Baromètre des taux en février 2026 : un marché immobilier qui résiste à l'instabilité

Le marché du crédit immobilier entame le mois de février 2026 sous le signe de la tempérance. Si les baromètres affichent des ajustements marginaux, l'agressivité commerciale des établissements bancaires permet de maintenir des conditions d'emprunt attractives pour les porteurs de projets.
Un léger ajustement des barèmes sans rupture majeure
Après un mois de janvier marqué par quelques frémissements, février confirme une tendance à la stabilisation. Les augmentations constatées oscillent modestement entre 0,02 et 0,09 point. Cette évolution, loin de la volatilité des années précédentes, dessine un paysage financier plus prévisible pour les ménages français.
Les établissements bancaires conservent une forte volonté de conquête, privilégiant les gestes commerciaux pour compenser la hausse des grilles officielles. Si les profils disposant de revenus supérieurs à 80 000 € annuels bénéficient toujours des conditions les plus clémentes, l'ensemble du marché reste cohérent, sans fracture brutale entre les différentes catégories d'emprunteurs.
| Durée du prêt | Taux moyen constaté | Variation vs Janvier 2026 |
|---|---|---|
| 15 ans | 3,27 % | +0,06 pt |
| 20 ans | 3,40 % | +0,09 pt |
| 25 ans | 3,44 % | +0,02 pt |
L'offensive commerciale des banques face aux prévisions macroéconomiques
Malgré les projections parfois alarmistes, notamment celles de l'Observatoire Crédit Logement évoquant un possible cap de 3,95 % à l'horizon 2027, la réalité du terrain est plus nuancée.
De fait, les banques ne "lèvent pas le pied". Au lieu de baisser leurs taux faciaux de manière uniforme, elles déploient des offres extrêmement ciblées. Les primo-accédants ou les acquéreurs investissant dans la rénovation énergétique profitent de décotes spécifiques. À titre d'exemple, La Banque Postale s'est distinguée en annonçant une baisse ponctuelle de 0,25 point, prouvant que la concurrence interbancaire reste le meilleur allié des emprunteurs.
L'influence des réformes publiques sur la capacité d'emprunt
Le contexte réglementaire apporte également sa pierre à l'édifice de la relance. La refonte du Prêt à Taux Zéro (PTZ) est particulièrement attendue : la revalorisation des barèmes de revenus devrait mécaniquement solvabiliser de nombreux jeunes foyers. Parallèlement, le gouvernement mise sur son nouveau plan “Relance Logement" pour dynamiser le secteur neuf et l'investissement locatif.
Ce nouveau dispositif fiscal, visant un objectif de 400 000 constructions par an, permettrait aux investisseurs d'amortir une part du prix d'achat contre un plafonnement des loyers. Bien que l'avenir à long terme reste assujetti aux aléas géopolitiques et budgétaires, ces signaux envoyés par l'exécutif complètent une offre bancaire qui cherche, par tous les moyens, à maintenir le dynamisme du marché immobilier en 2026.