact sera plus enclin à solliciter sa hiérarchie pour obtenir une baisse de taux exceptionnelle qu'un conseiller qui se sent braqué par un client trop agressif.

Astuces et stratégies pour réussir sa négociation de prêt

Pour négocier son prêt immobilier comme un expert, il ne suffit pas d'avoir un bon dossier ; il faut savoir l'utiliser au bon moment et avec les bons arguments. La négociation est un art de la persuasion qui repose sur la démonstration de votre valeur en tant que client à long terme pour la banque. Voici les stratégies avancées pour faire pencher la balance en votre faveur et obtenir des conditions hors barème.

Utiliser la contrepartie commerciale intelligemment

La banque est une entreprise de services. Pour obtenir un taux d'intérêt réduit, proposez des contreparties qui augmentent votre valeur client. Cela peut inclure la domiciliation de vos revenus, mais aussi la souscription à une assurance habitation, à une protection juridique ou l'ouverture d'un livret d'épargne pour vos enfants. Négocier son prêt immobilier en acceptant un "pack" de services peut déclencher des remises importantes sur le taux nominal, car le banquier compense sa baisse de marge sur le crédit par une relation client globale.

Mettre en avant votre potentiel d'évolution

Si vous êtes un jeune actif, votre salaire actuel n'est qu'une base. Les banques sont très friandes des profils à fort potentiel (cadres, professions libérales, ingénieurs). Lors de l'entretien pour négocier son prêt immobilier, insistez sur vos perspectives de carrière et l'augmentation prévisible de vos revenus dans les cinq à dix prochaines années. Le prêteur sera prêt à consentir un effort immédiat sur le taux pour s'assurer la fidélité d'un client qui aura, demain, une capacité d'épargne et d'investissement bien supérieure.

Jouer sur la saisonnalité et les objectifs bancaires

Le timing est une arme redoutable. En fin d'année, certaines banques n'ont pas encore atteint leurs objectifs de production de crédits et sont prêtes à rogner sur leurs marges pour boucler l'exercice en beauté. À l'inverse, au printemps, la concurrence est féroce. Pour négocier son prêt immobilier, renseignez-vous sur les établissements qui lancent des campagnes de conquête. Une banque qui vient d'ouvrir une nouvelle agence ou qui lance un nouveau produit de crédit sera souvent beaucoup plus flexible sur les conditions tarifaires pour attirer les nouveaux dossiers.

La technique de l'arrondi et du "geste final"

Une fois que vous avez obtenu une proposition satisfaisante, ne signez pas immédiatement. C'est le moment de solliciter un dernier effort, souvent sur les frais annexes. Demandez par exemple l'arrondi du taux à la décimale inférieure ou la gratuité totale des frais de dossier. Négocier son prêt immobilier jusqu'au bout montre votre détermination. Souvent, pour valider un dossier sur lequel il a déjà passé du temps, le conseiller préférera offrir les frais de dossier (qui sont une écriture comptable interne) plutôt que de voir le client partir à la concurrence pour un détail.

Savoir s'arrêter au bon moment

Une bonne négociation est celle où les deux parties se sentent gagnantes. Si vous avez obtenu un taux excellent, une assurance externe et la suppression des frais de dossier, ne cherchez pas à obtenir des concessions impossibles qui pourraient bloquer l'édition de l'offre. L'objectif de négocier son prêt immobilier est de sécuriser votre achat. Une fois les conditions majeures obtenues, montrez votre accord rapidement pour verrouiller le taux, surtout dans un marché où les barèmes bancaires peuvent remonter d'une semaine à l'autre.

FAQ sur la négociation de prêt immobilier

Quand faut-il commencer à négocier son prêt immobilier ?

L'idéal est d'entamer la démarche dès que vous avez une idée précise de votre budget, avant même la signature du compromis. Cela vous permet de tester le marché et de connaître votre capacité d'emprunt réelle. Cependant, la négociation active et la mise en concurrence se font généralement une fois l'avant-contrat signé, car les banques ont besoin d'un projet concret pour éditer des simulations précises.

Peut-on négocier son prêt immobilier auprès de sa propre banque ?

Oui, et c'est souvent la première étape conseillée. Votre banque connaît votre historique et votre sérieux. Cependant, elle ne vous fera pas sa meilleure offre spontanément. Pour bien négocier son prêt immobilier avec sa banque habituelle, vous devez lui présenter des offres concurrentes sérieuses. Si elle souhaite vous garder comme client, elle fera un effort pour s'aligner sur les conditions du marché.

Le taux d'intérêt est-il le seul élément négociable ?

Absolument pas. Si le taux est le plus visible, d'autres leviers sont tout aussi impactants. Vous pouvez agir sur l'assurance emprunteur, les frais de dossier, les indemnités de remboursement anticipé (IRA) ou encore les frais de tenue de compte. Négocier son prêt immobilier sur l'assurance peut parfois générer plus d'économies que la baisse du taux nominal lui-même.

Est-il possible de négocier les frais de dossier ?

Les frais de dossier sont l'élément le plus simple à négocier. Ils représentent une marge commerciale pure pour la banque. Si vous avez un bon dossier ou si vous acceptez de domicilier vos revenus, la banque est souvent prête à les réduire de moitié, voire à les supprimer totalement. C'est un argument de "geste commercial" classique en fin de négociation.

Qu'est-ce que la délégation d'assurance et comment la négocier ?

La délégation d'assurance consiste à prendre une assurance de prêt auprès d'un organisme extérieur plutôt que le contrat groupe de la banque. C'est un droit légal. Pour négocier son prêt immobilier avec une délégation, vous devez présenter un contrat aux garanties au moins équivalentes. Cela permet de réduire drastiquement le coût mensuel de l'assurance, surtout si vous êtes jeune et non-fumeur.

Peut-on supprimer les indemnités de remboursement anticipé (IRA) ?

Oui, c'est une clause fréquente dans la négociation. Les banques acceptent souvent de supprimer ces frais (qui s'élèvent normalement à 3 % du capital restant dû) en cas de remboursement avec vos propres fonds (revente, héritage, épargne). Attention toutefois, elles refusent généralement cette exonération si le remboursement fait suite à un rachat de crédit par une banque concurrente.

La durée du prêt influence-t-elle la marge de négociation ?

Plus la durée est courte (10 ou 15 ans), plus le taux est bas et plus le risque pour la banque est faible. À l'inverse, sur 25 ans, le taux est plus élevé. Pour négocier son prêt immobilier au meilleur prix, il est parfois judicieux de réduire la durée de 1 ou 2 ans si votre capacité financière le permet ; cela peut vous faire basculer dans une tranche de taux bien plus avantageuse.

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